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5 juin 2005 7 05 /06 /juin /2005 00:00

Le lecteur de l'article aura l'impression de lire Fi@t Lux, le roman que la rédaction de Cyberpolice vous présentait en 2002.

Au programme de l'histoire qui vient de se dérouler ces derniers jours en Israël : espionnage économique, déstabilisation industrielle, ramification européenne, impact politique, le tout au coeur d'un pays à la pointe des technologies militaires sensibles, situé dans la poudrière proche-orientale.

Pourtant, ce ne sont pas ces dernières technologies qui sont visées, mais des parties du secteur industriel israélien traditionnel.

 

:: D'une simple affaire de famille... ::

Tout débute en novembre 2004 par une plainte d'un écrivain israélien, Amnon Jacont, qui a constaté que des passages entiers de ses livres, qui ne sont pas encore publiés, sont diffusés sur Internet. Les enquêteurs découvrent dans l'ordinateur de l'écrivain, un cheval de Troie. Les policiers remontent la piste du programme informatique jusqu'à son gendre, Michaël Haephrati, 41 ans, informaticien, vivant en Grande-Bretagne et en Allemagne.

Le système mis au point lui permettait d'avoir accès à l'ensemble des informations contenues sur le disque dur de l'ordinateur de son beau-père.

Mais la surprise des enquêteurs est d'autant plus grande que cette affaire d'espionnage  familial prend une ampleur industrielle.

 

:: ... au démantèlement d'un vaste système d'espionnage économique ::

Michaël Haephrati et son épouse Ruth Brier-Haephrati louaient le programme informatique à des sociétés privées d'investigation qui, elles-mêmes, revendaient des informations industrielles piratées à leurs clients.

Des sociétés de téléphonie mobile, de télévision par satellite et un importateur de véhicules auraient notamment demandé à des agences privées d'espionner leur concurrent. Une société de logiciels aurait été également informée des données présentes sur l'ordinateur d'un journaliste économique. Mais la saisie des matériels informatiques par les policiers pourrait amener d'autres révélations. Selon la presse britannique, 80 entreprises israéliennes auraient été vicitimes d'espionnage.

Pour le moment, 9 compagnies de détectives sont mises en causes.

 

:: Des interpellations en série ::

La police israélienne a procédé à une vingtaine d'interpellations de grands patrons de sociétés. Mais, au moins soixante suspects intéressent les services de police. Interpol et la police londonienne ont soutenu les enquêteurs de Tel-Aviv en arrêtant le couple Haephrati à Londres, pour être extradé.

 

:: Guerre économique ::

La guerre économique fait rage. Mais avec l'utilisation des nouvelles technologies et des réseaux informatiques, elle est devenue depuis quelques années une véritble guerre économique numérique. Tout est bon pour arriver à la victoire financière.

Cette affaire d'espionnage industrielle est dévoilée à un moment où l'économie israélienne n'est pas en grande forme et pourrait bien avoir des conséquences politiques intérieures si des ramifications sont découvertes à l'étranger. Le programme informatique de Michaël Haephrati est peut-être utilisé actuellement par d'autres sociétés...

 

:: Retour sur la notion de "cheval de Troie" ::

Un cheval de Troie (version numérique) est un programme informatique caché qui peut être mis en oeuvre via un programme « officiel » attrayant placé sur un CD-Rom ou tout simplement dans un message électronique.

Généralement, un cheval de Troie sert à ouvrir une brèche dans le système de sécurité de votre ordinateur. Un pirate pourra alors prendre le contrôle de votre machine. Une fois installé sur un ordinateur, le "horse trojan" travaillera à votre insu et transmettra un grand nombre d'informations : vos mots de passe, informations sensibles, etc.

 

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15 mai 2005 7 15 /05 /mai /2005 00:00
Le service de coordination de la lutte contre la criminalité sur Internet (SCOCI) vient de rendre public son rapport d'activité pour 2004, sa deuxième année de fonctionnement.

