Selon une dépêche de The Associated Press datée daujourdhui, la cyberguerre contre lIrak a déjà commencé.
Le Pentagone a déjà lancé sa première bataille en adressant des courriers électroniques à des généraux irakiens pour les encourager à se rendre ou les mettre en garde contre toute utilisation darmes de destruction massive.
Si linformation a toujours été un outil présent pendant les conflits, Internet et dautres technologies accroissent les perspectives de manipulation de linformation. La désinformation devient plus facile. Les « psyops » ont trouvé de nouveaux terrains de jeux.
Larmée américaine jouerait-elle au hacker ? Il serait naïf de croire le contraire. Comment un Etat qui se donne une mission de gendarme du monde peut-il ne pas utiliser les moyens existants à lère de linformation numérique ? Larmée américaine dispose des mêmes outils que tout bon pirate informatique.
« Squatter » les réseaux dun système de défense peut se révéler fort utile en cas dattaque aérienne. Ainsi, il serait possible de faire croire au système que les troupes américaines sont à un endroit alors quelles ne sy trouvent pas. Le but est de rendre inutilisable des technologies devenue indispensables dans le processus de prise de décision.
Selon Bruce Berkowitz, analyste à Rand Corporation, les buts sont simples : « connaître à lavance les intentions de lennemi suivant une recette en trois ingrédients, espionnage, brouillage et illusion ».
De son côté le spécialiste en renseignement James Bamford assure que le Commandement stratégique américain est prêt à mener des attaques informatiques, tandis que lAgence nationale de sécurité (NSA) a largement investi dans ce domaine au cours des cinq dernières années.
Rappelons que le président George W. Bush aurait déjà signé un ordre secret pour développer une réglementation sur des cyber-attaques....