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Cyberpolice

Le Journal du Net publie un reportage photo qui vous plonge dans la cellule de lutte menée par la gendarmerie contre la cybercriminalité.

La galerie débute par une vue aérienne du Fort de Rosny-sous-Bois, en région parisienne. C'est en effet dans cette enceinte militaire de la gendarmerie que se trouve le centre technique de la gendarmerie nationale dont dépend le département de lutte contre la cybercriminalité créé en 1998 au sein du Service Technique de Recherches Judiciaires et de Documentation (STRJD).

La galerie de photos présente la surveillance des réseaux peer-to-peer, le département surveillance Internet, la traque aléatoire et la rationnalisation de la lutte.

Un reportage original et pédagogique à découvrir.

>> Pour en savoir plus :

- Site de la gendarmerie nationale
- Le service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRJD)
- L'institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN)
- La cybercriminalité à la Une de GEND'info

 

Les autorités autrichiennes viennent de démanteler un très vaste réseau de pédophilie, selon une dépêche de l'Associated Press. Il s'agirait du « plus grand coup porté à la pédophilie dans l'histoire criminelle de l'Autriche »

Les photos téléchargées sur Internet par les suspects seraient parmi « les pires dans le domaine des abus sexuels sur enfants » a souligné le ministre de l'Intérieur autrichien Günther Platter. Le directeur d'enquête a affirmé qu'« on pouvait voir des filles se faire violer, et entendre des cris ». Les enfants avaient moins de 14 ans.

Les vidéos étaient diffusées sur un site Internet russe qui ne fonctionne plus. Les suspects autrichiens sont âgés entre 17 et 69 ans et déboursaient près de 69 euros pour accéder aux fichiers pendant trois mois. Près de 8000 connexions ont été recensés en 24 heures à partir de 2361 adresses IP dans 77 pays dont l'Algérie, la Belgique, la France, l'Allemagne, le Japon, les Etats-Unis, l'Uruguay ou encore la Suisse.
 

A l'occasion de la réunion de Paris sur les enfants disparus et sexuellement exploités qui s’est tenue à l’Élysée à l’initiative de Bernadette Chirac, le 17 janvier dernier, Ronald Noble, secrétaire général d’Interpol, a annoncé la création d’une cellule spéciale chargée de lutter contre les abus commis contre les enfants sur Internet.

Interpol Une nouvelle tendance apparaît sur des sites. Ces derniers ne contiennent pas d’images sexuellement explicites, mais servent de façade pour permettre aux pédophiles de contacter leurs propriétaires afin de rencontrer physiquement les jeunes modèles et d’acheter des images d’abus.

Selon le patron de l'organisation internationale de police criminelle, « s’il est urgent que les services chargés de l’application de la loi se penchent sur ce problème, la plupart des forces de police nationales ne disposent tout simplement pas des importants moyens d’enquête nécessaires, et c’est pourquoi Interpol lance le projet Guardian ». « Les policiers affectés à cette cellule spéciale enquêteront également sur les éléments nouveaux tendant à prouver que le crime organisé se trouve derrière nombre de ces sites et se livre ainsi quotidiennement à l’exploitation sexuelle d’enfants. »

Dans son discours, Ronald Noble a rappelé que « Interpol et ses 186 pays membres ont identifié trois secteurs : Internet présente un danger pour les enfants via les salons de discussion; le web permet aux prédateurs d'enfants et pédophiles de voir, d'acquérir, de vendre ou d'échanger des images, des films présentant l'abus sexuel de manière explicite; un tendance naissante où des sites déguisés montrent de jeunes modèles, de jeunes filles vêtues mais dont vous pouvez obtenir des images explicites de maltraitance sexuelle, prendre vos propres photos ou abuser physiquement d'elles. »

Sur ce dernier secteur, l'organisation internationale a reconnu qu'elle rencontrait de grandes difficultés même en utilisant la version la plus sophistiquée de son « Child Abuse Image Database ». Le projet Guardian devra donc aider les enquêteurs.

Le montant du financement nécessaire pour démarrer ce projet a été évalué à un million d'euros. Cet investissement couvrira le recrutement de deux policiers spécialisés pendant deux ans et l'organisation de six réunions opérationnelles internationales visant à coordonner les différentes actions des pays membres.

 

Le quotidien La Presse publie un article relatant l’arrestation par la Sûreté du Québec d’un jeune québécois qui se présentait sur Internet avec des armes et qui aurait tenu des propos violents et racistes sur des forums de discussion.

