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22 septembre 2000 5 22 /09 /septembre /2000 00:00
La cybercriminalité commence à se répandre et évolue rapidement. Les Etats et les polices nationales sont sur le pied de guerre pour créer de nouveaux et efficaces moyens de lutte.

La cybercriminalité couvre une foule de délits différents dont la gravité est extrêmement variable. Il y a d’une part les délitsliés aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Soit ceux relatifs "aux fraudes aux télécommunications" comme les recharges illicites sur des cartes téléphoniques prépayées (54% desdélits) ou encore, et plus récent, ceux qui concernent "l’ouverture irrégulière de lignes" auprès d’opérateurs mobiles (38% des délits). Tous ces délits constituent le "noyau dur", selon le jargon de la police, de la cybercriminalité. Il faut entendre par là que ce sont les plus graves. Autrement, il y a les délits qui relèvent du pure "piratage informatique" tels que les contrefaçons (logiciels, CR-rom, console de jeux...) et les atteintes aux systèmes de traitements automatisés (manipulation de programmes et falsification de données).

Le coût de la cybercriminalité : un trou noir !

D’autre part, il y a tous les délits "spécifiquement liés au réseau internet". En 1999, 2.450 ont été dénombrés. La quasi-totalité relève des "escroqueries en matière de commerce électronique" qui se résume pour l’essentiel à la falsification des cartes bancaires (93%). Le reste, encore très marginal, concerne les affaires de pédophilie (2%) ainsi que celles de diffamation et d’incitation à la haine raciale (2%). Des chiffres recensés par la Direction centrale de la police judiciaire et qui figurent au sein du rapport sur la criminalité liée aux NTIC rendu public, cette semaine, par le ministère de l’Intérieur. Cependant, le montant exact de la fraude estimpossible à évaluer, c’est ce que la police appelle le "chiffre noir". Plusieurs raisons expliquent cette incapacité à mesurer le coût du préjudice de la criminalité informatique : le manque de réaction des sociétés ou des particuliers qui tient au fait, souvent, qu’ils ne s’aperçoivent même pas des attaques dont ils sont victimes; une réticence des entreprises à dénoncer ces délits de peur de dévoiler des secrets inhérents à leur système informatique, l’absence d’obligation pour les victimes de porter plainte...

Un leitmotiv : sus aux pirates !

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la cyber-criminalité est le fait, en règle générale, de "simples amateurs". Certes, tous les "professionnels" ne sont pas encore à la retraite mais force est de reconnaître que le mythe du "hacker" en prend un sérieux coup. En effet, avec le développement de la micro-informatique et surtout d’Internet, devenir un pirate informatique est désormais un jeu d’enfant. Pour l’instant, les moyens pour lutter contre ce fléau sontplutôt faibles. Voire dérisoires face à l’ampleur du phénomène. Cependant, des organes ontété créés afin de rispoter à l’instar de la Brigade centrale de la répression de la criminalité informatique (BCRCI). Si la contre-attaque estencore timide, le gouvernement semble, néanmoins, avoir pris la mesure de la menace puisqu’il vient de doter le secrétariat de la défense nationale d’une Direction centrale de la sécurité des systèmes d’information (DCSSI). En outre, un Office central de lutte contre la criminalité informatique a vu le jour au débutde cette année. Sa vocation est de permettre une "meilleure remontée de l’information et une meilleure coordination des affaires judiciaires" explique Marcel Vigouroux, commissaire principal et directeur de la BCRCI. Mais, étant donné que la cybercriminalité ignore les frontières, les Etats ne peuvent pas agir seuls. D’où la nécessité d’une plus grande coopération au niveau international qui fait, pour le moment, cruellement défaut. En effet, les Etats traînent les pieds car la sécurité sur Internet touche à la question sensible de leur souveraineté. Néanmoins, un premier pasa été fait dans ce sens avec le "Projet de convention sur la cyber-criminalité" à l’initiative du Conseil de l’Europe. Mais, la signature des Etats n’est pas prévue avant septembre 2001.

Source : L'internaute

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Published by Cyberpolice - dans Cybercriminalité
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