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22 septembre 2005 4 22 /09 /septembre /2005 00:00

La conférence de la famille qui s'est tenue jeudi 22 septembre à l'Hôtel Matignon, était consacrée à l'aide aux familles fragiles.

En vue de ce rendez-vous, dès le 17 mai, Hubert Brin, président de l’Union nationale des associations familiales (UNAF), et Joël Thoraval, président de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH), ont remis leurs rapports préparatoires à Philippe Douste-Blazy, Ministre des affaires sociales et de la santé à ce moment. Les études émettent des propositions relatives aux Enjeux démographiques et le désir d’enfant des familles et à la Protection de l’enfant et les usages de l’internet.

Le groupe de travail, présidé par Joël Thoraval, vise à identifier les usages d’internet par les enfants et la connaissance qu’en ont les parents. Il présente l’état des besoins et des attentes des familles, définit les outils et les conditions nécessaires pour la protection de l’enfant.

Tout au long de ses 120 pages, le rapport Protection de l’enfant et les usages de l’internet fait part de la sensibilisation des parents et des enfants, la sécurisation de la navigation de l’enfant sur le net, la pérennisation de la protection de l’enfant concernant l’usage d’internet.

A l'occasion de la conférence de la famille 2005, le Premier ministre, Dominique de Villepin, reprend à son compte des éléments de prévention proposés dans le rapport.

La protection de l'enfant est d'autant plus importante sur Internet que le web s'est propagé dans de nombreux foyers (51% des foyers sont équipés, dont 42% connectés à Internet et plus de 3 millions d’adolescents possèdent un « blog ».) et les risques sont nombreux :
- violence des images : un enfant sur trois est inopinément confronté à des contenus choquants voire traumatisants ;
- pressions psychologiques : incitations à l’anorexie, à l’usage de la drogue, au suicide, harcèlement sexuel, « webcam » filmant l’enfant dont l’image devient alors accessible sur tout le réseau ;
- risques de rencontres de personnes malintentionnées : 1 enfant sur 3 dialoguant dans un « chat » se voit proposer une rencontre physique, 1 sur 5 des sollicitations d’ordre sexuel ; moins de 25% de ceux qui ont été confrontés à de telles approches en ont parlé à leurs parents ;
- risques liés aux « blogs » ou pages personnelles sur Internet : collecte abusive par un tiers de données personnelles (carte bleue) et d’informations (adresse, photo, habitudes) :
- injures et propos diffamatoires proférés par l’enfant et qui engagent la responsabilité des parents ;
- phénomène de dépendance : 51 % des jeunes passent plus de cinq heures en ligne par semaine, mais seulement 29 % des parents en ont connaissance.

Lors de la conférence, le Premier ministre a affirmé qu'il souhaitait "renforcer l’obligation qui pèse sur les fournisseurs d’accès afin que [des] logiciels [de filtrage et de contrôle parental] soient disponibles automatiquement et pour tous". "Ils ne sont pas parfaits. Mais c’est un premier pas pour éviter les mauvaises rencontres" et d'ajouter que "les fournisseurs d’accès à Internet doivent proposer ces logiciels depuis plus de cinq ans", mais "rarement installés sur les ordinateurs" et "trop complexes d’utilisation". "A défaut de solution concertée dans les semaines à venir, la législation [loi sur la confiance en l'économie numérique] sera modifiée pour assurer une protection adéquate des mineurs".

La démarche du Premier ministre s'inscrit dans la suite logique de son plan d'action plus global contre la cybercriminalité.

Afin d'assurer au mieux la protection des mineurs sur le web, le Gouvernement en appelle à la responsabilité de tous les acteurs d'Internet et à celle des parents.

Selon un sondage de la Commission européenne, fin 2004, 55 % des parents français d’enfants internautes souhaitaient être mieux informés sur les risques présents sur le Net.

Pour y remédier, une série de courts spots télévisés d'information et de sensibilisation des parents sera diffusée à partir de la fin du premier semestre 2006.

