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27 mai 2005 5 27 /05 /mai /2005 00:00

La lutte contre la pornographie infantile sur Internet continue. L'Espagne et l'Italie sont les deux pays européens à nouveau mis en avant par Cyberpolice.

 

:: Un vaste réseau italien démantelé ::

Le 24 mai, la police italienne a démantelé un réseau d'échange d'images pornographiques d'enfants sur Internet. Parmi les 186 membres présumés, il y aurait trois prêtres, un assistant social, un maire et un policier.

L´enquête a débuté, il y a environ un an, à la suite d´une dénonciation formulée par une association de protection des enfants. Accessible grâce à un simple mot de passe (password), un site diffusait des photos de fillettes âgées de 4 à 8 ans.

La police a perquisitionné les logements et bureaux des 186 suspects (pour 27 individus, les perquisitions s'étaient déjà déroulées quelques mois avant). Les enquêteurs ont récupéré des vidéos dans les ordinateurs de trois prêtres et une grande quantité de matériel.

Rappelons que l'Italie était concernée par l'opération "Callidus" menée le 2 mai dernier. En mars déjà, le pays faisait partie des Etats visés par les 500 interpellations menées dans 12 pays (dont 5 européens et 7 d'Amérique latine). L'enquête était dirigée depuis l'Espagne où 19 personnes avaient été interpellées.

 

:: Toujours et encore l'Espagne... ::

L'Espagne est à nouveau touchée par une affaire de pédo-pornographie sur le web, le 26 mai.

Si le réseau, qui vient de tomber, est certes moins important que dans le cas italien, les interpellations régulières conduisent toutefois à rendre l'horreur pédophile toujours plus inquiétante.

La police, en effet, a procédé à l'interpellation de cinq hommes pour enlèvement, viols et mauvais traitements à enfants.

Le profil des interpellés : deux sont des spécialistes en informatique tandis qu'un autre travaillait comme baby-sitter pour mieux s'approcher des enfants.

Ils sont soupçonnés de viols sur des enfants (des garçons) dont les plus jeunes avaient 11 mois, d'avoir filmé ces violences et d'en avoir diffusé les images sur Internet.

 

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21 mai 2005 6 21 /05 /mai /2005 00:00
L'ensemble du corps électoral français se prononcera, le 29 mai prochain, pour ou contre la Constitution européenne. Au-delà du débat politique, Cyberpolice tient à revenir sur le texte pour en présenter l'impact sur la lutte contre la cybercriminalité.

En effet, le texte constitutionnel soumis à l'approbation des Français, par voie référendaire, contient des dispositions particulières en terme de coopération policière et judiciaire (pénale et civile).

Le premier alinéa de l'article III-275 dispose que « l'Union développe une coopération policière qui associe toutes les autorités compétentes des Etats membres, y compris les services de police, les services des douanes et autres services répressifs spécialisés dans les domaines de la prévention ou de la détection des infractions pénales et des enquêtes en la matière ».

Et l'article de compléter ce principe en ajoutant dans un deuxième alinéa que « la loi ou loi-cadre européenne peut établir des mesures portant sur la collecte, le stockage, le traitement, l'analyse et l'échange d'informations pertinentes ». Elle pourra déterminer « un soutien à la formation de personnel, ainsi que la coopération relative à l'échange de personnel, aux équipements et à la recherche en criminalistique ». Par ailleurs, des techniques communes d'enquête concernant la détection de formes graves de criminalité organisée, pourront être mises en oeuvre.

Au-delà de ce point de vue théorique, la coopération entre les polices, gendarmeries et services douaniers de l'Union européenne devra aussi être entendue sur un plan opérationnel.

En réalité, cet article n'apporte rien de nouveau. Il ne fait que reprendre et consacrer, au sommet de la hiérarchie des normes juridiques (ce qui n'est pas négligeable), une pratique déjà existante dans les faits, suite à l'application de directives européennes édictées dans le cadre du troisième pilier dit « JAI » (à savoir Justice et Affaires Intérieures) prévu par le Traité de Maastricht. L'opération « Callidus », dont Cyberpolice vous avait présenté l'ampleur dans l'article "Callidus : le coup de filet européen" du 6 mai dernier, témoigne de cette coopération opérationnelle.

