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14 octobre 2005 5 14 /10 /octobre /2005 00:00

Cyberpolice vous présentait, le 26 septembre dernier, les grandes orientations du futur projet de loi sur la lutte contre le terrorisme (Lire l'article « Vidéosurveillance et connexions internet au programme du projet de loi antiterroriste français »). La commission nationale de l'informatique et des libertés a été saisie pour avis sur le fond du texte. Le projet sera également soumis au Conseil d'Etat avant d'être proposé à la discussion parlementaire.

Le texte vise 4 aspects principaux :

- la vidéosurveillance : augmenter le nombre de caméras de vidéosurveillance dans les lieux publics, garder les images et changer la législation afin de permettre aux magasins d'installer des caméras sur les trottoirs;

- les cybercafés : rendre obligatoire la conservation d'un certain nombre de données informatiques qui pourraient être saisis par les services de police. Des "terroristes passent par les cybercafés parce que l'anonymat y est garanti";

- la téléphonie : garder les coordonnées et informations pendant un an;

- les voyages vers des pays "sensibles" : savoir qui part où et pour combien de temps.

Le but du texte est de prévenir et de pouvoir mener plus facilement des actions préventives contre des cellules terroristes, selon Nicolas Sarkozy.

Le journal La Croix, dans son édition du 14 octobre, annonce que la CNIL a émis de « sérieuses réserves » sur ce projet de loi. Ainsi, la commission considèrerait que "les dispositifs prévus par le projet de loi ne devraient être envisagés qu'en tant que mesures exceptionnelles" et "être assortis de garanties et de contrôles particulièrement rigoureux".

Par ailleurs, des doutes relatifs à "l'équilibre entre les droits des citoyens et les prérogatives de l'Etat" auraient été mis en exergue. "Il est difficile d'apprécier si les moyens proposés sont adéquats, pertinents et proportionnés aux objectifs poursuivis. On peut même s'interroger sur l'utilité de certains d'entre eux".

Le ministre de l'Intérieur a réaffirmé son intention de présenter son projet de loi. Pour lui, la responsabilité « du gouvernement français est, d'abord, de renforcer la capacité des services de l'Etat à protéger les Français contre une menace terroriste d'une très haute intensité ».

Le rapport de la CNIL sera rendu public après l'examen du texte par le Conseil des ministre le 26 octobre prochain.

 

>> Pour en savoir plus sur la CNIL :

- Site de la Commission nationale de l'informatique et des libertés

 

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7 octobre 2005 5 07 /10 /octobre /2005 00:00

La rédaction de Cyberpolice vous invite à écouter les grandes lignes d'un projet de loi, prochainement présenté par gouvernement fédéral, visant à lutter contre la cybercriminalité.

Le flash dure 1 minute 10 secondes. Pour l'écouter, il vous suffit de cliquer sur la touche (en forme de triangle) du player ci-dessous.

 

Vous pouvez également retrouver le premier flash diffusé sur cyber-police.org : "Un nouveau moyen d'espionner les données transmises sur un ordinateur".

 

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6 octobre 2005 4 06 /10 /octobre /2005 00:00

La Russian news & information agency Novosti relate les propos tenus par le secrétaire général d'Interpol lors de la conférence des représentants des organes judiciaires russes et de la Communauté des Etats indépendants (CEI) à Ekaterinbourg (Oural). Selon Ronald Noble, la coopération Interpol-Russie revêt une grande importance dans le cadre de la lutte notamment contre le terrorisme international.

Les participants à la conférence débataient de la coopération policière internationale dans le domaine de la lutte contre la criminalité organisée, le trafic de drogue et de voitures volées, les crimes financiers et économiques, ainsi que la cybercriminalité.

Dans le cadre du dernier point, il convient d'atténuer les propos de Ronald Noble, invité à l'occasion du 15e anniversaire de l'adhésion de la Russie à Interpol et de la création du Bureau central national d'Interpol en Russie. En effet, au-delà de l'approche non polémique et consensuelle adoptée par le représentant de l'organisation internationale, l'article Trafic d'enfants et pédo-pornographie sur internet : impunité en Russie ? publié par Cyberpolice le 28 septembre dernier, entaille cette belle image d'une coopération efficiente.

