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12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 11:23

Quel est le point commun entre François Bayrou, Ségolène Royal, Jean-Marie Le Pen et Nicolas Sarkozy ? Un entretien accordé à Internautes Micro, magazine bimestriel qui s'adresse au grand public.

Pour le numéro de mars-avril, "les quatre candidats étant en mesure d'atteindre le second tour de l'élection présidentielle" ont été interrogés sur le peer-to-peer, la fracture numérique, la CNIL, l'économie, la gouvernance de l'Internet et la cybercriminalité.

Quelques jours avant l'échéance nationale, Cyber-police.org tenait à vous faire partager leurs points de vue et remercier la rédaction du magazine (redaction@idpresse.com) pour son aimable autorisation de reproduction des interviews.

Voici par ordre alphabétique les entretiens de François Bayrou, Jean-Marie Le Pen, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy accordés à Internautes Micro.

 

Entretien avec François Bayrou

Peer-to-peer et droit d'auteur

François Bayrou créa la surprise en prenant position contre le projet de la loi DADVSI au sein de l'Hémicycle. Sa cote d'amour auprès des internautes date de cette période. Un après, propose-t-il une alternative ?

François BayrouFrançois Bayrou : L'information devient désormais active, illimitée dans le temps et dans l'espace, et le partage gratuit y joue un grand rôle. Que tout ne soit pas marchand, c'est la logique quotidienne de l'Internet. Mais s'il n'y a pas de rémunération ni de protection des droits, il n'y a plus de création ! Sur ce point, la loi DADVSI n'a rien réglé, et il faudra bien sûr la corriger et l'améliorer. Mon intuition, c'est que deux secteurs vont vivre en même temps : celui des droits protégés, sous forme d'achats en ligne, moins chers qu'aujourd'hui, et un secteur dédié au partage gratuit, comprenant les oeuvres libres de droits et celles que leurs créateurs auront mises à disposition.

Fracture numérique

Aménagement du territoire, éducation, formation : quelles ambitions et quels moyens pour réduire la « fracture numérique » ?

FB : Il y a tant d'informations, de démarches administratives, d'offres commerciales qui sont accessibles seulement sur Internet, ou de façon bien plus aisée sur Internet, qu'il faut considérer et assurer comme un droit la possibilité d'accéder à celui-ci. Il peut y avoir des dispositions pensées pour certains publics ; je pense à l'accès des gens du voyage à Internet : ATD Quart Monde et d'autres demandent qu'il y ait une offre Internet haut débit par carte prépayée. Cela éviterait de devoir passer par le réseau mobile 3G, qui est très coûteux.

Cybercriminalité

Le Net est un terrain de jeu formidable pour les nouvelles mafias numériques. Quelle sera la stratégie de l'UDF ?

FB : Les Etats européens avec leurs frontières, leur droit pénal toujours différent de celui du voisin, leur police séparée, c'est une aubaine formidable pour les organisations criminelles, un boulevard pour la cybercriminalité, qui se moque des frontières administratives. Face au crime organisé, aux trafics internationaux, aux mafias, nous organisons notre impuissance.

Seule l'échelle européenne permettra de résoudre ces questions

Contrôle & Libertés

Ce « contrôle » de l'Internet pose aussi le problème du contrôle des libertés... Internet libéral ou Internet réglementé ?

FB : Plutôt que de créer sans cesse de nouvelles réglementations, il s'agit pour moi de faire appliquer sur le Net, avec les adaptations nécessaires, les réglementations qui existent : sur la concurrence (problème de la vente liée), sur l?activité commerciale (question posée par la vente sur eBay), sur les monopoles et les achats publics (libre concurrence entre logiciels et systèmes d'exploitation), etc.

L'Etat ne peut pas, dans un monde en mouvement rapide et général, trouver les réponses à la place de la société. La création, l'invention nécessitent une société de l'autonomie, la reconnaissance par les pouvoirs publics de la légitimité de partenaires civils. La direction dans laquelle il me semble le plus facile d'avancer, et qui est aussi une condition de cette autonomie, c'est la transparence.

Gouvernance de l'Internet

Au niveau international, l'Europe, l'Asie et de nombreux pays émergents remettent en cause la mainmise des autorités américaines sur l'Internet via l'ICANN. La menace est-elle réelle ? Quelles alternatives ?

FB : Je ne me prononcerai pas en terme de menaces, mais de démocratie. Nous avons dans l'Internet une initiative qui est américaine, qui bénéficie au monde entier, et qui finalement concerne tous les domaines de notre vie privée, publique, de l'activité commerciale et culturelle... il faut donc bien évidemment aller vers une régulation plus démocratique, plus partagée, de l'Internet.

Economie

Les jeunes entrepreneurs français ne manquent pas de talent. Mais toutes les grandes réussites Internet sont étrangères. Comment favoriser ce secteur innovant ?