En effet, le SCOCI a été mis en place au sein de l'Office fédéral de police (Fedpol) suite à la décision conjointe, du département fédéral de justice et police (DFJP) et de la Conférence des chefs des départements cantonaux de justice et police (CCDJP), de lutter contre la cybercriminalité. Les internautes suisses, constatant des infractions pénales, sont invités à faire part au SCOCI de leurs informations en transmettant notamment les pages web pouvant être incriminés.

Tout au long de sa deuxième année de service, l'organisme helvête a reçu de la population une moyenne mensuelle de 508 communications de soupçons, soit un total de 6097 communications.

A l'instar de 2003, le rapport souligne que les «spams» (autrement dit les e-mails non sollicités) sont le premier thème des communications des Suisses reçues au SCOCI en 2004. Avec une proportion de 30%, ils se placent devant la « pornographie dure » (21,5%). En revanche, la pornographie en général est net en recul (14% contre 20% en 2003).

Par ailleurs, le service de coordination a constaté une hausse des communications liées à des délits économiques, et notamment au «phishing» (accés aux données personnelles d’utilisateurs crédules par le biais de courriers électroniques ou de faux sites internet).

De nouvelles rubriques sont apparues dans les statistiques du rapport : "teen-modelling", infractions à la loi sur les armes, infractions à la loi sur les loteries, le trafic d'organes, le trafic de drogue et de médicaments. Cela démontre bien tout le potentiel criminogène d'Internet !

Le SCOCI ne se contente pas de traiter les courriers des internautes. Le service de coordination est aussi chargé de rechercher des contenus illicites sur le web et de procéder à des analyses dans le domaine de la criminalité sur Internet.

Les élements constitutifs des contenus Internet illicites ayant une importance pénale sont la « pornographie dure » (selon le SCOCI : actes d'ordre sexuel avec des enfants, des animaux, des excréments humains ou actes de violence), la représentations de la violence à caractère non sexuel, l'extrémisme, le racisme, mais aussi les indices d'accès indu à des systèmes informatiques, la propagation de virus informatiques, la détérioration de données, l'abus de cartes de crédit, les violations des droits d'auteur et le trafic d'armes.

Dans le cadre de ce "monitoring", le service de coordination a travaillé uniquement sur les cas ayant un lien avec la Suisse et la pornographie enfantine.

Il en a résulté, selon le rapport d'activité, 438 cas suspects (contre 100 cas en 2003) ont été transmis aux autorités cantonales judiciaires et 171 dossiers (pornographie enfantine et actes de violence à caractère sexuel), via Interpol, à une vingtaine d'autorités pénales étrangères : aux Etats-Unis (76), en Russie (34), Corée (26), Espagne (15), Chine (8), Australie (6) et Bélize (4), notamment.

 

:: Pour plus d'informations ::

>> A lire
- Le rapport d'activité 2004 du SCOCI (format pdf)
- Site de l'Office fédéral de police suisse (fedpol)
- Site du Département fédéral de justice et police suisse (DFJP)

 

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1 mai 2005 7 01 /05 /mai /2005 00:00

La criminalité prolifère aisément dans le « cyberespace ». Les nombreux articles diffusés par Cyberpolice permettent de s'en rendre compte. Depuis quelques années, les internautes subissent les désagréments de la généralisation du spam (ou pourriel) dans leurs boîtes aux lettres électroniques. Rien de plus énervant que de trouver des courriers non désirés rendant peu visibles les méls personnels.

Au spam, il faut ajouter le scam qui sévit depuis 3 ans sur le Net. Si les noms sont resssemblants, la nature du message est très différente. Scam désigne en anglais une arnaque :

Vous recevez un courrier électronique d'un fils ou d'une fille d'une illustre personnalité africaine (de Côte d'Ivoire, de l'Angola, etc.) sollicitant votre aide pour effectuer des transferts de fonds ou de diamants. Selon le mél, vous devez seulement « avancer » les frais de douane ou les démarches administratives et des intermédiaires pour permettre le rapatriement de la « caisse ». Le mieux étant de donner directement votre numéro de compte et l'adresse de votre banque !! Evidemment, l'expéditeur du message annonce qu'il vous versera une commission très intéressante, par exemple 12% de 27 millions de dollars...