Par ailleurs, la rédaction de Cyberpolice rappelle que selon le rapport de l'institut Indem (institut russe de recherche en sciences sociales) publié en juillet 2005, la corruption en Russie est près de dix fois plus élevée qu'en 2001 (information diffusée par l'antenne moscovite de l'Associated Press). Ainsi, les Russes auraient "lâché" en 2004 des pots-de-vin d'environ 259 milliards d'euros à des policiers et à des inspecteurs de l'Etat.

La lutte contre la criminalité en général et la cybercriminalité en particulier est donc loin d'être aussi efficace que veulent bien le dire les autorités, et ce malgré l'aide des membres du bureau d'Interpol en Russie.

 

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28 septembre 2005 3 28 /09 /septembre /2005 00:00

L'Agence France Presse a publié le 27 septembre un compte rendu de la conférence "le trafic d'enfants et la pornographie enfantine sur internet", organisée par le département américain de la Justice et l'Unicef, qui s'est déroulée à Moscou.

A cette occasion, Elena Mizoulina, juriste au Parlement russe, a affirmé que "la Russie est sans conteste utilisée comme un espace d'où l'on peut, dans une relative impunité, diffuser sur internet de la pornographie enfantine, en raison des faiblesses de son code criminel".

Dès le 12 décembre 2004, Cyberpolice avait publié, dans l'article Etats-Unis et Russie : champions du monde de la pédo-pornographie, un résumé d'une étude britannique examinant le laxisme russe dans ce domaine.

A la fin du colloque, il en est ressorti un constat alarmant : des sanctions pénales "de misère", aucune condamnation contre les utilisateurs de ces sites prévue dans la législation russe. Enfin, le pays n'a pas ratifié le protocole sur la pornographie enfantine de la Convention des droits de l'enfant de l'ONU... alors qu'il existe plus d'un million "d'enfants des rues" selon les statistiques officielles.

Enfin, d'après l'AFP, Boris Gavrilov, chef-adjoint du service des enquêtes au ministère russe de l'Intérieur, a annoncé que sur les six premiers mois de 2005, 17 affaires criminelles avaient été ouvertes en Russie pour préparation ou diffusion de pornographie enfantine. II a toutefois reconnu que "des centaines, même des milliers" de sites de ce type existent... et que la police ne dispose pas de service spécialisé dans ce domaine ! 


>> Pour en savoir plus

- Le site de l'UNICEF
- Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant, concernant la vente d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants (Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme)

 

 

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26 septembre 2005 1 26 /09 /septembre /2005 00:00

« La menace [terroriste] existe à un niveau très élevé » en France. Tels sont les mots du ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy. Invité à l'émission « Pièces à conviction » (diffusée sur France 3) qui avait pour thème : « Terrorisme : la nouvelle menace », il a estimé que le curseur du risque terroriste est actuellement placé au niveau 4 sur une échelle de 1 à 5.

Au-delà du bienfondé de l'intitulé « Terrorisme : la nouvelle menace », Cyberpolice vous livre les grandes lignes du projet de loi visant à renforcer l'arsenal juridique français en matière de lutte contre le terrorisme, présentées par le ministre de l'intérieur.

VidéosurveillanceAprès voir souligné la capacité des services secrets britanniques à analyser près de 60000 bandes vidéos au lendemain des attentats à Londres, Nicolas Sarkozy a brièvement présenté son projet de loi en 4 points principaux :

- la vidéosurveillance : augmenter le nombre de caméras de vidéosurveillance dans les lieux publics, garder les images et changer la législation afin de permettre aux magasins d'installer des caméras sur les trottoirs;

- les cybercafés : rendre obligatoire la conservation d'un certain nombre de données informatiques qui pourraient être saisis par les services de police. Des "terroristes passent par les cybercafés parce que l'anonymat y est garanti";

- la téléphonie : garder les coordonnées et informations pendant un an;

- les voyages vers des pays "sensibles" : savoir qui part où et pour combien de temps.