 

>> Pour en savoir plus

- Rapport du groupe de travail, présidé par Joël Thoraval, Protection de l’enfant et les usages de l’internet (volume : 1,07 Mo).
- Site gouvernemental consacré à la famille et à l'enfance.

 

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25 août 2005 4 25 /08 /août /2005 00:00

Le ministre de l'Intérieur, Otto Schily, a récemment dévoilé son plan d'action visant à combattre le technocrime en Allemagne. Cette action gouvernementale s'inscrit dans la même logique française qui avait conduit en avril 2005, Dominique de Villepin, Ministre de l'Intérieur, et Thierry Breton, Président de France Télécom, à présenter leur plan de lutte contre la cybercriminalité dont notamment l'augmentation des effectifs spécialisés au sein de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale et de l'Office centrale de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication.

Il ressort du plan allemand que le niveau de protection des systèmes et infrastructures d'information sera renforcé. Ainsi, un « centre d'urgence IT » (Krisenreaktionszentrum IT) sera opérationnel dès janvier 2006 au sein de l'Office fédéral pour la sécurité informatique (Bundesamt für Sicherheit in der Informationstechnik – BSI). Et Peter Schaar, délégué fédéral à la protection des données, d'affirmer « une protection efficace des infrastructures d'information est une condition de base pour une protection effective des données ». Ce centre de crise aura pour fonction d'alerter et de lutter contre les attaques cybernétiques.

Le plan national allemand s'articule autour de trois axes : prévention, réaction, continuation.

Die Lage der IT-Sicherheit in Deutschland 2005Parallèlement à l'annonce du plan gouvernemental, le BSI a publié son premier rapport sur la sécurité des infrastructures d'information (« Die Lage der IT-Sicherheit in Deutschland 2005 ») dans lequel est présentée l'augmentation (qualitative et quantitative) considérable des menaces virtuelles.

Udo Helmbrecht, Président de l'Office fédéral pour la sécurité informatique, rappelle que son organisme ne doit pas être le seul agir. C'est le concours de chacun (particuliers, administrations, entreprises) qui permettra de minimiser les risques de cybercriminalité.

Le rapport du BSI annonce notamment qu'une hausse d'attaques cybernétiques a été constatée pour l'année 2004. Plus de 7300 nouvelles formes de virus et de vers ont ainsi été enregistrées pour le second semestre 2004, soit une hausse de 66% par rapport au semestre précédent. Le BSI note également la place de plus en plus prépondérante des spam et autre phishing.

L'ensemble de ces informations est d'autant plus inquiétant que, toujours selon le BSI, seulement la moitié des responsables des technologies de l'information des entreprises allemandes ont une stratégie déterminée en terme de protection informatique.

A l'instar des conclusions pessimistes du rapport sur la cybercriminalité diffusé par la société américaine de logiciels de prévention contre les risques informatiques, McAfee,  l'Office fédéral allemand prévoit une croissance des attaques contre les réseaux sans fil, la téléphonie sur Internet et les communications via les systèmes mobiles.

 

>> Pour en savoir plus :

- Site de l'Office fédéral pour la sécurité informatique (Bundesamt für Sicherheit in der Informationstechnik – BSI)
- Rapport du BSI : « Die Lage der IT-Sicherheit in Deutschland 2005 » (texte en allemand, volume : 2,9Mo)

 

 
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4 juin 2005 6 04 /06 /juin /2005 00:00

Les pouvoirs publics et les acteurs privés de l’industrie vous sensibilisent aux gestes simples, accessibles à tous et indispensables pour sécuriser votre ordinateur à l'occasion de la première semaine nationale de la sécurité informatique, qui se déroule du 3 au 10 juin. L'opération a pour slogan : « l’Internet plus sûr, ça s’apprend ! »

En février 2005, plus de 24,5 millions de français âgés de 11 ans et plus se sont connectés à Internet pour communiquer, apprendre, jouer, regarder des films, écouter de la musique ou faire des recherches.