Le texte juridique rappelle la mission d'Europol : appuyer et « renforcer l'action des autorités policières et des autres services répressifs des Etats membres ainsi que leur collaboration mutuelle dans la prévention de la criminalité grave affectant deux ou plusieurs Etats membres, du terrorisme et des formes de criminalité qui portent atteinte à un intérêt commun qui fait l'objet d'une politique de l'Union, ainsi que la lutte contre ceux-ci ». La criminalité sur Internet, si elle n'est pas citée explicitement, peut être comprise dans le terme vague de « criminalité grave ». La Constitution prévoit qu'Eurojust sera soumis au contrôle du Parlement européen, et des parlements nationaux.

Toujours dans le cadre de l'opération "Callidus", Cyberpolice vous avait annoncé qu'Europol avait apporté son soutien dans le cadre des interpellations menées sur l'ensemble du territoire de l'Union européenne contre des pédophiles agissant sur le Net.

Notons, enfin, que les « Conventionnels » ont ajouté dans l'article III-276 que les tâches d'Europol peuvent comprendre « la collecte, le stockage, le traitement, l'analyse et l'échange des informations, transmises notamment par les autorités des Etats membres ou de pays ou instances tiers; la coordination, l'organisation et la réalisation d'enquêtes et d'actions opérationnelles, menées conjointenement avec les autorités compétentes des Etats membres ou dans le cadre d'équipes conjointes d'enquête, le cas échéant en liaison avec Eurojust ».

A la lecture de ces deux articles constitutionnels (articles III-275 et III-276), il ne résulte aucun changement majeur dans l'organisation de la lutte contre la criminalité en général et contre la cybercriminalité en particulier. La coopération policière au niveau européen est « simplement » consacrée par la norme juridique (peut-être...) suprême.

 

:: Pour en savoir plus ::

>> A lire

- La Constitution européenne (volume : 2Mo, format .pdf)
- Présentation de la Constitution aux citoyens (volume : 1,6Mo, format .pdf)
- Le portail de l'Union européenne
- Le site d'Europol
- Le site d'Eurojust

 

Résultats du référendum sur la Constitution européenne en France

Oui : 45 %        Non : 55 %

(information ajoutée le 29 mai 2005)

  

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15 mai 2005 7 15 /05 /mai /2005 00:00

Selon le Computer Crime Research Center, un jeune hacker de 21 ans vient d'être condamné à 12 mois de prison et à payer 12 000 dollars pour avoir utilisé un cheval de Troie contre le département de la défense (DoD) américain.

Le jeune homme était membre d'un groupe de pirates informatiques connu sous le nom de « Thr34t-Krew » (TK). Le troyen, appelé TKWorm, avait causé des dégâts sur les serveurs du DoD.

Cette décision judiciaire a pour but d'envoyer un message clair aux hackers : il n'est pas acceptable de « jouer » avec des chevaux de Troie et autres logiciels malveillants...

 

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15 mai 2005 7 15 /05 /mai /2005 00:00
Le service de coordination de la lutte contre la criminalité sur Internet (SCOCI) vient de rendre public son rapport d'activité pour 2004, sa deuxième année de fonctionnement.

En effet, le SCOCI a été mis en place au sein de l'Office fédéral de police (Fedpol) suite à la décision conjointe, du département fédéral de justice et police (DFJP) et de la Conférence des chefs des départements cantonaux de justice et police (CCDJP), de lutter contre la cybercriminalité. Les internautes suisses, constatant des infractions pénales, sont invités à faire part au SCOCI de leurs informations en transmettant notamment les pages web pouvant être incriminés.

Tout au long de sa deuxième année de service, l'organisme helvête a reçu de la population une moyenne mensuelle de 508 communications de soupçons, soit un total de 6097 communications.