FB : Notre pays compte beaucoup de talents créatifs et, mieux, cette créativité s'adresse spontanément au monde entier, ce qui est un atout formidable dans la mondialisation ! Beaucoup de ces talents vont à l'étranger, et c'est normal - la recherche, l'innovation se jouent à l'échelle du monde - mais beaucoup entreprennent là-bas et ne reviennent pas chez nous, ce qui est un drame national.
J'y vois deux causes : la première est que l'entrepreneur n'est pas assez aimé en France, il est trop soupçonné. La seconde est le manque de soutien pour passer de la petite entreprise, de la jeune pousse, à l'entreprise moyenne capable de travailler avec et pour le monde entier. La France manque d'entreprises moyennes.
Par conséquent, toutes les décisions en matière de réforme de l'Etat, de politique fiscale, doivent être pensées pour servir cette créativité, cette vitalité des entreprises et des chercheurs. Et la formation des jeunes - et des moins jeunes - doit être le terreau de ce développement.


Trois sites que vous aimez à consulter régulièrement et que vous conseillez à nos lecteurs ?

FB : C'est un événement très important dans l'histoire que Wikipédia soit devenu, en si peu de temps, par une démarche de coopération et de mutualisation, la plus grande encyclopédie que l'humanité ait jamais connue.
Je vais aussi régulièrement consulter le site de Jean-Marc Jancovivi, l'un de nos grands spécialistes du réchauffement climatique. Et quand il me reste quelques minutes, je visite www.france-galop.com.

 

 

Entretien avec Jean-Marie Le Pen

Peer-to-peer et droit d'auteur

Jean-Marie Le Pen s'est montré l'un des opposants les plus véhéments au projet de loi DADVSI. Il a promis son abrogation en cas d'élection. Toujours d'actualité ?

Jean-Marie Le PenJean-Marie Le Pen : La loi DADVSI sera abrogée, les échanges privés de fichiers informatiques doivent rester libres, c'est une question de principe. La licence globale (de l'ordre de 5 euros par mois selon les estimations et qui sera payée exclusivement par les internautes qui téléchargent beaucoup) permettra de rémunérer les artisites. Cette position concilie la liberté individuelle avec la juste rémunération des artistes-interprètes.

Fracture numérique

Aménagement du territoire, éducation, formation : quelles ambitions et quels moyens pour réduire la « fracture numérique » ?

J-M LP : Déjà, tous les Français ne bénéficient pas de l'Internet rapide (ADSL), et une nouvelle fracture se crée actuellement avec l'Internet à très haut débit (par fibre optique) puisque les opérateurs se battent pour câbler les centres-villes : on aura ainsi des surcapacités dans les villes et rien dans les zones faiblement peuplées !
Je considère pour ma part que l'Etat doit avoir un rôle de coordination (notamment par des appels d'offres) et fixer comme grand objectif national que 80% des Français accèdent à l'Internet par fibre optique, les autres ayant l'ADSL. C'est un projet ambitieux, mais nécessaire pour pouvoir réussir dans l'économie numérique.

Economie

Les jeunes entrepreneurs français ne manquent pas de talent. Mais toutes les grandes réussites Internet sont étrangères. Comment favoriser ce secteur innovant ?

J-M LP : La domination des Etats-Unis sur Internet est réelle, comme elle l'est dans l'informatique, avec Microsoft d'ailleurs. Que faire ? Créer les conditions de l'émergence de champions nationaux et mondiaux ! Les créateurs d'entreprise sont écrasés par les charges et la réglementation ! Il faut libérer notre économie, baisser les impôts, relancer la croissance pour que nos entrepreneurs les plus brillants ne partent pas à l'étranger. Cette fuite des talents trahit l'incompétence de ceux qui nous gouvernent depuis 30 ans.

Cybercriminalité

Le Net est un terrain de jeu formidable pour les nouvelles mafias numériques. Quelle sera la stratégie du FN ?

J-M LP : Ceux qui sont incapables de combattre la délinquance dans notre vie concrète le sont évidemment aussi dans le monde virtuel de l'Internet et des réseaux ! La politique de retour à la sécurité que je mettrai en place concernera également la cybercriminalité, et elle nécessitera des moyens supplémentaires, mais qui n'empiéteront pas sur les libertés individuelles.

Contrôle & Libertés

Ce « contrôle » de l'Internet pose aussi le problème du contrôle des libertés... Internet libéral ou Internet réglementé ?

J-M LP : Il ne faut pas opposer la sécurité et la liberté : la première des libertés c'est la sécurité ! Sur Internet comme dans la vie "réelle", la sécurité doit être assurée à tous. Internet offre un nouvel espace d'expression, chacun avec son blog peut influencer l'opinion, cette liberté et cette richesse doivent être garanties. Je fais confiance à la liberté et au discernement des Français et je m'oppose à toute entrave à la liberté d'expression.

Quant aux rôles et missions de la CNIL, d'une façon générale, je ne suis pas favorable à la création de "commissions" chargées de régenter un domaine précis et dans lesquelles on nomme des amis du pouvoir, mais plutôt à des textes de loi clairs et défendant l'intérêt général. Pour élaborer les consignes concernant la campagne électorale, la CNIL a d'ailleurs invité toutes les formations politiques, sauf le Front National ! La neutralité de la CNIL serait une première condition à poser.

