Les responsables américains voient des cyber-attaques partout. Heureusement, le cyber-ridicule ne tue pas.
Ça ne rate pas. En temps normal, chaque semaine apporte déjà son lot de FUD (Fear, Uncertainty and Doubt), ces rumeurs propres à semer la crainte et le doute dans les esprits. Mais depuis les attentats du 11 septembre, on atteint des sommets. Quelques jours à peine après les attaques, le NIPC (National Infrastructure Protection Center), chargé dalerter le gouvernement américain sur les menaces informatiques, prophétisait ainsi une hausse des cyber-attaques. Selon des "experts", souvent consultants en risques informatiques variés, la "logique" voulait que lon assiste à des attaques. Le site spécialisé Securityfocus sétait même fendu dun éditorial dans lequel le portail annonçait avoir mis toutes ses forces vives en alerte pour surveiller les réseaux... Et alors ? Rien. Le désert des Tartares. Étonnant ? Non.Internet pour tous de ta fenêtre
Si elle survient vraiment un jour, la cyber-guerre espérée par les têtes pensantes américaines, voire françaises, ne prendra pas la forme quils attendent. Les petites attaques sur les serveurs liés à Internet sont monnaie courante et il suffit de regarder le fichier log dun site web pour sen convaincre. Ceci ne demande pas de moyens particuliers. En revanche, monter une cyber-attaque, ayant de vraies répercussions, exigerait des fonds, des locaux, du matériel et des hommes en quantités astronomiques. Une logistique, pour lheure, hors de portée dun groupe terroriste. Dautant que, contrairement au doux rêve des consultants, l"Internet pour tous" à haut débit nest pas encore pour demain. Il y a donc peu de chances pour que des terroristes, même réfugiés au Soudan ou au Yémen, puissent trouver les infrastructures et les hommes pour lancer une cyber-attaque destructrice contre un pays. Seule consolation, une cyber-guerre ne fait que des cyber-morts. Cest toujours ça de pris....
Source : Transfert