A l'instar de 2003, le rapport souligne que les «spams» (autrement dit les e-mails non sollicités) sont le premier thème des communications des Suisses reçues au SCOCI en 2004. Avec une proportion de 30%, ils se placent devant la « pornographie dure » (21,5%). En revanche, la pornographie en général est net en recul (14% contre 20% en 2003).

Par ailleurs, le service de coordination a constaté une hausse des communications liées à des délits économiques, et notamment au «phishing» (accés aux données personnelles d’utilisateurs crédules par le biais de courriers électroniques ou de faux sites internet).

De nouvelles rubriques sont apparues dans les statistiques du rapport : "teen-modelling", infractions à la loi sur les armes, infractions à la loi sur les loteries, le trafic d'organes, le trafic de drogue et de médicaments. Cela démontre bien tout le potentiel criminogène d'Internet !

Le SCOCI ne se contente pas de traiter les courriers des internautes. Le service de coordination est aussi chargé de rechercher des contenus illicites sur le web et de procéder à des analyses dans le domaine de la criminalité sur Internet.

Les élements constitutifs des contenus Internet illicites ayant une importance pénale sont la « pornographie dure » (selon le SCOCI : actes d'ordre sexuel avec des enfants, des animaux, des excréments humains ou actes de violence), la représentations de la violence à caractère non sexuel, l'extrémisme, le racisme, mais aussi les indices d'accès indu à des systèmes informatiques, la propagation de virus informatiques, la détérioration de données, l'abus de cartes de crédit, les violations des droits d'auteur et le trafic d'armes.

Dans le cadre de ce "monitoring", le service de coordination a travaillé uniquement sur les cas ayant un lien avec la Suisse et la pornographie enfantine.

Il en a résulté, selon le rapport d'activité, 438 cas suspects (contre 100 cas en 2003) ont été transmis aux autorités cantonales judiciaires et 171 dossiers (pornographie enfantine et actes de violence à caractère sexuel), via Interpol, à une vingtaine d'autorités pénales étrangères : aux Etats-Unis (76), en Russie (34), Corée (26), Espagne (15), Chine (8), Australie (6) et Bélize (4), notamment.

 

:: Pour plus d'informations ::

>> A lire
- Le rapport d'activité 2004 du SCOCI (format pdf)
- Site de l'Office fédéral de police suisse (fedpol)
- Site du Département fédéral de justice et police suisse (DFJP)

 

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10 mai 2005 2 10 /05 /mai /2005 00:00

Quelques jours après "Callidus", la gendarmerie nationale poursuit sa lutte contre la cybercriminalité.

A 6 heures ce matin, près d'une centaine de gendarmes ont participé à une grande vague d'interpellations de pirates informatiques présumés, dans le cadre d'une enquête menée par le groupement de gendarmerie des Hauts-de-Seine, agissant sur commission rogatoire. Cette opération était conduite conjointement avec la Federal Computer Crime Unit, une unité belge spécialisée dans la lutte contre le piratage informatique.

Les forces de l'ordre ont interpellé 37 personnes en France et 9 en Belgique. Les "hackers" auraient cassé les systèmes de protection des réseaux et serveurs de sociétés commerciales et d'universités pour y déposer des contrefaçons informatiques. Plusieurs milliers de copies auraient été repérées sur les serveurs piratés et certaines auraient même été vendues.

Les perquisitions ont permis la saisie de 70 disques durs et de 9 000 DVD/CD (contrefaçons de films, logiciels, jeux, albums MP3).

Concernant le profil des pirates interpellés : la moitié sont des mineurs (le plus jeune a 14 ans !), selon la gendarmerie. Les majeurs impliqués sont quasiment tous étudiants.

 

>> Pour en savoir plus

- Site de la gendamerie nationale

 

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6 mai 2005 5 06 /05 /mai /2005 00:00

Alors que Cyberpolice vous présentait, hier, l'action de la gendarmerie nationale dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité (lire l'article "Gendarmerie versus Cybercriminalité"), la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) vient d'annoncer, ce matin, qu'une vaste opération de police judiciaire (appelée Callidus) était menée, depuis lundi 2 mai, dans huit pays de l'Union européenne (Italie, Suède, Danemark, Pologne, Norvège, Malte, Pays-Bas et France) contre la pédopornographie sur Internet.