 

Trois sites que vous aimez à consulter régulièrement et que vous conseillez à nos lecteurs ?

J-M LP : www.lepen2007.fr : bien sûr, pour suivre ma campagne électorale. www.frontnational.com, www.ina.fr pour rechercher des vidéos intéressantes.

 

 

Entretien avec Ségolène Royal

Peer-to-peer et droit d'auteur

En mai 2006, vous vous êtes prononcé contre le projet de loi DADVSI qui pénalise les échanges illégaux de biens culturels via les réseaux d'échange peer-to-peer. Abrogerez-vous ce texte, l'adapterez vous ? Quelles solution de rémunération proposerez vous aux artistes, quels nouveaux modèles économiques envisagez vous ?

Ségolène RoyalSégolène Royal : L'annulation par le Conseil constitutionnel des dispositions de la loi DADVSI portant sur le peer-to-peer a démontré le caractère juridiquement erroné et impraticable des choix faits par le gouvernement de droite. Par ailleurs, la stratégie fondée sur l'intimidation judiciaire et les DRM a échoué. La filière musicale est en train de choisir un nouveau modèle économique fondé sur des offres gratuites ou sans DRM.
Nous devrons donc reprendre ce dossier avec les acteurs du secteur, y compris les associations de consommateurs. Nous devrons ainsi assurer les droits d'auteur et la rémunération des usages qui ne peuvent être interdits : redevance pour copie privée, et licence globale pour les téléchargements. Parallèlement, nous devrons garantir aux consommateurs l?interopérabilité.

Fracture numérique

Le programme du parti socialiste annonce que «l'accès universel à l'internet de haut débit sera garanti». Que cela signifie-t-il concrètement ?

SR : La priorité sera de développer les infrastructures pour généraliser l'accès au haut débit. Nous achèverons la couverture du territoire par un programme national d'aménagement numérique et par la création d'un fonds numérique pour les projets des collectivités locales. Une nouvelle génération d'infrastructures fondées sur la fibre optique pourra être construite dans le cadre de ce programme.

Cybercriminalité
 
Le Net est un terrain de jeu formidable pour les nouvelles mafias numériques. Quelle sera la stratégie du PS ?

SR : Dans ce domaine, nous devrons lutter contre la "vraie"  cyberdélinquance, ce qui passe par une adaptation technologique des services de police. Ainsi la gendarmerie, qui a déjà engagé sa mutation technologique, s'est vue confier la traque des pédophiles, avec quelques succès. Comme dans le domaine du renseignement, il est important de revaloriser les fonctions techniques par la formation des policiers et en leur adjoignant des porteurs de compétences techniques.

Contrôle & Libertés

Ce «contrôle» de l'Internet pose aussi le problème du contrôle des libertés... Internet libéral ou Internet réglementé ?
 
SR : Les principes qui sont à l?origine de l'Internet en ont fait un système favorable à l'innovation où coexistent une pluralité d?usages, d'acteurs et de modèles économiques. Il faut préserver ce caractère.
Comme le rappelle le juriste américain Lawrence Lessig, plutôt que de légiférer trop et trop tard vis-à-vis des évolutions technologiques de l'Internet, il convient d'inscrire "en amont", au sein de l'architecture de l'Internet, les principes de protection des libertés démocratiques auxquelles nous sommes attachés : l'interopérabilité, l'ouverture et la préservation de la neutralité de l'Internet.

Je renforcerai les moyens de la CNIL pour lui permettre de faire face à ses missions. J'entends revenir sur les dispositions des lois Sarkozy votées depuis 2002 qui, au nom de la lutte contre la délinquance, contre l'immigration irrégulière ou contre le terrorisme, ont fortement déséquilibré notre système de protection des données personnelles.

Démocratie participative

Une fois la campagne terminée, Internet servira-t-il à promouvoir et mettre en pratique le principe de «démocratie participative» défendu par la candidate socialiste ?

SR : Grâce au réseau Désirs d'avenir, nous avons expérimenté, au cours des derniers mois, de nouvelles méthodes de débat en ligne : plus de 135.000 contributions ont été déposées sur le site. Pour traiter ces contributions et en dégager des synthèses, nous avons mis en place des dispositifs collaboratifs. J'entends tirer parti de cette expérience pour promouvoir de nouvelles formes de débat public.

Economie
 
Les jeunes entrepreneurs français ne manquent pas de talent. Mais toutes les grandes réussites Internet sont étrangères. Comment favoriser ce secteur innovant ?