Pour continuer à naviguer en toute tranquillité sur le web, l'internaute doit prendre des mesures préventives face aux risques croissants que représentent notamment les virus, le phishing, le spyware et l’absence de contrôle parental.

A l'occasion de cette campagne d'information, placée sous le parrainage de @lub.senat.fr et de la Délégation des Usages de l’Internet, des outils pédagogiques seront mis à disposition de chacun : 1 million de bandes dessinées, 300 000 guides « L’internet plus sûr », 4 millions de calendriers scolaires et un site internet.

En effet, sur « protegetonordi.com », vous pourrez tester vos connaissances, apprendre de façon ludique. De plus, toute une rubrique d'informations vous permettra de vous informer sur les bons réflexes.

 

:: Les Français et Internet en quelques chiffres :: 

- 84% des consommateurs ont peur de se faire pirater leur carte de crédit;
- 89% des surfers redoutent les virus;
- 42% des internautes utilisent une messagerie instantanée;
- 90% des internautes redoutent le spam;
- 30% des internautes téléchargent des logiciels;
- 66% des parents ont peur des menaces que peut représenter le web pour leurs enfants;
- 53% des internautes effectuent des opérations ou consultations bancaires.

(Ipsos - janvier 2005)

:: Pour en savoir plus ::

protegetonordi.com
- Délégation des Usages de l’Internet

 

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29 mai 2005 7 29 /05 /mai /2005 00:00

Le Government Accountability Office (GAO), organisme dépendant du Congrès américain chargé de mener des audits, a rendu public, le 26 mai dernier, un rapport présentant le rôle et les attributions du Department of Homeland Security (DHS) dans le domaine de la cybersécurité. L'enquête a été conduite de juillet 2004 à avril 2005.

Le Homeland Security Act du 25 novembre 2002 et la politique fédérale étatsunienne qui en découle, ont créé le DHS.

Au travers de ce rapport intitulé « Criticial Infrastructure Protection : Departement of Homeland Security faces challenges in fulfilling cybersecurity responsibilities », le GAO a cherché à déterminer le rôle et les responsabilités du DHS dans la protection des infrastructures américaines « critiques », le niveau et l'adéquation des efforts du Department pour assumer pleinement ses fonctions. Enfin, le GAO s'est attaché à examiner les défis auxquels est confronté le DHS dans le domaine de la cybersécurité.

Afin de répondre à ses missions et au plan « National strategy to secure cyberspace » développé par l'administration Bush (que Cyberpolice vous présentait le 11 mars 2003 dans l'article « Le cyberespace revu par la nouvelle stratégie américaine »), le Department of Homeland Security a créé en juin 2003 une National Cyber Security Division chargée essentiellement de coordonner les actions de cybersécurité des infrastuctures sensibles.

Après avoir dressé une typologie des cyberattaques possibles, le Government Accountability Office reconnaît que le DHS a entrepris de nombreux efforts. Toutefois, des éléments essentiels ne sont toujours pas résolus.

Pour cela, le GAO se réfère aux 13 points cités par le Homeland Security Act de 2002, à savoir :

- Développer un plan national pour la protection des infrastructures sensibles, incluant la cybersécurité,

- Développer des partenariats avec les autres agences fédérales, les gouvernements des Etats et locaux, et le secteur privé,

- Favoriser le partage de l'information entre le public et le privé concernant les cyberattaques, les menaces et les vulnérabilités,

- Développer et renforcer les moyens de détection et d'analyses,

- Fournir et coordonner les efforts de planification et les réponses en cas d'incident,

- Identifier et les menaces et vulnérabilités cybernétiques,

- Soutenir les efforts pour réduire les menances et les vulnérabilités détectées,

- Promouvoir et soutenir la recherche visant à renforcer la sécurité du cyberespace,

- Promouvoir la concience de cybersécurité

- Favoriser l'éducation et la formation à la cybersécurité,

- Accroître la cybersécurité au niveau fédéral, des administration d'Etat et locales,

- Renforcer au niveau international la sécurité du cyberespace,

- Intégrer la cybersécurité à la sécurité nationale.