Vous avez peut-être reçu ce type de méls (les noms et adresses méls ont été effacés volontairement) :

Mlle *****
e-mail:*****@****.fr
Côte D'Ivoire

Cher,

Je vous prie d’emblée de m’excuser pour tous les désagréments que mon courrier pourrait vous causer. Mais même si nous ne nous sommes jamais rencontrés, je crois fermement que sur la base du droit d’assistance humanitaire qu'une confiance véritable peut naître de notre communication et favoriser ainsi un véritable partenariat entre nous deux.

Aussi c'est avec un réel plaisir que je vous contacte depuis ABIDJAN la capitale économique de la COTE D’IVOIRE(AFRIQUE de l’Ouest) où je vis..
En fait je suis ******, la fille legitime de monsieur **** ancien Ministre de l'education nationale au regime de feu Felix Houphouet Boigny ex president de la republique de la Cote D'ivoire. Mon père etait aussi le conseiller speciale de l'ex president, le general ****, il fut assasiné en 2002 au Burkina faso où il etait en exil, jusque-là on ne sait pas qui l'a tué. Donc sa mort est restée étrange.

Pendant l’exercice de ses plusieurs fonctions du pays , mon pere avait déposé sur un compte numéroté et bloqué aupres d'une compagnie de sécurité la somme de Huit millions de dollars américains( 8.000.000$ US) pour lui permettre de concevoir un projet d'investissement à la fin de ses differents fonctions. Malheureusement le sort en a décidé autrement. Quelques temps après sa mort,j'ai découvert dans le testament cette information et j'ai automatiquement pris contacte avec la dite compagnie pour revendiquer cet important legs en ma qualité de fille légitime et au regard des stipulations testamentaires.

Au jour d’aujourd’hui ma préoccupation majeure est de transférer cette somme hors de l’AFRIQUE de l’Ouest.Vu que j'ai assez sérieusement souffert des brimades et tracasseries de la part des adversaires politiques de mon pere.Je suis agée de vingt ans (25 ans)je vous prie de m'aider.
C’est dans cette perspective que je vous contacte pour que vous m’aider dans ce transfert en mettant à ma disposition un compte en votre nom personnel où cette somme peut être tranférée .Car,croyez-moi je n'ai aucune maitrise des rouages bancaires je n'ai que vingt ans (25 ans) et je compte sur vous pour m'aider dans cette tâche qui du reste est dénuée de tout risque.
Je peux ainsi vous rassurer qu’à la fin de l’opération je vous consentirai un pourcentage comme votre récompense personnelle.
Je voudrais savoir compter sur vos qualités humaines, vertueuses et professionnelles.
Dès que vous manifesterez le desir de m'aider je vous délivrerai une attestation sur honneur pour garantir ma parole et mes engagements à votre égard.

Recevez mes salutations les plus sincères.
Fraternellement,

*********
QUE DIEU BENISSE NOTRE COLLABORATION

ou une autre version :

Bonjour cher Ami,

En mes premières lignes , je m'excuse beaucoup pour les préjudices que ce message peut porter à votre égard,d'autant plus que vous ne me connaissez pas, et on a jamais eu l'occasion de se voir. J'ai reçu une information encourageante et Confiante sur vous à travers des profondes recherches personnelles sur le net qui me pousse à vouloir vous suggérer une affaire de grande envergure, dont la clé du succès et la réussite est la confidentialité.

Permettez moi de me présenter: Je suis ********, Secrétaire d'Etat Chargé des Transports et des Travaux Publics, au sein de l'UNITA ancien mouvement rebelle de JONAS SAVIMBI de l'Angola résident actuellement à Cotonou(Bénin).