SR : Il va falloir créer tout un environnement favorable à l'innovation, en prenant en compte les particularités du monde de l'Internet et dulogiciel. La droite a exalté les PME, les entrepreneurs, les "jeunes pousses"... mais elle a continué de financer la R&D des grands groupes. Alors que l'innovation est, dans ce domaine plus qu'ailleurs, souvent le fait de petite structures au développement très rapide. Les conditions d'accès aux aides doivent être revues. Imposer des contraintes de fonds propres à une start-up  n'a ainsi pas forcément de sens. Les procédures doivent être accélérées.

Du soutien aux PME au financement de la R&D, je souhaite réorienter les politiques d?innovation autour de logiques d?ouverture : standards ouverts, publications scientifiques ouvertes,  stratégies « Open Source ».

Trois sites que vous aimez à consulter régulièrement et que vous conseillez à nos lecteurs ?

En ce moment, je n'ai le temps d'en consulter qu'un, pour rester à l'écoute des citoyens qui m'accompagnent dans ma démarche : c'est le site participatif que j'ai créé : www.desirsdavenir.org

 

   

Entretien avec Nicolas Sarkozy

Peer-to-peer et droit d'auteur

Nicolas Sarkozy a approuvé le projet de loi DADVSI et soutenu les choix du ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, très critiqué par les internautes et parfois au sein même de l'UMP. Rouvrira-t-il le débat après son élection ?

Nicolas SarkozyNicolas Sarkozy : Ma position n'a pas changé, la loi réaffirme la protection de la propriété littéraire et artistique dans l'univers numérique. C'était le préalable indispensable à l'émergence d'offres légales, quelle que soit la technique utilisée. C?est très exactement ce qui se passe depuis quelques mois, à l'opposé d'une « licence globale » qui aurait gelé et asséché ce secteur. Le dossier n'est pas clos pour autant, le bilan prévu pour fin 2007 sera bien réalisé, de la façon la plus ouverte possible, et les conditions d'usage des oeuvres numériques doivent évoluer, je souhaite que l'interopérabilité devienne une priorité stratégique industrielle européenne.

Fracture numérique

Aménagement du territoire, éducation, formation : quelles ambitions et quels moyens pour réduire la «fracture numérique» ?

NS : Il y a plusieurs fractures. La première est celle de l'accès à l'Internet, que je veux voir reconnu comme une obligation de service public sur tout le territoire ; mais surtout il faudra mettre en oeuvre un cadre réglementaire favorable aux investissements en très haut débit des opérateurs. La seconde est celle de l'équipement et de la pratique : tous n'ont pas les moyens d'acquérir un ordinateur, ni le temps d'acquérir les connaissances nécessaires à sa bonne utilisation. Je ne veux pas de « laissés pour compte » du numérique, qu'ils soient seniors, sans emploi, étudiants, personnes isolées, ou autres. C'est pourquoi je souhaite renforcer considérablement l'usage d'Internet dans l'éducation ; mais aussi créer un véritable réseau de formation de proximité à l'Internet, appuyé par exemple sur le réseau des points d'accès publics à l'Internet.

Cybercriminalité

Le Net est un terrain de jeu formidable pour les nouvelles mafias numériques. Quelle sera la stratégie de l'UMP ?

NS : La cybercriminalité peut être financière, mais elle concerne aussi la pédophilie ou l'incitation des mineurs à la violence... La première ligne de défense, c'est l'utilisateur. D'où l'importance d'un très large effort de formation à l'usage d'Internet. Dans le projet de loi relatif à la prévention de la délinquance que j'ai présenté au Parlement, il est prévu également la création de « cyber-patrouilles » pour enquêter sur de tels délits. Les moyens existent, mais leur organisation actuelle souffre de dispersion et d'absence de coordination. Cette coordination doit avoir lieu, tant au niveau national qu'international.

Contrôle & Libertés

Ce «contrôle» de l'Internet pose aussi le problème du contrôle des libertés... Internet libéral ou Internet réglementé ?

NS : Il n'y a pas et il ne doit pas y avoir de différence entre les libertés numériques et les libertés du monde physique. Tout l'objet des différentes lois récentes ou en cours d'élaboration est bien celui-ci : parvenir à transposer dans l'univers numérique, la protection de nos droits physiques. Cette régulation ne s'oppose pas à la liberté, elle la permet. Elle ne s'oppose pas à la mise en place de mesures favorisant l'extraordinaire dynamique d?Internet, elle l'encourage.

Le développement des fichiers, d'Internet, et des multiples applications numériques dans la vie quotidienne, je pense au dossier médical personnel par exemple, rend le rôle de la CNIL de plus en plus important. Elle doit disposer des moyens nécessaires à ses missions, ce qui n'est pas le cas pour le moment. Mais elle doit aussi veiller à ce que ses décisions soient strictement inspirées par la recherche de l'intérêt général et non par quelques positions particulières ou dogmatiques.

Gouvernance de l'Internet

Au niveau international, l'Europe, l'Asie et de nombreux pays émergeants remettent en cause la main mise des autorités américaines sur l'Internet via l'Icann. La menace est-elle réelle ? Quelles alternatives ?