Selon le ministre, le but est de prévenir, de pouvoir mener plus facilement des actions préventives contre des cellules terroristes, tout en garantissant les libertés individuelles des citoyens.

Ce projet de loi viendrait donc renforcer le dispositif juridique anti-terroriste actuel :

- Loi du 28 novembre 2001 autorisant la ratification de la convention internationale pour la répression du financement du terrorisme;
- Loi du 29 décembre 1997 tendant à faciliter le jugement des actes de terrorisme;
- Loi du 30 décembre 1996 relative à la détention provisoire et aux perquisitions de nuit en matière de terrorisme;
- Loi du 22 juillet 1996 tendant à renforcer la répression du terrorisme et des atteintes aux personnes dépositaires de l'autorité publique ou chargées d'une mission de service public et comportant des dispositions relatives à la police judiciaire;
- Loi du 16 juillet 1987 autorisant la ratification de la convention européenne pour la répression du terrorisme, faite à Strasbourg le 27 janvier 1977;
- Loi du 16 juillet 1987 autorisant la ratification d'un accord entre les Etats membres des communautes europeennes concernant l'application de la convention européenne pour la répression du terrorisme, faite à Dublin le 04 décembre 1979;
- Loi du 30 décembre 1986 modifiant le code de procédure pénale et complétant la loi du 9 septembre 1986 relative à la lutte contre le terrorisme;
- Loi du 09 septembre 1986 relative à la lutte contre le terrorisme et aux atteintes à la sûreté de l'Etat.

Cyber-police.org vous tiendra bien sûr informé des détails du projet de loi dès que celui-ci sera déposé au bureau de l'Assemblée nationale ou du Sénat pour sa discussion parlementaire.

Par ailleurs, le dernier reportage de l'émission concernait l'utilisation d'Internet par les terroristes. Le web comme outil de communication, vecteur de propagande, véritable espace d'expression pour continuer le djihad : des textes et manuels utiles pour devenir un parfait djihadiste ou un "bon" kamikaze sont en libre accès sur la Toile. Le reportage aborde également Internet comme technologie permettant de préparer, organiser des attentats.

Concernant l'utilisation d'Internet par les terroristes, Cyberpolice vous invite à lire ou relire le papier très intéressant de François-Bernard Huyghe « Jihad à l'ère numérique », publié avec l'autorisation de l'auteur.

 

>> Pour en savoir plus

Livres sur le terrorisme :

- La mécanique terroriste de Bruce Hoffman, Calmann-Lévy, 1999.
- Techniques du terrorisme de Jean-Luc Marret, PUF, 2002 (2e édition).
- L'antiterrorisme en question de Nathalie Cettina, éditions Michalon, 2001.
- La scène terroriste, Les cahiers de médiologie n°13, éditions Gallimard, juin 2002.

 

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24 septembre 2005 6 24 /09 /septembre /2005 00:00

Europol a annoncé le grand coup de filet effectué le 21 septembre par les polices européennes à l'occasion de la lutte contre la pédopornographie sur Internet : 80 perquisitions, nombreuses arrestations, saisie de plusieurs fichiers informatiques.

Europol« Icebreaker II », deuxième phase d'une vaste opération coordonnée par Europol, a été mené en France (13 hommes placés en garde à vue), au Danemark, en Italie (plusieurs arrestations d'hommes âgés de 25 à 65 ans), en Suède (42 arrestations), aux Pays Bas et au Royaume-Uni.

Europol précise que « l'analyse du matériel informatique et des fichiers saisis est un long processus, et les enquêtes menées par les polices nationales se poursuivent ».

La première phase de « Icebreaker », le 14 juin dernier, avait mené à 140 perquisitions et 130 arrestations dans 13 pays de l'Union européenne.

 

 

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23 septembre 2005 5 23 /09 /septembre /2005 00:00

La gendarmerie nationale vient d'annoncer que le 13 septembre dernier, les gendarmes de la section de recherches d’Ajaccio ont interpellé une femme âgée d’une quarantaine d’années et son fils âgé d’une vingtaine d’années, soupçonnés d'escroquerie sur Internet.