Conduite par les dix membres de l'atelier COSPOL-Cybercriminalité (Comprehensive Operational Strategic Plan for Police : Italie, Suède -pays pilote-, Irlande, Royaume-Uni, Danemark, Pologne, Norvège, Malte, Pays-Bas et France) et soutenue par Europol et Interpol, l'opération compte une centaine « d'objectifs ».

La DGGN précise que les investigations et interpellations menées par les différentes forces de police et de gendarmerie des pays engagés se déroulent de manière coordonnée. De plus, les moyens mis en œuvre sont identiques en ce qui concerne le matériel informatique et les logiciels de surveillance du réseau Internet pour les Etats découvrant ces systèmes.

En France, une vingtaine d´arrestations ont déjà eu lieu. La première exploitation des disques durs saisis a révélé la présence de plusieurs milliers de photos à caractère pédopornographique et d´une centaine de vidéos pornographiques avec des mineurs.

Cette opération ne constitue qu’un premier pas, au niveau européen, des efforts de coordination dans la lutte contre la pédopornographie sur Internet, l’identification des victimes et la détection des groupes organisés, selon la gendarmerie.

 

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5 mai 2005 4 05 /05 /mai /2005 00:00

La gendarmerie nationale, force de police à statut militaire, est engagée dans la lutte contre le « technocrime », aux côtés de la police nationale.

Lors de son discours présentant son plan anti-cybercriminalité et le rapport du groupe de travail de Thierry Breton, le ministre de l'Intérieur a réaffirmé les domaines de compétence de ces deux forces de sécurité, concernant la surveillance des contenus illicites véhiculés par Internet :
- à la gendamerie, la veille des contenus pédopornographiques,
- à la police, la veille des faits de racisme, d'antisémitisme et de haine raciale, terrorisme et piratage informatique.

L'institution gendarmique présente son intervention contre la cybercriminalité à deux niveaux :
- au niveau central (autrement dit via des structures rattachées directement à la direction générale de la gendarmerie nationale - DGGN)
- au niveau territorial (régional et départemental).

 

:: Au niveau central ::
 
- Département cybercriminalité du service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRJD).

Il assure la surveillance du réseau en recherchant les infractions portant atteinte aux personnes et aux biens et relatives à la transmission de données à caractère illicite sur Internet (sites, les « Internet Relay Chat», les newsgroups, les réseaux d’échanges communautaires, le peer to peer).

- Département informatique et électronique de l’institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN).

Il développe des méthodes, des outils et des logiciels permettant de détecter automatiquement des images pédophiles connues ou d’extraire des données.

- Plus récemment, en octobre 2003, la gendarmerie s’est vue confier la charge de mettre en œuvre à Rosny-sous-Bois, le centre national d’images pédopornographiques (CNAIP) en collaboration avec la Police nationale.

Elle collecte et classe dans une base de données toutes les images (à ce jour plus de 470 000) et vidéos saisies au cours des enquêtes judiciaires, assiste les enquêteurs lors de saisies importantes et effectue des rapprochements judiciaires d’initiative ou à la demande des unités.

- Depuis 2002, la gendarmerie a mis en place une formation spécifique dans le domaine des nouvelles technologies au profit d’enquêteurs spécialisés, dénommés N-TECH, affectés en unités de recherches. Cette formation est dispensée au centre national de formation de police judiciaire (CNFPJ) situé à Fontainebleau. A l’issue de leur formation, les stagiaires rejoignent leur unité avec un matériel spécifique, dénommé « lot enquêteur ».

A raison de 30 enquêteurs formés chaque année, la gendarmerie disposera fin 2007 de 170 enquêteurs spécialisés au sein des unités dédiées de la chaîne territoriale. Actuellement, 90 gendarmes N-TECH sont en fonction.