La gestion actuelle par l'ICANN n'est pas une « menace » pour les autres pays. La véritable menace serait de voir ces questions du ressort de pays peu respectueux de la liberté d'expression. La création, à la suite du dernier Sommet mondial sur la société de l'information de Tunis, d'une plateforme de dialogue permanent, le Forum sur la Gouvernance d'Internet, est un premier pas vers une gestion plus équilibrée de l'Internet à l'échelle internationale. Il faut aller plus loin. Je souhaite que la France participe plus activement à ces discussions qui structurent l'avenir d'Internet dans le monde, et la prochaine réunion du forum, en novembre 2007 à Rio, en donnera l'occasion.

Trois sites que vous aimez à consulter régulièrement et que vous conseillez à nos lecteurs ?

NS : (NDLR : Pas de réponse).

 

 

Pour contacter la rédaction du magazine Internautes Micro, vous pouvez adresser un message électronique à redaction@idpresse.com

 

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15 septembre 2005 4 15 /09 /septembre /2005 00:00

GEND'info, le magazine d'information de la gendarmerie nationale française, consacre un important dossier à la cybercriminalité, dans son numéro de septembre (n°279).

Gend'Info n°279 - La cybercriminalitéComme le souligne le directeur général de la gendarmerie nationale, le général d'armée Parayre, "la gendarmerie est totalement dans son rôle quand elle s'investit dans tout ce que l'on regroupe sous ce terme générique de cybercriminalité. Elle le fait avec la volonté de toujours mieux s'adapter à la réalité du moment, de se coordonner aussi bien au niveau national avec la police au sein de l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC) ou du centre national d'analyse d'images pédopornographiques (CNAIP) du STRJD [NDLR = STRJD : Service technique de recherches judiciaires et de documentation], qu'au niveau européen comme l'ont montré les arrestations de pédophiles dans notre pays au printemps 2005 à partir d'une enquête hollandaise" [NDLR = lire l'article Callidus : le coup de filet européen].

Articulée autour de 10 articles, la présentation de l'implication des militaires de la gendarmerie dans la lutte contre la cybercriminalité est très intéressante et permet de faire le point sur le savoir-faire et les moyens de l'Institution :

- Les nouveaux enjeux de la gendarmerie
- Unité spéciale contre les braqueurs du Net : l'OCLCTIC
- Les nouveaux phénomènes
- Les experts du numérique et du Web
- Images pédopornographiques : une question de détails
- Des programmes bien utiles pour les gendarmes
- Techniciens en investigations… numériques
- Serruriers du Web contre hackers mineurs
- Surfacturation électronique
- Les entreprises au cœur de la crise

Afin de lutter plus efficacement contre le technocrime, la DGGN (Direction générale de la gendarmerie nationale) a prévu de renforcer ses moyens notamment par :

- la formation jusqu'en 2007-2008 d'une soixantaine d'enquêteurs spécialisés dans les nouvelles technologies. Ces derniers viendront prêter mains fortes aux 110 personnes déjà formées.

- la création d'une division de lutte contre la cybercriminalité au sein du STRJ (Service technique de recherches judiciaires et de documentation) regroupant le CNAIP et le département de surveillance Internet.

Au travers de ce dossier, la gendarmerie joue un rôle pédagogique en définissant les différents cas de fraudes via les nouvelles technologies : piraterie informatique, mail bombing, skimming, phishing, piratage de logiciels, piratage téléphonique.

GEND'info présente également, dans l'article Les experts du numérique, le département Informatique et électronique créé en 1992 au sein de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) et le département de lutte contre la cybercriminalité créé en 1998 au sein du STRJD.
Rappelons que tout internaute peut signaler les sites qui l'ont choqué en envoyant un courrier électronique à : judiciaire@gendarmerie.defense.gouv.fr.

Par ailleurs, Images pédopornographiques : une question de détails (diffusé avec l'autorisation de la gendarmerie nationale) est un article très instructif sur les méthodes d'identification des victimes de pédopornographie. Il est à noter qu'à l'occasion de la présentation du plan anti-cybercriminalité et du rapport du groupe de travail de Thierry Breton en avril 2005, le ministre de l'Intérieur a réaffirmé les domaines de compétence de la gendarmerie et de la police concernant la surveillance des contenus illicites véhiculés par Internet : à la gendamerie revient la veille des contenus pédopornographiques.

Après le "niveau central", le magazine aborde les moyens humains et matériels au sein des unités territoriales en prenant pour exemple les "N-Tech" (autrement dit les techniciens d'investigations numériques) de la section de recherches de Marseille.

Enfin, vous pourrez retrouver dans Serruriers du web contre hackers mineurs, les dessous de l'opération menée en mai 2005 contre un réseau de piratage informatique et dont Cyberpolice avait relaté les grandes lignes à la suite des interpellations en France et en Belgique (lire l'article Des hackers pris dans la Toile du 10 mai dernier).

