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20 octobre 2001 6 20 /10 /octobre /2001 00:00
Un faux site pédophile sur Internet et 6.000 internautes pris au piège.

"Nous t'offrons nos lolitas." Elles sont trois: Judith, Yun Lin ou Martita, qui vantent leurs charmes sur le Net, plus exactement sur le site espagnol Nymphasex. Le genre classique d'appel du pied vers un site pédophile.

Mais cette fois, celui qui s'est intentionnellement dirigé vers ces pages consacrées à la pornographie infantile va connaître quelques surprises. En cliquant sur une de ses lolitas favorites, l'internaute est guidé vers une porte, où, posé à terre, on peut apercevoir un nounours. En fond sonore, on peut entendre les rires de très jeunes filles. Ambiance... l'internaute pense tout naturellement accéder au fruit de ses recherches.

Derrière cette porte, c'est finalement un tout autre message qui l'attend: "Tu ne crois pas que tu peux être sur un site interdit ? Que tu es en train de commettre un délit ? Le texte poursuit: "En ce moment, nous sommes en train de te localiser." En effet, identifié en quelques secondes, l'internaute est piégé: Nymphasex est un faux. Un site monté de toutes pièces par une organisation non gouvernementale espagnole, l'Anesvad, qui traque les pédophiles sur la Toile. La police a mis quatre jours avant de repérer le site Nymphasex a été lancé le 1er octobre. En deux semaines, 6.000 personnes ont visité le pseudo site pédophile. 40% était de nationalité espagnole et le reste provenait du reste du monde: Etats-Unis et le Vieux Continent. Véronica Malda, responsable du développement de l'organisation, souligne: "Depuis quelques années, notre programme est de lutter contre la pornographie infantile. Notre initiative sur Internet a donc été logique. Et les résultats sont éloquents. Une des conclusions principales de cette expérience, c'est de voir combien il est facile de créer une page sur la pédophilie. En revanche, il est difficile de la maintenir. Néanmoins, la police (la Guardia civil en Espagne) a mis quatre jours avant de repérer le site. Ce que nous voulons mettre en avant, c'est qu'il y a encore trop de sites pédophiles.

"Sur la totalité des internautes pris dans les mailles du filet, 200 ont fourni leur adresse électronique personnelle, en espérant pouvoir être informés sur la mise à jour du site. D'autres ont même laissé leurs photos.

Mais la chasse aux pédophiles n'est pas la revendication première de l'Anesvad. Créée en 1968, cette association a pour objectif premier de venir en aide aux plus démunis. L'organisation a fait savoir qu'elle ne porterait pas plainte. Le but: alerter l'opinion et faire peur aux visiteurs. Une vocation à caractère pédagogique en somme. Véronica Malda précise: "Ce n'est pas à nous de traquer les gens. Nous avons remis les coordonnées des personnes identifiées aux autorités compétentes. Ce n'est pas de notre ressort." Certains pourront s'inquiéter d'une telle initiative, tenant de la dénonciation. D'autres salueront la possibilité de piéger les individus qui exploitent la misère de certains enfants.

A travers le monde, le combat contre les sites incriminés s'intensifie. Au Texas, cette semaine, trois délinquants sexuels qui étaient en liberté surveillée, ont été renvoyés derrière les barreaux, après avoir surfé à nouveau vers les maudites pages. Ils ont été pris en flagrant délit par un logiciel de surveillance. Selon une étude mise en avant par l'Anesvad, 70% des premiers contacts entre les pédophiles et les enfants aurait lieu sur Internet. Un chiffre inquiétant.

Source : Silicon

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Published by Cyberpolice - dans Traques - Pirates
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