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7 avril 2003 1 07 /04 /avril /2003 00:00
L’administration Bush appelait les hackers étatsuniens à ne pas jouer aux pirates patriotes dans le conflit opposant les Etats-Unis et l’Irak. Que neni !
 
Outil de communication et de désinformation, Internet est aussi le lieu d’une guerre conventionnelle. Champ de bataille interétatique, le réseau offrant la possibilité à tout individu de diffuser des opinions devient une arène transnationale où luttent des particuliers.
 
Al-Jazira, une des cibles à abattre
 
Les pirates du net n’auront pas résisté longtemps à l’appel du piratage. La preuve en est dès le 25 mars dernier avec le " défacement " du site internet de la chaîne de télévision qatari Al-Jazira. Pour les partisans de la guerre en Irak, il est insupportable de savoir qu’un support de communication publie des informations contraires aux grands networks américains (CNN, Fox News...), cela l’est encore plus lorsque la chaîne rend publique les photos de soldats de la coalition américano-britannique tués lors des affrontements dans le sud de l’Irak. Un cyberassaut est mené pour saturer le site pendant plusieurs jours.
 
Pour la petite histoire, le dernier classement Lycos 50 publié le 1er avril annonçait que l’expression " Al-Jazira " a été la plus recherchée sur le portail Lycos du 24 au 29 mars. Pourtant, lors du classement de la semaine précédente, le site avait été classé 40ième. L’une des raisons de ce succès est la volonté d’obtenir d’autres sources d’information que celles frappées du sceau " CNN ".
 
Selon les hébergeurs du site d’Al-jazira, cette cyberattaqueémanerait des Etats-Unis. Aucune information concernant les pirates n’est disponible à ce jour. Une attaque patriotique de citoyens américains est possible. Mais, rien ne dit qu’il ne s’agit pas tout simplement du " Department of Defense ". Le 7 février, l’administration de George Walter Bush avait rendu publique l’existence d’une nouvelle directive mettant en place les mesures pour mener un combat à l’intérieur du cyberespace. Par ailleurs, les Etats-Unis ont déployé en Irak la Joint Task Force-Computer Network Operation, un corps d’armée chargé des opérations informatiques. Tout un programme !
 
Le PP : cible des opposants ?
 
Les partisans de la non-intervention militaire en Irak ont aussi recours à l’arme Internet. La cible ? Le site du Parti populaire a été fermé jeudi 27 mars en raison d’un trop grand nombre de courriers électroniques (100 000 méls) contestant le soutien du gouvernement de José Maria Aznar à la guerre en Irak. L’Espagne devient une cible des revendications cybernétiques. A l’instar de nombreuses manifestations de protestation organisées dans le monde, Internet représente la quatrième dimension d’un monde en perpétuelle tension.
 
La théorie du zéro mort
 
Les cyberassauts menés sur le réseau semblent de prime abord indolores. Ils semblent répondre parfaitement à la fameuse théorie du zéro mort, développée dans le cadre de la " Révolution des affaires militaires ". Cette théorie est souvent mise à mal lorsqu’il y a confrontation du théorique à l’empirique : Somalie, Kosovo... Dans le monde cybernétique, les morts, les "dommages collatéraux" seront-ils seulement sociaux, financiers, politiques ? Des cyberopérations conduites contre des infrastructures bancaires causeront des faillites financières de particuliers et d’entreprises voire de l’Etat en place. Les morts seront aussi physiques en s’attaquant aux réseaux électriques des hôpitaux, aux feux rouges, ...
 
Les Etats-Unis sont le pays le plus susceptible d’utiliser ce type d’arme, c’est aussi le pays qui y est le plus vulnérable. Alors pourquoi pas en Irak ? Quitte à mener une cyberguerre, autant la mener soi-même plutôt que de la confier à des pirates, même patriotiques !
 

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Published by Cyberpolice - dans Cyberguerre
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