 

>> Pour en savoir plus

- Site de la gendarmerie nationale
- Le service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRJD)
- L'institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN)
- Article "Images pédopornographiques : une question de détails" de GEND'Info (article diffusé avec l'autorisation de la gendarmerie nationale)
- Des hackers pris dans la Toile
- Callidus : le coup de filet européen
- Gendarmerie versus Cybercriminalité
- Deux ministres engagés dans une même lutte
- Le décret portant création de l'OCLCTIC

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12 septembre 2005 1 12 /09 /septembre /2005 00:00

La rédaction de Cyberpolice vous recommande la lecture du dernier livre de François-Bernard Huyghe : Comprendre le pouvoir stratégique des médias aux éditions Eyrolles.

Comprendre le pouvoir stratégique des médiasCertes, il n'est pas consacré à la cybercriminalité et n'évoque le cyberterrorisme que dans quelques pages. Toutefois, il permet au lecteur d'avoir une vision globale des médias et de leur impact sur les individus, les sociétés et les idées.

Médiologue, Docteur d'État en sciences politiques, François-Bernard Huyghe est l'auteur de nombreux ouvrages et articles de qualité (dont Cyberpolice s'est déjà fait l'écho). Il enseigne et dirige aussi, depuis de nombreuses années, des recherches en médiologie, en intelligence économique et en stratégie de l'information, notamment sur le campus virtuel de l'Université de Limoges, avec l'Institut de Recherche en Intelligence Informationnelle et l'IRIS (Institut des Relations Internationales Stratégiques). Il participe également à la Lettre Sentinel, aux Cahiers de médiologie, à Medium et à Agir.

Sur son site huyghe.fr, le sociologue constate que « nos moyens d’information et de communication jouent un rôle décisif. Les « vieux » débats (Les médias sont-ils objectifs ? La télévision fait-elle le vote ? Abrutit-elle les gens ?) sont totalement dépassés. Comme sont aussi dépassées les utopies des années 90 (Le monde pacifié et prospère grâce aux NTIC. Branchez-vous et vivez dans la société de l’information). Le bouleversement est à la fois plus profond et plus complexe. »

Avec ce nouvel ouvrage, François-Bernard Huyghe traite le pouvoir stratégique des médias en abordant 100 notions, le tout construit autour des 5 axes suivants :

- Comment les idées se propagent. Une croyance, une notion, cela s’attrape par exposition et répétition. Avant de parvenir dans nos têtes, les idées ont un trajet social et médiatique. Comment certaines notions que nous ignorions, il y a dix ou vingt ans se sont-elles si largement imposées ? Lesquelles, au fait ?

- Comment les hommes obéissent aux hommes. L’autorité de la loi, de la tradition ou de l’élection populaire ne sont plus les seules sources du pouvoir. Comment dirige-t-on les masses avec des images, par influence et par des relais indirects ?

- Comment fonctionnent les médias, le système à communiquer. Quelles « performances » nous autorisent et à quels comportements nous incitent nos techniques ? Où passe la frontière du possible et de l’utopique ? Comment ces drôles de machines changent-elles vraiment le monde ?

- Comment nous percevons la réalité. Quelle sorte de connaissance nous fournissent nos systèmes à voir et à comprendre ? Avons-nous une représentation plus juste depuis qu’il y a des caméras, des écrans et des réseaux partout ? Comment savoir à l’ère numérique ?

- Comment nous luttons. Comment naissent et se développent luttes et désordres ? Comment les affrontements et les crises prennent-ils plus de virulence non pas en dépit mais à cause de nos moyens de communication ? Le village global que nous imaginions apaisé et unifié découvre les formes high tech de l’archaïque conflit.
A cette occasion, l'auteur traite les éléments constitutifs tant de la guerre du fort que de la guerre du faible : cyberterrorisme, guerre de l'information, web de crise, désinformation, asymétrie...

Comprendre le pouvoir stratégique des médias est d'autant plus une boîte à outil intellectuelle indispensable, qu'une bibliographie, riche et classée par thèmes (généralités sur l'information et la communication, le pouvoir des médias, nouvelles technologies et société de l'information, guerre de l'information et infostratégie, idéologies et débats médiatisés, conflits et crises, glossaires, dictionnaires et livres sur la langue) vous permettra de poursuivre la déconstruction sociale des médias. Les adeptes des sciences sociales et des références sociologiques et philosophiques seront ravis par les quelque 240 pages du livre.

A lire sans modération !


Comprendre le pouvoir stratégique des médias, de François-Bernard Huyghe, éditions Eyrolles, septembre 2005, 240 pages.

Commander ce livre sur Amazon ou sur le site des éditions Eyrolles


>> Articles et livres et articles de François-Bernard Huyghe présentés sur le site :

- Jihad à l'ère numérique, 2005
- La quatrième guerre mondiale, éditions Du Rocher, 2004
- Ecran / Ennemi, éditions 00h00, 2002
- L'ennemi à l'ère numérique, éditions PUF, 2001

>> Pour en savoir plus sur l'auteur :

huyghe.fr 

 
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7 septembre 2005 3 07 /09 /septembre /2005 00:00

Il existe sur Internet un outil très simple et très répandu pour pirater les sites des entreprises et y trouver des informations qu'elles ne souhaitent pas diffuser. Son nom : Google.