 

:: Au niveau territorial ::

Les unités territoriales et de recherches :

Dès lors qu’ils sont confrontés à ce type d’infractions, les enquêteurs des unités territoriales, qui sont des généralistes, bénéficient du concours des spécialistes des unités de recherches spécifiquement formés dans le domaine des technologies liées à la cybercriminalité.

Dans les brigades de recherches (BR), les enquêteurs N-TECH, formés au CNFPJ, prennent en charge l’aspect technique des investigations judiciaires.

Les sections de recherches (SR), traitent des infractions spécifiques concernant les atteintes aux systèmes d’information. S’agissant d’Internet, ces unités ont vocation à exercer une surveillance ciblée du réseau en liaison avec le STRJD.

Les Brigades Départementales de Renseignements et d’Investigations Judiciaires (BDRIJ) :

Implantées au chef-lieu du département, elles constituent le pôle criminalistique départemental de la Gendarmerie nationale. La concentration des effectifs de techniciens en criminalistique (techniciens en investigations criminelles, N-TECH, analyse criminelle…) dans ces unités favorise les échanges d’expériences techniques et la pérennisation des savoir-faire et des compétences.

Source : Gendarmerie nationale

 

>> Pour plus d'informations

- Rapport de Thierry Breton : "Chantier sur la lutte contre la cybercriminalité"
- Site de la gendamerie nationale

 

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1 mai 2005 7 01 /05 /mai /2005 00:00

La criminalité prolifère aisément dans le « cyberespace ». Les nombreux articles diffusés par Cyberpolice permettent de s'en rendre compte. Depuis quelques années, les internautes subissent les désagréments de la généralisation du spam (ou pourriel) dans leurs boîtes aux lettres électroniques. Rien de plus énervant que de trouver des courriers non désirés rendant peu visibles les méls personnels.

Au spam, il faut ajouter le scam qui sévit depuis 3 ans sur le Net. Si les noms sont resssemblants, la nature du message est très différente. Scam désigne en anglais une arnaque :

Vous recevez un courrier électronique d'un fils ou d'une fille d'une illustre personnalité africaine (de Côte d'Ivoire, de l'Angola, etc.) sollicitant votre aide pour effectuer des transferts de fonds ou de diamants. Selon le mél, vous devez seulement « avancer » les frais de douane ou les démarches administratives et des intermédiaires pour permettre le rapatriement de la « caisse ». Le mieux étant de donner directement votre numéro de compte et l'adresse de votre banque !! Evidemment, l'expéditeur du message annonce qu'il vous versera une commission très intéressante, par exemple 12% de 27 millions de dollars...

Vous avez peut-être reçu ce type de méls (les noms et adresses méls ont été effacés volontairement) :

Mlle *****
e-mail:*****@****.fr
Côte D'Ivoire

Cher,

Je vous prie d’emblée de m’excuser pour tous les désagréments que mon courrier pourrait vous causer. Mais même si nous ne nous sommes jamais rencontrés, je crois fermement que sur la base du droit d’assistance humanitaire qu'une confiance véritable peut naître de notre communication et favoriser ainsi un véritable partenariat entre nous deux.

Aussi c'est avec un réel plaisir que je vous contacte depuis ABIDJAN la capitale économique de la COTE D’IVOIRE(AFRIQUE de l’Ouest) où je vis..
En fait je suis ******, la fille legitime de monsieur **** ancien Ministre de l'education nationale au regime de feu Felix Houphouet Boigny ex president de la republique de la Cote D'ivoire. Mon père etait aussi le conseiller speciale de l'ex president, le general ****, il fut assasiné en 2002 au Burkina faso où il etait en exil, jusque-là on ne sait pas qui l'a tué. Donc sa mort est restée étrange.