Selon le GAO, le DHS n'a toujours pas développer un bilan des vulnérabilités et des menaces au niveau national, ni de planification des solutions de secours pour le gouvernement et l'industrie en cas d'imprévus, qui incluerait également un plan de rétablissement des fonctions essentielles d'Internet.

Par ailleurs, il continue d'éprouver les plus grandes difficultés à mettre en place un partenariat avec les autres agences fédérales, les administrations d'Etat et locales et le secteur privé. Une carence majeure a été également détectée dan le domaine du partage et de la diffusion du renseignement.

Au terme des 75 pages du rapport, le bilan est donc très mitigé, voire même mauvais. Un grand travail reste à effectuer par le DHS sur des points fondamentaux.

 

:: Pour plus d'informations ::

- Rapport du Government Accountability Office
- Site du Government Accountability Office
- Site du Department of Homeland Security

 

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5 mai 2005 4 05 /05 /mai /2005 00:00

La gendarmerie nationale, force de police à statut militaire, est engagée dans la lutte contre le « technocrime », aux côtés de la police nationale.

Lors de son discours présentant son plan anti-cybercriminalité et le rapport du groupe de travail de Thierry Breton, le ministre de l'Intérieur a réaffirmé les domaines de compétence de ces deux forces de sécurité, concernant la surveillance des contenus illicites véhiculés par Internet :
- à la gendamerie, la veille des contenus pédopornographiques,
- à la police, la veille des faits de racisme, d'antisémitisme et de haine raciale, terrorisme et piratage informatique.

L'institution gendarmique présente son intervention contre la cybercriminalité à deux niveaux :
- au niveau central (autrement dit via des structures rattachées directement à la direction générale de la gendarmerie nationale - DGGN)
- au niveau territorial (régional et départemental).

 

:: Au niveau central ::
 
- Département cybercriminalité du service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRJD).

Il assure la surveillance du réseau en recherchant les infractions portant atteinte aux personnes et aux biens et relatives à la transmission de données à caractère illicite sur Internet (sites, les « Internet Relay Chat», les newsgroups, les réseaux d’échanges communautaires, le peer to peer).

- Département informatique et électronique de l’institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN).

Il développe des méthodes, des outils et des logiciels permettant de détecter automatiquement des images pédophiles connues ou d’extraire des données.

- Plus récemment, en octobre 2003, la gendarmerie s’est vue confier la charge de mettre en œuvre à Rosny-sous-Bois, le centre national d’images pédopornographiques (CNAIP) en collaboration avec la Police nationale.

Elle collecte et classe dans une base de données toutes les images (à ce jour plus de 470 000) et vidéos saisies au cours des enquêtes judiciaires, assiste les enquêteurs lors de saisies importantes et effectue des rapprochements judiciaires d’initiative ou à la demande des unités.

- Depuis 2002, la gendarmerie a mis en place une formation spécifique dans le domaine des nouvelles technologies au profit d’enquêteurs spécialisés, dénommés N-TECH, affectés en unités de recherches. Cette formation est dispensée au centre national de formation de police judiciaire (CNFPJ) situé à Fontainebleau. A l’issue de leur formation, les stagiaires rejoignent leur unité avec un matériel spécifique, dénommé « lot enquêteur ».

A raison de 30 enquêteurs formés chaque année, la gendarmerie disposera fin 2007 de 170 enquêteurs spécialisés au sein des unités dédiées de la chaîne territoriale. Actuellement, 90 gendarmes N-TECH sont en fonction.

 

:: Au niveau territorial ::

Les unités territoriales et de recherches :

Dès lors qu’ils sont confrontés à ce type d’infractions, les enquêteurs des unités territoriales, qui sont des généralistes, bénéficient du concours des spécialistes des unités de recherches spécifiquement formés dans le domaine des technologies liées à la cybercriminalité.

Dans les brigades de recherches (BR), les enquêteurs N-TECH, formés au CNFPJ, prennent en charge l’aspect technique des investigations judiciaires.