En effet, en envoyant des requêtes spécifiques, il est possible d'accéder à quantité d'informations aussi variées que mots de passe, voies d'accès aux intranets, images des caméras de surveillance...et bien entendu fichiers divers et variés contenant des données secrètes et vitales.

Cet ouvrage est un outil de prévention. il a été conçu pour les responsables des systèmes d'information pour leur montrer où sont les failles potentielles dans leur S.I. et comment le protéger des intrusions malveillantes qui utilisent les moteurs de recherche.

Commander ce livre sur Amazon

Google Hacking de Johnny Long, éditions Dunod, 2005.

 

 
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29 janvier 2005 6 29 /01 /janvier /2005 00:00

"C'est un mouvement sorti de nulle part qui vise à modifier l'esprit du public. Et ce mouvement soutient que la culture et la connaissance peuvent être appropriées et qu'en conséquence la culture et la connaissance doivent être protégées de la même façon que nous protégeons n'importe quelle propriété. Ces dernières années, cette version erronée était inoffensive. Avec l'émergence des nouvelles technologies, il est devenu indispensable de la combattre. Car ces technologies, si elles permettent un bouillonnement créatif, peuvent être utilisées pour contrôler la culture et la connaissance d'une façon qu'aucune société libre n'a jamais tolérée." (Préface de Lawrence Lessig)

Dans cet essai très documenté, Florent Latrive met à jour les enjeux de la bataille en cours autour de la propriété intellectuelle. Qu'il s'agisse de musiques ou d'images en ligne, de circulation des savoirs ou de brevets sur les médicaments, il plaide pour une ouverture raisonnée et contre le tout juridique. Au lieu de criminaliser tous les "pirates" sans distinction, établissons un régime équilibré de l'immatériel. Où créateurs et public ne seront
plus soumis aux diktats des intermédiaires et producteurs.

Florent Latrive, 32 ans, est journaliste à Libération. Coéditeur de Libres enfants du savoir numérique avec Olivier Blondeau (Éclat, 2000), il a aussi publié Pirates et flics du net (Le Seuil, 2000) avec David Dufresne.

Télécharger gratuitement le livre au format pdf (voir les conditions de la licence Creative Commons)

Pour acheter ce livre : Commander ce livre sur Amazon

Site internet de "Du bon usage de la piraterie"

Du bon usage de la piraterie, de Florent Latrive, éditions Exils, octobre 2004.

 

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25 septembre 2004 6 25 /09 /septembre /2004 00:00
Des rumeurs aux sites web contestataires en passant par le cyberactivisme, Internet est devenu le lieu où naissent et s'amplifient des crises aux dimensions et aux formes inédites.

Destiné aux directeurs de la communication, consultants mais aussi aux enseignants et aux étudiants, ce livre sans concession décrypte les mécanismes qui animent les crises sur Internet, propose des stratégies et des moyens de répondre en ligne. Tous ceux et toutes celles qui ont en charge de gérer la réputation de leur organisation trouveront dans "Rumeur sur Internet" les moyen de comprendre l'influence d'Internet, d'anticiper les risques médiatiques et d'utiliser efficacement ce vecteur en situation de crise.

Rumeur sur Internet. Comprendre, anticiper et gérer une cybercrise, de Didier Heiderich, Editions Village Mondial, 2004.

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30 mars 2004 2 30 /03 /mars /2004 00:00
En admettant que la guerre froide ait été la troisième, la quatrième a-t-elle commencé le 11 Septembre ? Deux sortes d’idéologues au moins en sont persuadés : les terroristes jihadistes et les faucons U.S. qui prétendent les combattre en supprimant tous les dangers en amont. Comme ils l’ont expérimenté hier en Irak. Demain, leur quête d’une sécurité impossible (zéro ennemi, zéro sanctuaire, zéro arme de destruction massive ?) peut étendre le conflit ailleurs.
 
Les deux camps font tout pour le transformer en guerre perpétuelle, sans victoire possible. Les rapports de force y compteront moins que les croyances et les représentations.
 
L’auteur analyse la logique du terrorisme, ses objectifs symboliques, mais aussi les projets des stratèges, les réseaux d’idées à Washington, le fonctionnement et les ratés de la surveillance planétaire, la fabrication des images ou des illusions médiatiques, le jeu de l’influence idéologique et culturelle. Ces machineries invisibles font que le conflit est désiré, pensé, promu. Face à elles, il ne faut guère compter sur le moralisme sermonneur ni se contenter de dénoncer des intérêts cachés, mais il est urgent de décrypter la nouvelle polémologie de l’information.