Pendant l’exercice de ses plusieurs fonctions du pays , mon pere avait déposé sur un compte numéroté et bloqué aupres d'une compagnie de sécurité la somme de Huit millions de dollars américains( 8.000.000$ US) pour lui permettre de concevoir un projet d'investissement à la fin de ses differents fonctions. Malheureusement le sort en a décidé autrement. Quelques temps après sa mort,j'ai découvert dans le testament cette information et j'ai automatiquement pris contacte avec la dite compagnie pour revendiquer cet important legs en ma qualité de fille légitime et au regard des stipulations testamentaires.

Au jour d’aujourd’hui ma préoccupation majeure est de transférer cette somme hors de l’AFRIQUE de l’Ouest.Vu que j'ai assez sérieusement souffert des brimades et tracasseries de la part des adversaires politiques de mon pere.Je suis agée de vingt ans (25 ans)je vous prie de m'aider.
C’est dans cette perspective que je vous contacte pour que vous m’aider dans ce transfert en mettant à ma disposition un compte en votre nom personnel où cette somme peut être tranférée .Car,croyez-moi je n'ai aucune maitrise des rouages bancaires je n'ai que vingt ans (25 ans) et je compte sur vous pour m'aider dans cette tâche qui du reste est dénuée de tout risque.
Je peux ainsi vous rassurer qu’à la fin de l’opération je vous consentirai un pourcentage comme votre récompense personnelle.
Je voudrais savoir compter sur vos qualités humaines, vertueuses et professionnelles.
Dès que vous manifesterez le desir de m'aider je vous délivrerai une attestation sur honneur pour garantir ma parole et mes engagements à votre égard.

Recevez mes salutations les plus sincères.
Fraternellement,

*********
QUE DIEU BENISSE NOTRE COLLABORATION

ou une autre version :

Bonjour cher Ami,

En mes premières lignes , je m'excuse beaucoup pour les préjudices que ce message peut porter à votre égard,d'autant plus que vous ne me connaissez pas, et on a jamais eu l'occasion de se voir. J'ai reçu une information encourageante et Confiante sur vous à travers des profondes recherches personnelles sur le net qui me pousse à vouloir vous suggérer une affaire de grande envergure, dont la clé du succès et la réussite est la confidentialité.

Permettez moi de me présenter: Je suis ********, Secrétaire d'Etat Chargé des Transports et des Travaux Publics, au sein de l'UNITA ancien mouvement rebelle de JONAS SAVIMBI de l'Angola résident actuellement à Cotonou(Bénin).

Ayant eu l'opportunité d'occuper ce portefeuille de Secrétariat d'Etat pendant un bon moment , j'ai eu à attribuer un contrat d'irrigation à une société Portugaise de plusieurs millions de dollars.
Dans l'exécution de ce projet la société Portugaise a découvert un gisement d'or sur un des sites. Ayant collaboré avec la société Portugaise j'ai reçu en guise de compensation la somme de 22.000.000.00 US$(vingt deux millions de dollars).

Apres la mort du chef de l'UNITA Mr JONAS SAVIMBI ,j'ai dû quitter mon pays d'origine pour me réfugier au (BENIN) à cause des problèmes politiques et affrontement etchnic frequent dans le pays. A cet effet, ayant occupé ce portefeuille de Secrétariat d'Etat, je ne suis pas habileté à faire des mouvements de somme collossale sur mes comptes actuellement avec ma propre identité par le circuit bancaire légal,ce qui pourait sucister des soupçons sur ma personne et attirer l'attention des authorités competentes , qui pourrions m'accusé pour detournement de denier public, qui n'est d'ailleurs par le cas ici, mais néanmmoin, j'ai besoin de la discretion , raison pour laquelle je sollicite votre concours pour m'aider à investir ces fonds que j'ai confié à une structure diplomatique spécialisée dans le demenagement , distribution der courriers etc........... pour m'aider à l'evacuation de la caisse dans laquelle sont disposés les sous vers l'Europe .