Les sections de recherches (SR), traitent des infractions spécifiques concernant les atteintes aux systèmes d’information. S’agissant d’Internet, ces unités ont vocation à exercer une surveillance ciblée du réseau en liaison avec le STRJD.

Les Brigades Départementales de Renseignements et d’Investigations Judiciaires (BDRIJ) :

Implantées au chef-lieu du département, elles constituent le pôle criminalistique départemental de la Gendarmerie nationale. La concentration des effectifs de techniciens en criminalistique (techniciens en investigations criminelles, N-TECH, analyse criminelle…) dans ces unités favorise les échanges d’expériences techniques et la pérennisation des savoir-faire et des compétences.

Source : Gendarmerie nationale

 

>> Pour plus d'informations

- Rapport de Thierry Breton : "Chantier sur la lutte contre la cybercriminalité"
- Site de la gendamerie nationale

 

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25 avril 2005 1 25 /04 /avril /2005 00:00

Le 11e Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale a travaillé, aujourd'hui, sur les moyens de remédier à l’impuissance des systèmes judiciaires face à la criminalité liée à l’informatique dite cybercriminalité.

Pendant les débats, le représentant français a préconisé :
- l’établissement d’une typologie précise de la cybercriminalité pour en définir les moyens d’analyse et d’information;
- l’intensification de la formation des personnels concernés, services de détection et de répression, procureurs et juges compris;
- le renforcement de la capacité d’enquête par la création d’organes spécialisés;
- la sensibilisation des particuliers et des entreprises, avec le concours des prestataires de services;
- la surveillance des contenus illicites véhiculés sur l’Internet;
- le décloisonnement des connaissances afin que chaque progrès profite à tous les services;
- le renforcement de la coopération internationale par une adhésion aux conventions internationales dont celle du Conseil de l’Europe, spécifiquement sur la cybercriminalité, entrée en vigueur le 1er  juillet 2003, et son Protocole sur l’incrimination d’actes de nature raciste et xénophobe.

Comme le soulignait à juste titre, le  Directeur de la Section des TIC du Département de la justice du Canada, le danger de la cybercriminalité ne concerne pas que les pays industrialisés. En effet, le fossé numérique Nord-Sud a tendance à  se combler de plus en plus.

Le cyber-espace devient un lieu extrêmement fréquenté par des millions d'internautes : paiement de factures, achats sur des sites commerciaux, utilisation de moyens de communication, recherches d'information. Avec la cybercriminalité, le système judiciaire est donc confronté à un véritable défi : preuves numériques intangibles et éphémères.

Par ailleurs,  le Directeur adjoint du Directorat des crimes spéciaux d’Interpol, a déclaré que les abus contre les enfants, notamment la pornographie, avaient connu une expansion extraordinaire à travers l’usage du web.  Plus de trois millions d’images de pornographie enfantine circulant sur le web sont stockées dans la base de données d’Interpol et les photos représentent 20 000 victimes différentes.

Au gré des discussions, un déficit de textes juridiques traitant de cette nouvelle forme de criminalité est très vite apparu : la seule convention exisitante est celle du Conseil de l’Europe.

Le sommet mondial sur la société de l’information, qui se tiendra à Tunis, du 16 au 18 novembre 2005, sera peut-être l'occasion pour les Nations Unies d''annoncer haut et fort des directives à appliquer pour lutter efficacement contre la cybercriminalité.

 

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16 avril 2005 6 16 /04 /avril /2005 00:00

Mercredi 13 avril dernier, Dominique de Villepin, ministre de l'Intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales, et Thierry Breton, ministre de l'Economie, des finances et de l'industrie onttenu une conférence de presse conjointe à l'occasion de la remise au ministre de l'Intérieur du rapport sur la lutte contre la cybercriminalité.

Cyberpolice vous avait présenté dès septembre 2004 les grandes lignes du plan de lutte prévu par Dominique de Villepin. Ce dernier avait demandé en juin 2004 à Thierry Breton, alors Président deFrance Telecom, de réfléchir à des innovations sur le plan à la fois de la prévention et de la répression.