Après leurs auditions, le juge instructeur les a mis en examen pour abus de confiance en faisant appel au public, exercice illégal de la profession de banquier, de fraude à la TVA intracommunautaire et d’abus de biens sociaux.

Le site Internet « new import club » des deux personnes interpellées proposait différents types de contrat de placements d’argent avec des taux d’intérêt élevés... mais les fonds n'auraient pas été reversés aux clients.

Plus de 700 victimes ont été répertoriées tant en France qu'en Allemagne, Belgique, Espagne, Suisse, Etats-Unis et Canada pour un préjudice estimé à plus de 1 200 000 euros, selon la gendarmerie.

Les militaires de la gendarmerie continuent de rechercher d'éventuelles victimes supplémentaires. Si vous avez été abusé par les sites Internet « Libershop.com », « Libertoi.com » et « New Import Club », n'hésitez pas à contacter la section de recherches d'Ajaccio (tél : 04.95.54.80.88).


>> Pour en savoir plus :

- Site de la gendarmerie nationale

 

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22 septembre 2005 4 22 /09 /septembre /2005 00:00

La conférence de la famille qui s'est tenue jeudi 22 septembre à l'Hôtel Matignon, était consacrée à l'aide aux familles fragiles.

En vue de ce rendez-vous, dès le 17 mai, Hubert Brin, président de l’Union nationale des associations familiales (UNAF), et Joël Thoraval, président de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH), ont remis leurs rapports préparatoires à Philippe Douste-Blazy, Ministre des affaires sociales et de la santé à ce moment. Les études émettent des propositions relatives aux Enjeux démographiques et le désir d’enfant des familles et à la Protection de l’enfant et les usages de l’internet.

Le groupe de travail, présidé par Joël Thoraval, vise à identifier les usages d’internet par les enfants et la connaissance qu’en ont les parents. Il présente l’état des besoins et des attentes des familles, définit les outils et les conditions nécessaires pour la protection de l’enfant.

Tout au long de ses 120 pages, le rapport Protection de l’enfant et les usages de l’internet fait part de la sensibilisation des parents et des enfants, la sécurisation de la navigation de l’enfant sur le net, la pérennisation de la protection de l’enfant concernant l’usage d’internet.

A l'occasion de la conférence de la famille 2005, le Premier ministre, Dominique de Villepin, reprend à son compte des éléments de prévention proposés dans le rapport.

La protection de l'enfant est d'autant plus importante sur Internet que le web s'est propagé dans de nombreux foyers (51% des foyers sont équipés, dont 42% connectés à Internet et plus de 3 millions d’adolescents possèdent un « blog ».) et les risques sont nombreux :
- violence des images : un enfant sur trois est inopinément confronté à des contenus choquants voire traumatisants ;
- pressions psychologiques : incitations à l’anorexie, à l’usage de la drogue, au suicide, harcèlement sexuel, « webcam » filmant l’enfant dont l’image devient alors accessible sur tout le réseau ;
- risques de rencontres de personnes malintentionnées : 1 enfant sur 3 dialoguant dans un « chat » se voit proposer une rencontre physique, 1 sur 5 des sollicitations d’ordre sexuel ; moins de 25% de ceux qui ont été confrontés à de telles approches en ont parlé à leurs parents ;
- risques liés aux « blogs » ou pages personnelles sur Internet : collecte abusive par un tiers de données personnelles (carte bleue) et d’informations (adresse, photo, habitudes) :
- injures et propos diffamatoires proférés par l’enfant et qui engagent la responsabilité des parents ;
- phénomène de dépendance : 51 % des jeunes passent plus de cinq heures en ligne par semaine, mais seulement 29 % des parents en ont connaissance.

