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20 avril 2005 3 20 /04 /avril /2005 00:00

Cyberpolice avait présenté dès le 21 mars 2003, dans l'article "Pirater, non. Bombarder, oui", la position de l'administration Bush concernant le « piratage patriotique » américain contre l'Irak... tout en estimant qu'il était étonnant qu'un pays, comme les Etats-Unis, ne dispose pas de sa propre force de pirates informatiques.

L'existence d'une telle cellule vient d'être officiellement révélée. En effet, lors d'un U.S. Senate Armed Services Committe qui s'est déroulé il y a quelques semaines, les chefs du Commandement stratégique américain (U.S. Strategic Command), connu aussi sous le nom de Stratcom, ont révélé la présence dans leur structure d'une unité au sigle barbare : JFCCNW, autrement dit Joint Functional Component Command for Network Warfare. Tout un programme !

Les missions de cette entité consiste à défendre les réseaux informatiques du DoD (Department of Defense) et à superviser les actions classifiées du Computer Network Attack ou CNA. Ces cybercombattants pourraient bien compter dans leurs rangs des agents de la CIA, de la NSA, du FBI, des militaires des différentes armées. Il est à noter que c'est ce même U.S. Strategic Command qui est en charge de l'ensemble de l'arsenal nucléaire militaire américain... Est-ce-à-dire que le piratage informatique devient aussi stratégiquement important que le feu atomique ? Le capitaine Damin Pickart, porte-parole du Stratcom, a affirmé que "the DOD is capable of mounting offensive CNA. For security and classification reasons, we cannot discuss any specifics. However, given the increasing dependence on computer networks, any offensive or defensive computer capability is highly desirable."

Dans la logique de la "Révolution des affaires militaires" (et notamment du C4ISR -Command, Control, Communications, Computers, Intelligence, Surveillance, and Reconnaissance), amorcée dès les années 1990, et l'élévation de la théorie du zéro mort (qui en découle) au rang de dogme, cette entité combattante d'un genre nouveau se comprend aisément. Dèjà, lors du conflit dans les blakans, des opérations de destruction de réseaux informatiques avaient eu lieu. Pirater les centres nerveux d'informations est un acte de manoeuvre militaire conforme à la stratégie militaire : neutraliser rapidement, pendant un conflit, les points de communication. Pourquoi envoyer des bombardiers au risque de voir la DCA ennemie les détruire ?

L'existence de cette équipe de cyberguerriers correspond à l'application cybernétique du principe du « shoot-and-forget » dans les combats aériens : la technologie permet d'éviter au combattant de prendre des risques physiques trop importants.

Le terrain était propice à voir émerger cette cyberforce suite à la signature par Georges Walter Bush de la  National Security Presidential Directive 16 (peu de temps après les actes de terrorisme du 11 septembre 2001) ordonnant au gouvernement de développer des techniques lui permettant, par exemple, de paralyser des radars ou des installations électriques, et de mener de facto une guerre cybernétique. Un porte-parole du Pentagone avait déclaré à l'époque que l'armée envisageait d'inclure de nouvelles technologies dans son arsenal, sans donné plus de détails (voir l'article "Internet comme arme de guerre" du 20 février 2003).

Le mauvais souvenir des images de soldats américains lapidés par une foule armée de machettes en Somalie (diffusées en continu par CNN) et l'impact de celles-ci sur l'ensemble de la population états-unienne a évidemment marqué le pouvoir politique. Aujourd'hui, ce type de vidéos est directement diffusé sur des sites internet et repris par les médias, comme l'exécution d'un américain enlevé en Irak. Afin de lutter contre ces opérations psychologiques (appelées aussi psyops), la JFCCNW diposerait d'un mandat légal pour détruire, pirater ces sites web soit en effaçant le contenu soit en créant une rupture de service du serveur.

 

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Published by Cyberpolice - dans Cyberguerre
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17 avril 2005 7 17 /04 /avril /2005 00:00

Les relations sino-japonaises se sont largement dégradées depuis 15 jours suite à la publication au Japon d'un manuel d'histoire qui minimiserait les exactions commises par l'armée impériale nippone en Chine pendant la Seconde guerre mondiale.

Alors que des milliers de manifestants chinois se pressent dans les rues en brandissant des banderoles « La guerre contre le Japon n'est pas terminée » ou en scandant « Le Japon dehors ! », d'autres semblent choisir des méthodes plus cybernétiques.