Le groupe de travail dirigé par Thierry Breton, a notamment proposé la mise en place d’un centre national de signalement et la création d’un "certificat citoyen" aux fournisseurs d’accès et de service Internet permettant de mesurer leur engagement contre la cybercriminalité.

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs décidé de constituer un nouveau groupe d'étude chargé de lui proposer des mesures pouvant être soumis au conseil de justice et affaires intérieures (JAI) de l’Union européenne.

La lutte contre la cybercriminalité est des plus importantes lorsqu'on observe les chiffres :
- 24 millions de Français utilisent régulièrement Internet ;
- 95% des PME sont connectées;
- mise en place d'une véritable administration électronique par l'Etat.

Dominique de Villepin a souligné que "nous devons agir à trois niveaux : les plaintes des victimes, afin d'améliorer encore leur recueil et leur traitement, en liaison avec la Justice ; le signalement par les professionnels ou les particuliers de toute situation contraire à la loi qu'ils rencontrent sur le net, afin de le rendre plus facile et de l'exploiter le plus rapidement possible : c'est la proposition de créer un centre national de signalement ; enfin, la traque active des criminels, à l'initiative des services de police et de gendarmerie : c'est la mise en de véritables cyber-patrouilles que nous allons engager."

Toutefois, il a reconnu que la lutte ne peut relever du monopole de l'Etat, appelant de fait à la collaboration entre les acteurs privéset publics, mais aussi entre les différentes entités concernées au niveau tant européen qu'international : le techno-crime est transnational.

 

:: Pour plus d'informations ::

>> A lire
- Rapport de Thierry Breton : "Chantier sur la lutte contre la cybercriminalité"

>> A voir
- Vidéo présentant la lutte contre la cybercriminalité (source : ministère de l'Intérieur)

 

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10 septembre 2004 5 10 /09 /septembre /2004 00:00
Le Ministre de l'Intérieur, Dominique de Villepin, a annoncé la mise en place des mesures de son plan de lutte contre la cybercriminalité, annoncé en juin dernier.

"Face à une forme de criminalité nouvelle et en constante évolution, nous devons repenser nos méthodes et nos moiyens d'action" a déclaré le Ministre.

Le plan s'articule autour de six axes :
- Dresser une cartographie précise de la cybercriminalité pour mieux accroître les moyens d'analyse et d'information;
- Intensifier la formation dans le domaine de la cybercriminalité;
- Prévenir et sensibiliser l'ensemble des concitoyens;
- Surveiller les contenus illicites véhiculés par Internet : à la gendarmerie la veille des contenus pédopornographiques, à la police la veille des faits de racisme, d'antisémitisme et de haine raciale, terrorisme et piratage informatique;
- Effectuer une veille technologique et sur la Recherche et Développement : création d'un réseau d'experts police-gendarmerie pour mieux partager les compétences;
- Déférer les cybercriminels devant la justice : renforcement des capacités d'investigation de la police et de la gendarmerie.

Par ailleurs, Dominique de Villepin veut augmenter le nombre de policiers et de gendarmes spécialisés dans la cybercriminalité de 300 à plus de 600, d'ici à la fin de la loi d'orientation et de programmation sur la sécurité intérieure en 2007.

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14 juillet 2004 3 14 /07 /juillet /2004 00:00
Le Ministère de l’Intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales informe le grand public sur la cybercriminalité.
 
Les moyens de communication mis en oeuvre sont notamment :
 
:: La page web "cybercriminalité" du site internet du Ministère de l’intérieur ::

La cyberciminalité y est succintement définie comme l’ensemble des infractions pénales qui se commettent sur le réseau Internet.
Ensuite, le Ministère de l’Intérieur présente en quelques lignes les deux outils nécessaires à la protection d’un ordinateur : un antivirus et un firewall.
La protection des enfants face aux sites pornographiques et violents est également abordée : acquisition de logiciels et vigilance parentale.
 
Enfin, un "chapitre" est consacré aux achats en ligne et à l’attention que les internautes doivent porter au sérieux du site commercial.

