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24 octobre 2002 4 24 /10 /octobre /2002 00:00

Le réseau d'interception des radiocommunications Echelon préoccupe toujours l'Union européenne. Mais aucune action ne sera engagée contre les Etats-Unis. La présidence danoise préfère privilégier le plan eEurope 2005 pour sécuriser les communications.

«Force est de reconnaître malheureusement que l'évolution technologique offre désormais les moyens techniques permettant, bien plus facilement que par le passé, d'intercepter nos communications», a expliqué le 23 octobre Bertel Haarder, ministre des Affaires européennes du Danemark. S'exprimant devant le Parlement européen, au nom de la présidence du Conseil de l'Union assurée par son pays jusqu'à la fin de l'année, Haarder était chargé de revenir sur un dossier sulfureux: comment les États-Unis, avec son allié britannique notamment, utilisent leurs moyens d'écoute glogale des communications, à travers le réseau Echelon, pour espionner leurs alliés européens. Pour mémoire, l'existence de ce réseau a été officiellement validée en septembre 2001, par une commission d'enquête du Parlement qui constatait dans son rapport l'impuissance de l'Union européenne pour s'y opposer.

«Il est bien entendu inacceptable d'intercepter illégalement les communications des particuliers ou des entreprises dans le but de fausser la concurrence; cela constitue une infraction grave», a déclaré solennellement le ministre danois devant les députés, un an après. Et il semble toujours hors de question de porter cette «infraction» devant les juridictions internationales. «J'insisterai plutôt, en ma qualité de représentant de la présidence du Conseil, sur la protection de nos communications», s'est-il contenté d'affirmer.

S'en est alors suivi un long plaidoyer pour «encourager le recours plus fréquent au cryptage» pour restaurer la sécurité des communications «des citoyens et des entreprises», mais aussi «au sein des institutions de l'UE [et] au niveau des États membres». Le plan "eEurope 2005", a-t-il dit, est là pour ça: «développement de moyens de communications sûrs pour garantir la sécurité de l'échange d'informations classifiées du secteur public à l'intérieur de la Communauté (...), instaurer une culture de la sécurité dans tous les domaines de la conception et de la mise en oeuvre des produits d'information et de communication (...), création d'une Task Force pour la cybersécurité [pour] jouer un rôle de catalyseur et encourager les initiatives».

Enfin, Bertel Haarder a rappelé les initiatives en cours de l'UE sur ce thème. Rappelons par ailleurs que le Parlement a adopté, les 21 et 22 octobre, les amendements apportés par la Commission des libertés sur deux projets de loi évoqués dans ces colonnes le 16 octobre. Le premier concerne une proposition de la Commission portant sur la «sécurité des réseaux et de l'information»; et l'autre porte sur une décision-cadre «relative aux attaques visant les systèmes d'information».

Source : ZDNet

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Published by Cyberpolice - dans Cyberguerre
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