Pour ce faire , la nécessité d'un prête-nom est indispensable pour pouvoir retirer ces fonds auprés de cette structure diplomatique . Prenez contact avec moi dès la réception de ce courrier via mon e-mail ou par fax, ou m'appeler directement afin de savoir si vous êtes disponible pour réaliser cette affaire avec moi pour que je vous donne plus de details et si possible le contact du diplomate qui a evacué la caisse vers l'Europe , aussi present en Europe , pour l'organisation du retrait des fonds. Si vous êtes intéressé par cette proposition d'affaire , n'hésitez pas à me contacter pour que d'amples détails puissent vous être apportés pour la conclusion rapide de cette opération. Vous pouvez me contacter pour plus d'information sur mon email
privé:*********@****.fr
Vôtre Bien Dévoué
********

Enfin, une version anglophone :

ASSYLUM CAMP ABIDJAN
From: *******
please call me ********
Attn: SIR.
CONFIDENTIAL

Dear Sir,
I am ******** the only son of late former Director of finance,Chief ******** Sierra-Leone diamond and mining corporation.
I must confess my agitation is real, and my words is my bond, in this proposal. My late father diverted this fund acquired from the over influencing of price of sales/purchasing of raw materials., now he has deposited the money with BANK IN ABIDJAN BY FIXED DEPOSIT FORM, and he attached a strict clause to the fund in bracket(PAY AS RECEIVED), where I am residing under political assylum with my younger sister Juliet, my younger sister who is 17 years old.

Now the war in my country is over with the help of ECOMOG soldiers, the present government of Sierra Leone has revoked the passport of all officers who served under the former regime and now ask countries to expel such person at the same time freeze their account and confiscate their asset, it is on this note that I am contacting you, all I needed from you is to furnish me with your bank particulars:
1) Account name
2) Account number
3) Bank address, telephone and fax number

For you to assist me transfer this money in your private bank account, the said amount is (Twenty seven Million Dollars) $27 Million.

I am compensating you with 12% of the total money amount, now all my hope is banked on you and I really wants to invest this money in your country, were their is stability of Government, political and economic welfare.

Honestly I want you to believe that this transaction is real and never a joke. My late father Chief ***** gave me the photocopies of the certificate of deposit issued to me by BANK IN ABIDJAN on the date of deposit, and he called me closer to his bed side before his call to glory(R.I.P)that i should pray to god first, before contacting any foreginer and he warned me stricly that i should avoid afican men with their greedy and evil mind since this is the only legacy we are inheriting from him.SIR,this is for you to be clarified because, I do not expose my self to anybody I see, I believe that you are able to keep this transaction secret for me because this money is the hope of my life, it is important.

Please call me immediately after you must have gone through my message fill free and make it urgent. That is the reason why I offered you 12 % of the total money amount, and in case of any other necessary expenses you might incure during this transaction inluding your telephone calls.

N.B Try and negotiate for me some profitable blue chip investment opportunities which is risky free which I can invest with this money when it is transferred to your account and you will be our guiardian, personally I am interested in estate
management and hotel business, please advise me.

Call me back immediately you receive this message for more explanation. And promisse me and julieth my younger sister to be a father considering our situation and not to betray us.

Thanks and God bless
Best regards
*******
NB: my late father used me the only son as the beneficiary / next of kin on the day of deposit and also told me I need a foreign assistance of a foreigner with a legitimate bank Account abroad who will stand as co-beneficiary and partner abroad.

Voilà donc quelques exemples d'arnaques envoyées aux internautes.

Cette arnaque financière, adaptée au monde électronique, trouve son origine au Nigéria (puis plus généralement dans les pays d'afrique anglophone). Ce scam est appelé 419 du nom de la section du code pénal nigérian qui réprime la fraude. Un clin d'oeil bien amusant.

Devant l'ampleur du succès rencontré par les fraudeurs, les différents services de police des pays industrialisés ont averti les internautes du danger à donner des suites favorable à ces courriers. Malgré les mises en garde, le fléau perdure, les internautes continuent à recevoir des propositions. Aujourd'hui, le scam 419 n'est plus le monopole des pays africains.

Le F.B.I. comme le Secret Service américain (l'U.S.S.S. est compétent pour lutter contre les fraudes financières) continuent de présenter cette arnaque comme l'une des plus courantes.

