
La Maison Blanche présente sur son site internet les six points stratégiques autour desquels sarticule lopération
Liberty Shield (Bouclier de la liberté !) conçue pour répondre au niveau élevé du risque dattaques terroristes (ou niveau orange).
Selon Washington,
Liberty Shield est un plan national créé en vue daugmenter les moyens de protection des Etats-Unis, prenant en compte la libre circulation des marchandises et des personnes et les implications économiques. Lopération nécessite la collaboration de nombreux ministères et agences gouvernementales.
Les six points stratégiques sont :
- Sécurité renforcée aux frontières;
- Plus forte protection des transports;
- Mesures contre les menaces de trouble de la nation;
- Plus grande protection des infrastructures critiques et des points stratégiques;
- Prévention accrue dans le cadre de la santé publique;
- Moyens de réponses au niveau fédéral prêts à lemploi.
Dans le cadre du chapitre consacré à la plus grande protection des infrastructures critiques et des points stratégiques, quelques lignes sont consacrées à la cyber-sécurité."Surveillance" et "vigilance" deviennent le leitmotiv. Cet aspect de sauvegarde et de protection est réalisé par le
Department of Homeland Security - DHS - (Ministère de la sécurité intérieure) en étroite collaboration avec les autres agences gouvernementales. Il sagit de continuer à "prévenir les risques dattaques terroristes, de cyber-terrorisme, de piratage informatique et de guerre de linformation dEtat".
Il est précisé que tout internaute ou industriel constatant des activités inhabituelles ou des intrusions doit prévenir le DHS ou la juridiction judiciaire locale. La présence de la cyber-sécurité au sein de lopération
Liberty Shield en particulier et des plans de défense civile et militaire en générale, témoigne de limportance que revêtent les réseaux informatiques dans la vie de tous les jours.
Rappelons que le mois dernier, ladministration Bush a rendu public la version définitive de
The National Strategy to Secure Cyberspace élaborée par Richard Clarke, conseiller spécial du Président en la matière.
Par ailleurs, le
National Infrastructure Protection Center (NIPC) dirigé par lamiral Jim Plehal (le NIPC a pour mission daide au gouvernement américain dans les domaine de lévaluation, de lavertissement, de la recherche, et de la réponse aux menaces ou aux attaques contre les infrastructures américaines sensibles) a été absorbé par le DHS depuis le 1er mars.
La cyber-sécurité est un véritable élément stratégique de défense comme la mis en évidence une dépêche de lagence Reuters le 4 mars dernier : les infrastructures énergétiques américaines seraient une cible des hackers ! Ainsi, selon Abbie Layne du Département de lEnergie, "si nous perdions cette infrastructure, nous aurions de graves dommages au plan économique". Rappelez-vous des problèmes délectricité en Californie il y a quelques années : panique des citoyens, répercussions économiques...