:: Une plaquette d’information ::

Afin de sensibiliser chacun à la cybercriminalité, le Ministère de l’Intérieur a édité une plaquette d’information dont la page web présentée plus haut en est le résumé.
 
En revanche, le lecteur notera que les sanctions judiciaires encourues par les cybercriminels sont abordées : "Fraude à la carte bleue, vente par petites annonces ou aux enchères d’objets volés ou encaissement d’un paiement sans livraison de la marchandise, diffusion d’images pédophiles, de méthodes pour se suicider, de recettes d’explosifs ou d’injures raciales, diffusion auprès de vos enfants de photographies pornographiques ou violentes, tout comme la gravure pour soi ou pour autrui de musiques, de films, de jeux ou de logiciels, pirates, sont passibles de peines d’emprisonnement (5 ans maximum) et d’amende ( 375 000 euros maximum)".
 
 
:: Pour plus d'informations ::
 
>> A lire

 

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20 mars 2003 4 20 /03 /mars /2003 00:00
La Maison Blanche présente sur son site internet les six points stratégiques autour desquels s’articule l’opération Liberty Shield (Bouclier de la liberté !) conçue pour répondre au niveau élevé du risque d’attaques terroristes (ou niveau orange).

Selon Washington, Liberty Shield est un plan national créé en vue d’augmenter les moyens de protection des Etats-Unis, prenant en compte la libre circulation des marchandises et des personnes et les implications économiques. L’opération nécessite la collaboration de nombreux ministères et agences gouvernementales.

Les six points stratégiques sont :
- Sécurité renforcée aux frontières;
- Plus forte protection des transports;
- Mesures contre les menaces de trouble de la nation;
- Plus grande protection des infrastructures critiques et des points stratégiques;
- Prévention accrue dans le cadre de la santé publique;
- Moyens de réponses au niveau fédéral prêts à l’emploi.

Dans le cadre du chapitre consacré à la plus grande protection des infrastructures critiques et des points stratégiques, quelques lignes sont consacrées à la cyber-sécurité."Surveillance" et "vigilance" deviennent le leitmotiv. Cet aspect de sauvegarde et de protection est réalisé par le Department of Homeland Security - DHS - (Ministère de la sécurité intérieure) en étroite collaboration avec les autres agences gouvernementales. Il s’agit de continuer à "prévenir les risques d’attaques terroristes, de cyber-terrorisme, de piratage informatique et de guerre de l’information d’Etat".

Il est précisé que tout internaute ou industriel constatant des activités inhabituelles ou des intrusions doit prévenir le DHS ou la juridiction judiciaire locale. La présence de la cyber-sécurité au sein de l’opération Liberty Shield en particulier et des plans de défense civile et militaire en générale, témoigne de l’importance que revêtent les réseaux informatiques dans la vie de tous les jours.

Rappelons que le mois dernier, l’administration Bush a rendu public la version définitive de The National Strategy to Secure Cyberspace élaborée par Richard Clarke, conseiller spécial du Président en la matière.

Par ailleurs, le National Infrastructure Protection Center (NIPC) dirigé par l’amiral Jim Plehal (le NIPC a pour mission d’aide au gouvernement américain dans les domaine de l’évaluation, de l’avertissement, de la recherche, et de la réponse aux menaces ou aux attaques contre les infrastructures américaines sensibles) a été absorbé par le DHS depuis le 1er mars.

La cyber-sécurité est un véritable élément stratégique de défense comme l’a mis en évidence une dépêche de l’agence Reuters le 4 mars dernier : les infrastructures énergétiques américaines seraient une cible des hackers ! Ainsi, selon Abbie Layne du Département de l’Energie, "si nous perdions cette infrastructure, nous aurions de graves dommages au plan économique". Rappelez-vous des problèmes d’électricité en Californie il y a quelques années : panique des citoyens, répercussions économiques...


Cet article a été également publié sur le site de l'Association Francophone des Utilisateurs du Net (AFNET)


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