En effet, les services gouvernementaux nippons de la police et de la défense ont été la cible ces derniers jours d'attaques informatiques : "Nous sommes en train d'enquêter mais il est très possible qu'il s'agisse d'une attaque cybernétique au cours de laquelle un énorme volume de données a été adressé à notre site internet", a déclaré un porte-parole de la police nationale. Des problèmes de connexion aux sites Internet du ministère de la Défense et du ministère des affaires étrangères ont été constatés dès le 13 avril.

Un porte-parole de la Défense a affirmé que s'il était effectivement très difficile de déterminer les causes en seulement quelques jours, il n'était pas impossible que la Chine y soit mélée. Et ce d'autant plus qu'un site Internet chinois appelant au patriotisme et au nationalisme antinippon, incitait chacun à envoyer des spams afin de provoquer des ruptures de service des serveurs japonais.

On peut remarquer que face à cette mobilisation populaire contre le Japon, le gouvernement chinois n'appelle pas au calme de façon ni appuyée ni convaincante.

Dans ce contexte, deux autres éléments sont aussi à prendre en compte :

- Il existe aussi un contentieux entre ces deux pays sur la question de l'exploitation d'un gisement de gaz en mer de Chine orientale. Dans ce climat de relations bilatérales tendues, Tokyo a lancé la procédure d'attribution à des compagnies japonaises de licences d'exploitation d'un gisement de gaz naturel. Le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi a toutefois nié tout lien avec les manifestations chinoises.

- Par ailleurs, la Chine refuse que le Japon entre dans le club très restreint des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies, ce qui conférerait au Japon un droit de véto.

Au travers du différend sur le révisionnisme japonais, c'est bien de l'influence géostratégique des deux pays sur la région dont il s'agit ici.

 

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16 avril 2005 6 16 /04 /avril /2005 00:00

Mercredi 13 avril dernier, Dominique de Villepin, ministre de l'Intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales, et Thierry Breton, ministre de l'Economie, des finances et de l'industrie onttenu une conférence de presse conjointe à l'occasion de la remise au ministre de l'Intérieur du rapport sur la lutte contre la cybercriminalité.

Cyberpolice vous avait présenté dès septembre 2004 les grandes lignes du plan de lutte prévu par Dominique de Villepin. Ce dernier avait demandé en juin 2004 à Thierry Breton, alors Président deFrance Telecom, de réfléchir à des innovations sur le plan à la fois de la prévention et de la répression.

Le groupe de travail dirigé par Thierry Breton, a notamment proposé la mise en place d’un centre national de signalement et la création d’un "certificat citoyen" aux fournisseurs d’accès et de service Internet permettant de mesurer leur engagement contre la cybercriminalité.

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs décidé de constituer un nouveau groupe d'étude chargé de lui proposer des mesures pouvant être soumis au conseil de justice et affaires intérieures (JAI) de l’Union européenne.

La lutte contre la cybercriminalité est des plus importantes lorsqu'on observe les chiffres :
- 24 millions de Français utilisent régulièrement Internet ;
- 95% des PME sont connectées;
- mise en place d'une véritable administration électronique par l'Etat.

Dominique de Villepin a souligné que "nous devons agir à trois niveaux : les plaintes des victimes, afin d'améliorer encore leur recueil et leur traitement, en liaison avec la Justice ; le signalement par les professionnels ou les particuliers de toute situation contraire à la loi qu'ils rencontrent sur le net, afin de le rendre plus facile et de l'exploiter le plus rapidement possible : c'est la proposition de créer un centre national de signalement ; enfin, la traque active des criminels, à l'initiative des services de police et de gendarmerie : c'est la mise en de véritables cyber-patrouilles que nous allons engager."

Toutefois, il a reconnu que la lutte ne peut relever du monopole de l'Etat, appelant de fait à la collaboration entre les acteurs privéset publics, mais aussi entre les différentes entités concernées au niveau tant européen qu'international : le techno-crime est transnational.