Ayant eu l'opportunité d'occuper ce portefeuille de Secrétariat d'Etat pendant un bon moment , j'ai eu à attribuer un contrat d'irrigation à une société Portugaise de plusieurs millions de dollars.
Dans l'exécution de ce projet la société Portugaise a découvert un gisement d'or sur un des sites. Ayant collaboré avec la société Portugaise j'ai reçu en guise de compensation la somme de 22.000.000.00 US$(vingt deux millions de dollars).

Apres la mort du chef de l'UNITA Mr JONAS SAVIMBI ,j'ai dû quitter mon pays d'origine pour me réfugier au (BENIN) à cause des problèmes politiques et affrontement etchnic frequent dans le pays. A cet effet, ayant occupé ce portefeuille de Secrétariat d'Etat, je ne suis pas habileté à faire des mouvements de somme collossale sur mes comptes actuellement avec ma propre identité par le circuit bancaire légal,ce qui pourait sucister des soupçons sur ma personne et attirer l'attention des authorités competentes , qui pourrions m'accusé pour detournement de denier public, qui n'est d'ailleurs par le cas ici, mais néanmmoin, j'ai besoin de la discretion , raison pour laquelle je sollicite votre concours pour m'aider à investir ces fonds que j'ai confié à une structure diplomatique spécialisée dans le demenagement , distribution der courriers etc........... pour m'aider à l'evacuation de la caisse dans laquelle sont disposés les sous vers l'Europe .

Pour ce faire , la nécessité d'un prête-nom est indispensable pour pouvoir retirer ces fonds auprés de cette structure diplomatique . Prenez contact avec moi dès la réception de ce courrier via mon e-mail ou par fax, ou m'appeler directement afin de savoir si vous êtes disponible pour réaliser cette affaire avec moi pour que je vous donne plus de details et si possible le contact du diplomate qui a evacué la caisse vers l'Europe , aussi present en Europe , pour l'organisation du retrait des fonds. Si vous êtes intéressé par cette proposition d'affaire , n'hésitez pas à me contacter pour que d'amples détails puissent vous être apportés pour la conclusion rapide de cette opération. Vous pouvez me contacter pour plus d'information sur mon email
privé:*********@****.fr
Vôtre Bien Dévoué
********

Enfin, une version anglophone :

ASSYLUM CAMP ABIDJAN
From: *******
please call me ********
Attn: SIR.
CONFIDENTIAL

Dear Sir,
I am ******** the only son of late former Director of finance,Chief ******** Sierra-Leone diamond and mining corporation.
I must confess my agitation is real, and my words is my bond, in this proposal. My late father diverted this fund acquired from the over influencing of price of sales/purchasing of raw materials., now he has deposited the money with BANK IN ABIDJAN BY FIXED DEPOSIT FORM, and he attached a strict clause to the fund in bracket(PAY AS RECEIVED), where I am residing under political assylum with my younger sister Juliet, my younger sister who is 17 years old.

Now the war in my country is over with the help of ECOMOG soldiers, the present government of Sierra Leone has revoked the passport of all officers who served under the former regime and now ask countries to expel such person at the same time freeze their account and confiscate their asset, it is on this note that I am contacting you, all I needed from you is to furnish me with your bank particulars:
1) Account name
2) Account number
3) Bank address, telephone and fax number

For you to assist me transfer this money in your private bank account, the said amount is (Twenty seven Million Dollars) $27 Million.

I am compensating you with 12% of the total money amount, now all my hope is banked on you and I really wants to invest this money in your country, were their is stability of Government, political and economic welfare.

Honestly I want you to believe that this transaction is real and never a joke. My late father Chief ***** gave me the photocopies of the certificate of deposit issued to me by BANK IN ABIDJAN on the date of deposit, and he called me closer to his bed side before his call to glory(R.I.P)that i should pray to god first, before contacting any foreginer and he warned me stricly that i should avoid afican men with their greedy and evil mind since this is the only legacy we are inheriting from him.SIR,this is for you to be clarified because, I do not expose my self to anybody I see, I believe that you are able to keep this transaction secret for me because this money is the hope of my life, it is important.