Lors de la conférence, le Premier ministre a affirmé qu'il souhaitait "renforcer l’obligation qui pèse sur les fournisseurs d’accès afin que [des] logiciels [de filtrage et de contrôle parental] soient disponibles automatiquement et pour tous". "Ils ne sont pas parfaits. Mais c’est un premier pas pour éviter les mauvaises rencontres" et d'ajouter que "les fournisseurs d’accès à Internet doivent proposer ces logiciels depuis plus de cinq ans", mais "rarement installés sur les ordinateurs" et "trop complexes d’utilisation". "A défaut de solution concertée dans les semaines à venir, la législation [loi sur la confiance en l'économie numérique] sera modifiée pour assurer une protection adéquate des mineurs".

La démarche du Premier ministre s'inscrit dans la suite logique de son plan d'action plus global contre la cybercriminalité.

Afin d'assurer au mieux la protection des mineurs sur le web, le Gouvernement en appelle à la responsabilité de tous les acteurs d'Internet et à celle des parents.

Selon un sondage de la Commission européenne, fin 2004, 55 % des parents français d’enfants internautes souhaitaient être mieux informés sur les risques présents sur le Net.

Pour y remédier, une série de courts spots télévisés d'information et de sensibilisation des parents sera diffusée à partir de la fin du premier semestre 2006.

 

>> Pour en savoir plus

- Rapport du groupe de travail, présidé par Joël Thoraval, Protection de l’enfant et les usages de l’internet (volume : 1,07 Mo).
- Site gouvernemental consacré à la famille et à l'enfance.

 

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19 septembre 2005 1 19 /09 /septembre /2005 00:00

La rédaction de Cyberpolice a décidé de diffuser périodiquement des bulletins audio comparables à des flashs d'informations très courts. Une revue de web, des infos insolites en rapport avec la cybercriminalité, tels seront les thèmes abordés. Aujourd'hui : un nouveau moyen d'espionner les données transmises sur un ordinateur !

Ce nouvel outil ne remplacera pas les articles écrits du blog. Il s'agit d'un média d'information complémentaire.

Ce premier flash dure 1 minute 15 secondes. Pour l'écouter, il vous suffit de cliquer sur la touche (en forme de triangle) du player ci-dessous.

 

 

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16 septembre 2005 5 16 /09 /septembre /2005 00:00

Les fraudeurs, adeptes de l'ingénierie sociale, se multiplient sur Internet, à la suite des destructions causées aux Etats-Unis par l'ouragan Katrina.

Ouragan Katrina au Mississippi, photo de Brandon JenningsMercredi, le bilan humain en Louisiane atteignait 474 morts. Au total, l'ouragan aurait causé la mort d'au moins 710 personnes dans l'ensemble des Etats dévastés. Ce chiffre n'est que provisoire puisque les équipes de secours continuent de rechercher des corps dans les zones inondées.

Face à la détresse humaine, les criminels ne se laissent pas attendrir. A l'instar des arnaques qui se mettaient en place au lendemain du tsunami en Asie fin décembre 2004 (voir l'article « Un raz-de-maré d'escrocs ? »), de faux appels aux dons sont actuellement envoyés par messages électroniques aux internautes.

Le Federal Bureau of Investigation vient de diffuser une alerte à la vigilance. En effet, 4000 sites (dont 60% seraient situés hors Etats-Unis) proposent de recueillir (très souvent au nom d'une organisation humanitaire telle que la Croix-Rouge) des dons en faveur des victimes de Katrina. Mais la plupart seraient de faux sites de charité. Le FBI a constaté plus de méls frauduleux en circulation actuellement qu'à l'occasion du tsunami.

Par ailleurs, la police fédérale américaine avertit que des messages proposent des photos des ravages causés par l'ouragan. L'internaute est invité à cliquer sur les liens qui ... exploitent en réalité les failles de sécurité de son ordinateur.

Chevaux de Troie, virus, arnaques : la prudence est donc de rigueur ! Le FBI préconise de ne pas répondre aux méls d'appel aux dons non sollicités.

 

>> Pour en savoir plus :

Site du Federal Bureau of Investigation
- Le phishing : quand l'internaute mord à l'hameçon

Illustration de l'article : photo de l'ouragan Katrina au Mississippi par Brandon Jennings.

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