Si vous recevez un tel message, le ministère de l'Intérieur vous conseille de ne pas répondre ni d'envoyer d'accusé de réception.

Alors méfiez-vous !

Pour en savoir plus sur les "escroqueries 419", Cyberpolice recommande la lecture du chapitre "la criminalité astucieuse" du mémoire de Stéphane Quéré intitulé Les clans criminels nigérians, soutenu au département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines de l'Université Paris II.

 

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Published by Cyberpolice - dans Cybercriminalité
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28 avril 2005 4 28 /04 /avril /2005 00:00

Cyberpolice relatait les attaques cybernétiques menées, le 15 avril dernier, contre des organismes gouvernementaux japonais, alors que la crise entre Pékin et Tokyo à propos de la publication d'un manuel d'histoire "révisionniste", atteignait son point culminant (Lire l'article "Des cyber-attaques chinoises contre le "révisionnisme" japonais").

Selon l'édition datée d'aujourd'hui d'Intelligence Online, les services de renseignements japonais estiment que ces cyber-attaques étaient un "exercice" réalisé par une équipe composée de spécialistes de l'infoguerre relevant du ministère de la défense chinois.

Cette information met donc à mal la piste, initialement évoquée, d'un éventuel soulèvement populaire et "électronique" chinois... qui n'était évidemment pas démenti par Pékin.

 

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Published by Cyberpolice - dans Cyberguerre
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25 avril 2005 1 25 /04 /avril /2005 00:00

Le 11e Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale a travaillé, aujourd'hui, sur les moyens de remédier à l’impuissance des systèmes judiciaires face à la criminalité liée à l’informatique dite cybercriminalité.

Pendant les débats, le représentant français a préconisé :
- l’établissement d’une typologie précise de la cybercriminalité pour en définir les moyens d’analyse et d’information;
- l’intensification de la formation des personnels concernés, services de détection et de répression, procureurs et juges compris;
- le renforcement de la capacité d’enquête par la création d’organes spécialisés;
- la sensibilisation des particuliers et des entreprises, avec le concours des prestataires de services;
- la surveillance des contenus illicites véhiculés sur l’Internet;
- le décloisonnement des connaissances afin que chaque progrès profite à tous les services;
- le renforcement de la coopération internationale par une adhésion aux conventions internationales dont celle du Conseil de l’Europe, spécifiquement sur la cybercriminalité, entrée en vigueur le 1er  juillet 2003, et son Protocole sur l’incrimination d’actes de nature raciste et xénophobe.

Comme le soulignait à juste titre, le  Directeur de la Section des TIC du Département de la justice du Canada, le danger de la cybercriminalité ne concerne pas que les pays industrialisés. En effet, le fossé numérique Nord-Sud a tendance à  se combler de plus en plus.

Le cyber-espace devient un lieu extrêmement fréquenté par des millions d'internautes : paiement de factures, achats sur des sites commerciaux, utilisation de moyens de communication, recherches d'information. Avec la cybercriminalité, le système judiciaire est donc confronté à un véritable défi : preuves numériques intangibles et éphémères.

Par ailleurs,  le Directeur adjoint du Directorat des crimes spéciaux d’Interpol, a déclaré que les abus contre les enfants, notamment la pornographie, avaient connu une expansion extraordinaire à travers l’usage du web.  Plus de trois millions d’images de pornographie enfantine circulant sur le web sont stockées dans la base de données d’Interpol et les photos représentent 20 000 victimes différentes.

Au gré des discussions, un déficit de textes juridiques traitant de cette nouvelle forme de criminalité est très vite apparu : la seule convention exisitante est celle du Conseil de l’Europe.

Le sommet mondial sur la société de l’information, qui se tiendra à Tunis, du 16 au 18 novembre 2005, sera peut-être l'occasion pour les Nations Unies d''annoncer haut et fort des directives à appliquer pour lutter efficacement contre la cybercriminalité.

 

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