Please call me immediately after you must have gone through my message fill free and make it urgent. That is the reason why I offered you 12 % of the total money amount, and in case of any other necessary expenses you might incure during this transaction inluding your telephone calls.

N.B Try and negotiate for me some profitable blue chip investment opportunities which is risky free which I can invest with this money when it is transferred to your account and you will be our guiardian, personally I am interested in estate
management and hotel business, please advise me.

Call me back immediately you receive this message for more explanation. And promisse me and julieth my younger sister to be a father considering our situation and not to betray us.

Thanks and God bless
Best regards
*******
NB: my late father used me the only son as the beneficiary / next of kin on the day of deposit and also told me I need a foreign assistance of a foreigner with a legitimate bank Account abroad who will stand as co-beneficiary and partner abroad.

Voilà donc quelques exemples d'arnaques envoyées aux internautes.

Cette arnaque financière, adaptée au monde électronique, trouve son origine au Nigéria (puis plus généralement dans les pays d'afrique anglophone). Ce scam est appelé 419 du nom de la section du code pénal nigérian qui réprime la fraude. Un clin d'oeil bien amusant.

Devant l'ampleur du succès rencontré par les fraudeurs, les différents services de police des pays industrialisés ont averti les internautes du danger à donner des suites favorable à ces courriers. Malgré les mises en garde, le fléau perdure, les internautes continuent à recevoir des propositions. Aujourd'hui, le scam 419 n'est plus le monopole des pays africains.

Le F.B.I. comme le Secret Service américain (l'U.S.S.S. est compétent pour lutter contre les fraudes financières) continuent de présenter cette arnaque comme l'une des plus courantes.

Si vous recevez un tel message, le ministère de l'Intérieur vous conseille de ne pas répondre ni d'envoyer d'accusé de réception.

Alors méfiez-vous !

Pour en savoir plus sur les "escroqueries 419", Cyberpolice recommande la lecture du chapitre "la criminalité astucieuse" du mémoire de Stéphane Quéré intitulé Les clans criminels nigérians, soutenu au département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines de l'Université Paris II.

 

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3 janvier 2005 1 03 /01 /janvier /2005 00:00
Alors même que le raz-de-marée en Asie a causé la mort de plus de 130000 personnes (selon le dernier bilan provisoire connu au moment de la rédaction de cet article), les escrocs ont trouvé un nouveau terrain de prédilection : la charité.

Pour venir en aide aux victimes des tsunamis, les appels aux dons sont nombreux et nécessaires. Les organisations non gouvernementales (ONG) ont besoin de financer les opérations d'aide humanitaire.

Malheureusement, l'escroquerie aux faux appels de dons pour l'Asie risque de bientôt pointer son nez. Les escrocs utilisent l'émotion causée par cette catastrophe naturelle pour se remplir avantageusement les poches.

Déjà, aux Etats-Unis, quelques messages ont été envoyés en masse aux internautes les invitant à laisser un don sur Internet. Bien sûr, il s'agit d'une arnaque puisque les fonds récoltés ne vont pas à destination des ONG.

Cette technique est appelée "phishing", autrement dit il s'agit d'une arnaque par courrier électronique. Un message qui incorpore un lien vers un site internet connu est envoyé à un internaute. En réalité, il s'agit d'un faux site mais l'internaute confiant et ému par le drame en Asie ne constate pas la supercherie. Il y laisse ses coordonnées bancaires que l'escroc récupère.

Il est préférable de ne pas cliquer sur les liens internet reçus dans des courriers électroniques incitant à donner des informations sensibles, de taper à la main le début de l'URL dans la barre d'adresse d'un navigateur internet comme http://www.croix-rouge.fr. La plus grande précaution à prendre est la prudence.

Les escrocs s'enrichissent sur le dos des internautes naïfs ou inattentionnés. Alors soyez vigilants !


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14 décembre 2004 2 14 /12 /décembre /2004 00:00
Le journal israélien Jerusalem Post rapporte que le portail internet de la communauté juive de Russie (www.rabbi.ru) a été piraté samedi 11 décembre par des hackers néo-nazis.

