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21 mars 2003 5 21 /03 /mars /2003 00:00
 
« Non au piratage patriotique ! »

 
Le gouvernement US a appelé les pirates informatiques étasuniens à ne pas conduire de cyberattaques contre les intérêts iraquiens.
 
Le National Infrastructure Protection Center (NIPC), créé le 26 février 1998 conjointement par le Département de la Justice et le FBI, est chargé d’aider le gouvernement étasunien dans le domaine de l’évaluation, de l’avertissement, de la recherche et des réponses à apporter aux menaces ou aux attaques contre les infrastructures sensibles. La lutte contre le cyberterrorisme est de son ressort depuis les directives présidentielles (PDD-62 et 63) du 22 mai 1998.
 
Le 12 mars dernier, l’agence a rappelé sur son site Internet qu’un acte de piratage « patriotique » ou non est un acte répréhensible. « Indépendamment de la motivation [attaquer des cibles iraquiennes ? ?], une telle activité est illégale et punissable en qualité de crime. Le gouvernement américain ne pardonne pas le prétendu ’pirate-patriote’ agissant en son nom ».
 
Il faut toutefois souligner une coïncidence troublante. Fin février, le Washington Post révélait que le président George Walter Bush venait de signer une directive secrète ordonnant au gouvernement de développer les directives à partir desquelles les Etats-Unis pourraient lancer des cyberattaques à l’encontre des systèmes étrangers. Un porte-parole du Pentagone, le lieutenant Gary Keck, s’était alors refusé à donner des détails, tout en déclarant que l’armée envisageait d’inclure de nouvelles technologies dans son arsenal. La Maison Blanche affirmait dans le même temps que « quand un pays, un groupe terroriste ou d’autres adversaires lancent des cyberattaques contre les Etats-Unis, la réponse US ne doit pas être limitée à des poursuites pénales. Les Etats-Unis se réservent le droit de répondre de manière appropriée. Les Etats-Unis seront préparés à de telles crises ».
 
S’il est vrai que les Etats-Unis n’ont jamais conduit de cyberattaques à grande échelle, il est maintenant entendu que le Département de la Défense peut en mener si les USA sont attaqués.
 
Le NIPC a incité également les administrateurs de réseaux informatiques et de sites Internet à prendre de grandes précautions face à d’éventuels actes de piratage.
 
Pourquoi une telle appréhension, liée aux événements dans le Golfe ? Souvenons-nous :
 
- avril/mai 2001 : Pékin et Washington s’étaient diplomatiquement affrontés à la suite de l’interception d’un avion espion américain qui fut contraint de se poser sur l’île chinoise de Hainan. Immédiatement après, des centaines d’attaques informatiques en provenance de Chine avaient été détectées par les services de sécurité américains. Le Los Angeles Times notait alors : " Bien qu’il soit entendu que la Chine n’a pas encore atteint la sophistication technique nécessaire pour faire subir de gros dégâts aux systèmes américain et taïwanais, le rapport de la CIA maintient que c’est le but poursuivi par l’armée de libération du peuple en Chine ".
 
- 1999 : les firmes US sont victimes de nombreuses attaques de hackers lors des bombardements de l’Otan au Kosovo auxquels participaient les Etats-Unis.
 
L’administration étasunienne condamne donc officiellement le « piratage patriotique » tout en mettant en œuvre les moyens permettant de mener une cyberguerre estampillée « Made by U.S. Department of Defense »... Autrement dit, le « hacking » est trop important en période de guerre pour le laisser entre les mains de pirates non accrédités !

 
Cet article a aussi été publié sur www.vigirak.com


 

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Published by Cyberpolice - dans Cyberguerre
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