 
Docteur d’État en Sciences Politiques et habilité à diriger des recherches en Sciences de l’Information et de la Communication, François-Bernard Huyghe, (La soft-idéologie, La langue de coton, Les Empires du mirage) travaille sur les rapports entre information et conflit et enseigne à HEC, ainsi qu’à l’École de Guerre Économique. Médiologue et fondateur de l’Observatoire d’Infostratégie, il a notamment écrit "L’ennemi à l’ère numérique, Chaos, Information, Domination" et anime des recherches sur les rapports entre information et conflit.

 
Quatrième guerre mondiale de François-Bernard Huyghe, Editions Du Rocher, 2004.

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20 novembre 2002 3 20 /11 /novembre /2002 00:00
En 2005, un milliard de personnes, soit le sixième de la population mondiale, accéderont au Net. L’extraordinaire développement de ce nouveau média, les bouleversements dont il est porteur ne permettent plus de penser Internet comme une simple utopie, ou comme une vulgaire affaire de marchands.

Il s’agit désormais d’un univers riche et complexe, où se confrontent des firmes multinationales, des communautés d’internautes en tous genres, des génies du logiciel et des pirates, des dictatures et des États démocratiques, des « régulateurs » et des anarchistes... Les rivalités entre acteurs du cyberespace sont d’abord politiques, et leurs stratégies de conquête des territoires virtuels peuvent être qualifiées de « géopolitiques ». C’est cette étonnante et mal connue « géopolitique du cyberespace » qu’explore dans ce livre Solveig Godeluck.

Grâce à une enquête au long cours, elle éclaire la nature et le rôle réel des différents acteurs. Et elle révèle les enjeux majeurs liés au contrôle des infrastructures de réseau, à la propriété intellectuelle, à la protection des données personnelles, à la censure ou à la lutte antiterroriste. Elle explique pourquoi le gouvernement du Net ne doit pas être laissé aux mains d’une élite technicienne : lorsque la libre parole, d’abord fécondée par les réseaux, commence à régresser en ligne, c’est que la démocratie est mise à rude épreuve dans le monde réel. L’auteur, après avoir montré les dangers qui guettent nos sociétés, indique quelques pistes pour sauver le meilleur de ce qu’Internet nous apporte.
 
 
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20 novembre 2002 3 20 /11 /novembre /2002 00:00
Sur l’écran des télévisions ou des ordinateurs, éclatent des conflits inédits - terrorisme-spectacle, guerres séduction sans dégât cathodique collatéral, mais aussi des formes nouvelles de désinforamtion, de mésinformation, d’infoguerre, économique, civile, culturelle...

Notre société se réclame sans cesse de l’information et la communication, mais les stratégies de dominance par l’information ou de communication par la terreur y prolifèrent. Les réseaux clandestins et la toile, les fatwas et l’utopie d’un soft power amérciain, des souris et des bombes, tels risquent d’être les symboles du monde de demain.

Ce livre nous aide à comprendre la logique des affrontements à venir. Une logique où des moyens de transmission se transforment en moyens de destruction et de perturbation.

Ecran / Ennemi, de François-Bernard Huyghe, Editions 00h00, 2002.
 
 
Cyberpolice vous invite, avec l'autorisation de l'auteur, à télécharger librement  Ecran / Ennemi au format pdf (volume : 1 Mo).
 
 
>> Pour en savoir plus :
 

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19 novembre 2002 2 19 /11 /novembre /2002 00:00
Cablex, le leader français des télécommunication, est victime d’un krach boursier sans précédents : - 40 % en une seule journée ! Un paisible touriste américain est retrouvé mort dans les ruines de l’Abbaye de Jumièges en Normandie. Robert Evans, colonel du G.C.H.Q. britannique meurt à Londres dans un attentat de l’I.R.A....

A partir de ces trois faits divers, les événements vont se précipiter. Soupçonnant une vaste opération de désinformation, le groupe français engage un journaliste qui découvre l’implication d’un fonds d’investissement proche du Gouvernement américain. De son côté, un ancien agent des services secrets français met le doigt dans un engrenage infernal qui, à partir d’un simple cadavre, va le mener jusqu’au cœur des programmes ultra-secrets de la National Security Agency américaine. L’enquête, menée tambour battant, permettra aux deux hommes, alliés à un pirate informatique serbe exfiltré du Kosovo, de démonter les arcanes d’un gigantesque complot.

Réussiront-ils à déjouer les pièges tendus par un ennemi aussi puissant qu’invisible ? Le groupe Cablex parviendra-t-il à prendre pied sur le marché de la commutation optique, clé de voûte du futur Internet ? Réseau Echelon, piratages informatiques, terrorisme, manipulations financières, outsourcing..., les auteurs, deux journalistes français, passent en revue les nouvelles armes de la guerre économique.

Une plongée étourdissante dans les coulisses de la mondialisation. La face cachée de la société de l’information enfin révélée. Une description haletante de la bataille qui s’engage pour le contrôle des réseaux à haut débit. Et celui de l’information, l’or noir du XXIème siècle. Fi@t lux ! Que la lumière soit.

Opération Fi@t Lux (roman) de Thomas O’Neil et Jean de Kérily, Ed. du Rocher, 2002.

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