 

:: Pour plus d'informations ::

>> A lire
- Rapport de Thierry Breton : "Chantier sur la lutte contre la cybercriminalité"

>> A voir
- Vidéo présentant la lutte contre la cybercriminalité (source : ministère de l'Intérieur)

 

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Published by Cyberpolice - dans Cyberpolice
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14 avril 2005 4 14 /04 /avril /2005 00:00
Le numéro hors-série d'avril-mai 2005 du magazine SVM l'essentiel de la micro et des nouvelles technologies, actuellement disponible dans les kiosques, vous propose un guide du weblog, les différentes recettes pour "bloguer" facilement.

Devenus un véritable phénomène de société, les blogs prennent toujours plus d'importance : près de 40 000 weblogs sont créés chaque jour. Après les Etats-Unis, la "blogolite" aigue frappe la France. D'ailleurs, Cyberpolice, site d'informations indépendant relatif à la cybercriminalité et au cyberterrorisme, n'y a pas échappé et a rejoint tout naturellement la blogosphère au fil des ans.

La rédaction de Cyberpolice tient à remercier le magazine SVM d'avoir présenté le site (pages 88-89) parmi les blogs d'actualité à ne pas rater. Cette marque de confiance incite la rédaction à continuer à vous informer.

Merci également à vous, chers lecteurs, de venir toujours plus nombreux lire les différents articles du blog. Que vous soyez visiteurs éphémères ou internautes fidèles, c'est pour vous que ces pages sont "noircies".

La criminalité, le terrorisme via les nouvelles technologies sont sans nul doute moins palpables dans la vie quotidienne que la violence urbaine ou l'insécurité routière. Pourtant, les conséquences sont tout aussi redoutables : des morts sociaux et des morts physiques peuvent en découler !!

Parce que savoir contribue à mieux déconstruire la réalité sociale dans laquelle vous évoluez, Cyberpolice continuera à vous informer de l'actualité criminelle et policière du cybermonde.
 
 
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Published by Laurent Clémot - dans A propos de Cyberpolice
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16 mars 2005 3 16 /03 /mars /2005 00:00

Une véritable opération judiciaire internationale contre un réseau pédophile sur Internet a permis l'arrestation de 500 personnes dans 12 pays : 5 pays européens (Espagne, France, Italie, Suède, Pays Bas) et 7 pays d'Amérique latine (Chili, Argentine, Panama, Costa Rica, République dominicaine, Mexique, Uruguay).

Selon la garde civile espagnole (statut similaire à celui de la gendarmerie française) qui coordonnait cette action internationale, 19 personnes vivant en Espagne et  en possession de vidéos et photos pédopornographiques ont été interpellées.

Par ailleurs, la Guardia civil a annoncé que plus de 20.000 articles à contenus pédophile, accompagnés de photos, de vidéos et de bande sonores en format mp3, ont été localisés et plus de 900 connections détectées sur un "chat" internet en langue espagnole

Le ministre espagnol de l'Intérieur, José Antonio Alonso, a affirmé que "nous allons continuer à mener avec une totale détermination ce genre d'opérations contre la pornographie infantile, parce que c'est une infamie que ne peuvent tolérer les sociétés démocratiques, libres et décentes".

Cette opération, d'une ampleur rare, a été possible grâce à une étroite collaboration entre l'organisme européen de coopération judiciaire, Eurojust, et son homologue latino-américain, IberRed.

 

 

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Published by Cyberpolice - dans Traques - Pirates
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29 janvier 2005 6 29 /01 /janvier /2005 00:00

"C'est un mouvement sorti de nulle part qui vise à modifier l'esprit du public. Et ce mouvement soutient que la culture et la connaissance peuvent être appropriées et qu'en conséquence la culture et la connaissance doivent être protégées de la même façon que nous protégeons n'importe quelle propriété. Ces dernières années, cette version erronée était inoffensive. Avec l'émergence des nouvelles technologies, il est devenu indispensable de la combattre. Car ces technologies, si elles permettent un bouillonnement créatif, peuvent être utilisées pour contrôler la culture et la connaissance d'une façon qu'aucune société libre n'a jamais tolérée." (Préface de Lawrence Lessig)

Dans cet essai très documenté, Florent Latrive met à jour les enjeux de la bataille en cours autour de la propriété intellectuelle. Qu'il s'agisse de musiques ou d'images en ligne, de circulation des savoirs ou de brevets sur les médicaments, il plaide pour une ouverture raisonnée et contre le tout juridique. Au lieu de criminaliser tous les "pirates" sans distinction, établissons un régime équilibré de l'immatériel. Où créateurs et public ne seront
plus soumis aux diktats des intermédiaires et producteurs.