Les pirates y ont placé un portrait d'Hitler avec la mention "si tu es arrivé sur ce site, c'est un signe que tu es un sale juif".

Alors que traditionnellement, les médias font état des profanations physiques de tombes de juifs par des néo-nazis, il faut rappeler que le réseau Internet est aussi, malheureusement, un champ de bataille pour les "chemises brunes".


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12 décembre 2004 7 12 /12 /décembre /2004 00:00
Selon un rapport du National Children's Homes britannique, la pornographie infantile sur Internet a pour pays d'origine : les Etats-Unis (à hauteur de 55%) et la Russie (23%).

Les experts de NCH constatent au Royaume-Uni une augmentation du nombre de plaintes contre des pédophiles, de 35 en 1998 à 550 en 2001.

Internet contribue à l'épanouissement des réseaux pédo-pornographiques. Par ailleurs, la sensibilisation contre la pédophilie par les journaux d'information notamment télévisés a sans doute permis aux victimes de mener plus facilement une action en justice qu'auparavant.

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2 décembre 2004 4 02 /12 /décembre /2004 00:00
La Convention sur la cybercriminalité adoptée par le Conseil des Ministres du Conseil de l'Europe le 8 novembre 2001, a été ouverte à la signature lors de la conférence internationale sur la cybercriminalité le 23 novembre 2001 à Budapest.

L'ensemble des Etats membres du Conseil de l'Europe (46 Etats) et des Etats non membres qui ont participé à son élaboration (4 Etats) peuvent l'adopter.

Trois années se sont déjà écoulées depuis l'adoption de la Convention. Dressons un inventaire de l'ensemble des signataires du traité :

Etats membres du Conseil de l'Europe (avec date d'adoption si ce n'était pas le 23 novembre 2001) :
- Albanie
- Allemagne
- Arménie
- Autriche
- Belgique
- Bulgarie
- Chypre
- Croatie
- Danemark (22 avril 2003)
- Espagne
- Estonie
- Finlande
- France
- Grèce
- Hongrie
- Irlande (28 février 2002)
- Islande
- Italie
- Lettonie (05 mai 2004)
- Ex-République yougoslave de Macédoine
- Lituanie (23 juin 2003)
- Luxembourg (28 janvier 2003)
- Malte (17 janvier 2002)
- Modlava
- Norvège
- Pays-Bas
- Pologne
- Portugal
- Roumanie
- Royaume-Uni
- Slovénie (24juillet 2002)
- Suède
- Suisse
- Ukraine

Que constatons-nous ?
  • Le Conseil de l'Europe compte 46 membres. 12 Etats n'ont toujours pas signé la Convention.
  • Par ailleurs, 23 Etats sur les 25 que compte l'Union européenne depuis le 1er mai 2004 ont signé la convention sur la cybercriminalité. Seules, la République tchèque et la Slovaquie ne font pas partie des Etats signataires.
  • Parmi les 10 nouveaux membres de l'UE, 6 pays avaient adopté la Convention avant la signature du traité d'adhésion à l'Union européenne (16 avril 2003 à Athènes) : Chypre, Estonie, Hongrie, Malte, Pologne, Slovénie.
Etats non membres du Conseil de l'Europe :

- Afrique du Sud
- Canada
- Etats-unis d'Amérique
- Japon

Quelques mots sur le Conseil de l'Europe :
Le Conseil de l'Europe, créé en 1949, regroupe 46 Etats dont 21 PECOB. Par ailleurs, il a accordé le statuts d'observateurs à 5 Etats : Vatican, Etats-Unis d'Amérique, Mexique, Canada, Japon.
Les buts de l'organisation sont : la défense des droits de l'homme et des démocraties parlementaires, la signature d'accords à l'échelle du continent pour harmoniser les pratiques sociales et juridiques des Etats membres, la prise de conscience de l'identité européenne.