Florent Latrive, 32 ans, est journaliste à Libération. Coéditeur de Libres enfants du savoir numérique avec Olivier Blondeau (Éclat, 2000), il a aussi publié Pirates et flics du net (Le Seuil, 2000) avec David Dufresne.

Télécharger gratuitement le livre au format pdf (voir les conditions de la licence Creative Commons)

Pour acheter ce livre : Commander ce livre sur Amazon

Site internet de "Du bon usage de la piraterie"

Du bon usage de la piraterie, de Florent Latrive, éditions Exils, octobre 2004.

 

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Published by Cyberpolice - dans Bibliographie
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3 janvier 2005 1 03 /01 /janvier /2005 00:00
Alors même que le raz-de-marée en Asie a causé la mort de plus de 130000 personnes (selon le dernier bilan provisoire connu au moment de la rédaction de cet article), les escrocs ont trouvé un nouveau terrain de prédilection : la charité.

Pour venir en aide aux victimes des tsunamis, les appels aux dons sont nombreux et nécessaires. Les organisations non gouvernementales (ONG) ont besoin de financer les opérations d'aide humanitaire.

Malheureusement, l'escroquerie aux faux appels de dons pour l'Asie risque de bientôt pointer son nez. Les escrocs utilisent l'émotion causée par cette catastrophe naturelle pour se remplir avantageusement les poches.

Déjà, aux Etats-Unis, quelques messages ont été envoyés en masse aux internautes les invitant à laisser un don sur Internet. Bien sûr, il s'agit d'une arnaque puisque les fonds récoltés ne vont pas à destination des ONG.

Cette technique est appelée "phishing", autrement dit il s'agit d'une arnaque par courrier électronique. Un message qui incorpore un lien vers un site internet connu est envoyé à un internaute. En réalité, il s'agit d'un faux site mais l'internaute confiant et ému par le drame en Asie ne constate pas la supercherie. Il y laisse ses coordonnées bancaires que l'escroc récupère.

Il est préférable de ne pas cliquer sur les liens internet reçus dans des courriers électroniques incitant à donner des informations sensibles, de taper à la main le début de l'URL dans la barre d'adresse d'un navigateur internet comme http://www.croix-rouge.fr. La plus grande précaution à prendre est la prudence.

Les escrocs s'enrichissent sur le dos des internautes naïfs ou inattentionnés. Alors soyez vigilants !


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Published by Cyberpolice - dans Cybercriminalité
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14 décembre 2004 2 14 /12 /décembre /2004 00:00
Le journal israélien Jerusalem Post rapporte que le portail internet de la communauté juive de Russie (www.rabbi.ru) a été piraté samedi 11 décembre par des hackers néo-nazis.

Les pirates y ont placé un portrait d'Hitler avec la mention "si tu es arrivé sur ce site, c'est un signe que tu es un sale juif".

Alors que traditionnellement, les médias font état des profanations physiques de tombes de juifs par des néo-nazis, il faut rappeler que le réseau Internet est aussi, malheureusement, un champ de bataille pour les "chemises brunes".


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Published by Cyberpolice - dans Cybercriminalité
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12 décembre 2004 7 12 /12 /décembre /2004 00:00
Alors même que l'Agence de la police nationale japonaise présentait début décembre un rapport concernant les menaces terroristes islamistes et d'espionnage nord-coréen, le gouvernement annonçait sa décision de mettre en place une unité de lutte contre le terrorisme comptant plus d'une trentaine d'informaticiens, d'ici avril 2005.

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Published by Cyberpolice - dans Cyberterrorisme
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12 décembre 2004 7 12 /12 /décembre /2004 00:00
Selon un rapport du National Children's Homes britannique, la pornographie infantile sur Internet a pour pays d'origine : les Etats-Unis (à hauteur de 55%) et la Russie (23%).

Les experts de NCH constatent au Royaume-Uni une augmentation du nombre de plaintes contre des pédophiles, de 35 en 1998 à 550 en 2001.

Internet contribue à l'épanouissement des réseaux pédo-pornographiques. Par ailleurs, la sensibilisation contre la pédophilie par les journaux d'information notamment télévisés a sans doute permis aux victimes de mener plus facilement une action en justice qu'auparavant.

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