 

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2 décembre 2004 4 02 /12 /décembre /2004 00:00
Le journal financier américain, Wall Street Journal, publiait dans son édition du 30 novembre dernier un article intitulé Growing Number Of Hackers Attack Web Sites for Cash qui met à mal l'image "sympathique" du hacker pénétrant les réseaux informatiques dans un simple but de défi personnel.

Si vous parcourez les différentes rubriques du site Cyberpolice, vous vous apercevrez que peu d'histoires concernent des cyber-"Robin des bois".

Le WSJ relate un nouvel exemple d'acte délictueux : le piratage du site weakness.com, serveur d'enregistrement vidéo. L'enquête policière a permis de remonter au commanditaire de cette attaque électronique et de le faire inculper en août dernier par un grand jury fédéral à Los Angeles pour conspiration criminelle et lancement d’attaques informatiques. Afin de se venger d'un échec professionnel contre la société Weakness, l'individu en question aurait payé un "cybermercenaire" pour développer un virus.

Le Wall Street Journal souligne que le ministère de la Justice américain emploie 38 magistrats dans sa section du crime informatique, soit trois de plus qu’il y a dix ans. Et d'ajouter que le FBI a classé la cybercriminalité comme la troisième priorité après le terrorisme et l’espionnage.

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18 mars 2003 2 18 /03 /mars /2003 00:00
Un membre présumé de la famille mafieuse new-yorkaiseGambino a été arrêté et accusé d’avoir monté une escroquerie sur internet ayant rapporté quelque 230 millions de dollars, a indiqué mardi la justice américaine.

Dans un communiqué, le procureur fédéral de Brooklyn Roslynn Mauskopf a indiqué que Richard Martino était accusé d’avoir inventé, avec des complices, un moyen d’extorquer à des milliers d’internautes de par le monde de petites sommesd’argent à leur insu.Richard Martino avait pour cela fondé une société de services informatiques ayant passé un accord avec l’éditeur de magazines Crescent, qui publie notamment des revues comme "Playgirl", "High Society", "Climax" ou "Young Girls".

Via des liens sur les sites internet de ces revues, Martino proposait de fausses "visites gratuites" de sites érotiques, pour lesquelles il fallait toutefois fournir ses numéros de cartes de crédit. Les internautes étaient ainsi d’office "abonnés" à ces sites, la plupart du temps pour 59,99 dollars par mois.

Lorsque les clients se plaignaient à la société éditrice des sites web, ils obtenaient après bien des démarches le remboursement de leur abonnement.C’est le nombre anormalement élevé de demandes de remboursement auprès de la carte Visa qui a alerté les enquêteurs.

"Cette escroquerie massive a porté atteinte au commerce électronique dans le monde entier" a commenté Roslynn Mauskopf "et maintenant les accusés vont devoir rendre des comptes". S’ils sont reconnus coupables, Richard Martino et ses complices risquent ving ans de prison et des amendes pouvant atteindre le double du butin, soit 460 millions de dollars.

Source : AFP

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1 mars 2003 6 01 /03 /mars /2003 00:00
Le National Post (journal canadien) relate la prise de contrôle par des pirates russes des serveurs de Grafix Softech, société hébergeant les données de plus de 120 casinos en ligne. La scène s’est déroulée il y a moins de trois semaines.

Les pirates russes ont réussi à déjouer les firewalls et tous les systèmes de protection les plus avancés de l’hébergeur et ont installé un virus. Une fois cette tâche accomplie, les pirates ont tout simplement demandé une rançon (dont le montant n’a pas été communiqué) contre la clé chiffrée permettant de reprendre le contrôle des serveurs. Entrée en possession du code, Grafix Softech l’utilise mais alors que tout semble revenir à la normale, un des serveurs efface toutes les données qu’il contenait. Après quelques jours et de nombreuses tentatives de récupérations de données finalement fructueuses, Grafix Softech retrouve sa place dans l’univers des casinos en ligne. Selon l’hébergeur, cet acte de piratage lui aurait fait perdre US$75000 par jour...

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