Selon le porte-parole de la Sûreté du Québec, «une vingtaine d'armes de poing, de fusils de chasse et d'armes prohibées ont été saisis chez les parents du jeune homme, où il habitait. Nous avons jugé que Renaud Émard pourrait présenter un risque pour la société».

L'ordinateur du jeune internaute a été saisi de même qu'un nombre importants de documents. Parmi ceux-ci pourrait se trouver une liste de gens directement menacés par Renaud Émard.

C'est une enquête du service de lutte contre le terrorisme de la SQ qui a mené à l'arrestation du jeune homme. Il a comparu au palais de justice de Valleyfield, hier matin. Sept chefs d'accusation ont été retenus contre lui, dont ceux de possession d'armes prohibées et d'entreposage d'armes à feu.

Le voisinage tranquille de la 2e Avenue à L'Île Perrot, où se trouve le domicile de la famille Émard, a été ébranlé d'apprendre l'arrestation de l'adolescent. «C'était un garçon solitaire. Il avait obtenu son permis de maniement d'armes il y a environ deux ans. Il disait que c'était pour chasser avec son père», raconte une voisine.

Selon elle, les Émard demeurent depuis très longtemps dans cette rue. «Ça fait au moins plus de sept ans», assure-t-elle. La dizaine d'autres voisins interrogés par La Presse disent ne pas connaître cette famille qualifiée de «plutôt isolée».

Cette affaire est à mettre en parallèle avec le drame qui s’est déroulé dans le Collège Dawson (cégep anglophone) à Montréal le 13 septembre dernier. Un Québécois de 25 ans, renfermé sur lui-même, utilisait son blog personnel pour faire part de son mal être. Armé d'une arme de poing et de deux fusils d'assaut, il ouvre le feu dans l'établissement scolaire. Bilan : 2 morts (dont l'auteur de la fusillade) et 19 bléssés. A cette occasion, les journalistes ont immédiatement posé la question de la nécessité de la surveillance des blogs par les services de police pour déceler les situations à risque et éviter que des individus commettent de tels actes.

Ce contrôle serait humainement impossible à gérer vu le succès et le nombre de blogs sur la toile. Les internautes seraient-ils alors prêts à voir des bataillons de cyberpoliciers investir la toile pour trouver qui s'avére être un risque pour la société ?

 

 

Selon une dépêche de l'Agence Télégraphique Suisse (ATS), le conseiller helvétique aux Etats, Rolf Schweiger, vient de demander un durcissement du code pénal concernant la lecture d'images pédophiles sur Internet, au même titre que le téléchargement illégal.

La pédopornographie touche toutes les catégories sociales et ne se préoccupe pas des frontières physiques des Etats. Les mineurs sont des cibles « faciles » pour les adeptes des abus sexuels.

Or, la législation suisse ne condamne actuellement que l'internaute qui télécharge de la « pornographie dure », autrement dit des actes d'ordre sexuel avec des enfants, des animaux, des excréments humains ou actes de violence selon le service de coordination de la lutte contre la criminalité sur Internet (SCOCI). Aussi, Rolf Schweiger veut élargir la sanction à tout visionnage volontaire de pédopornographie.

Par ailleurs, il souhaite que des mesures obligent les fournisseurs d'accès internet (FAI) à conserver les fichiers de leurs clients douze mois et non plus six (300 cas n'auraient pas abouti à cause du délai trop court de conservation des données) et à proposer gratuitement à leurs clients des logiciels de contrôle parental.

Pour en savoir plus :

>> La cybercriminalité en Suisse vue par le SCOCI  (15 mai 2005)

 

Voici une idée particulièrement intéressante mise en place au Québec sous le slogan « Vous NET pas seul pour lutter contre la cybercriminalité ».

Pour combattre la délinquance sur Internet, les services de police de la Sûreté du Québec, de la Ville de Québec, de la Ville de Lévis, de la Ville de Saint-Georges et de Thetford Mines ont monté et diffusent actuellement un programme de prévention régional. La répression est nécessaire contre la criminalité lato sensu, mais un travail de prévention en parallèle est fondamental. La cybercriminalité ne peut pas et ne doit pas être écartée du champ préventif.

« Vous NET pas seul » s'adresse aux parents et aux adolescents. Une éducation à l’usage des outils cybernétiques est nécessaire. Les risques sont multiples notamment pour les jeunes (échanges de photos, webcam, etc). Cyberpolice se fait régulièrement l’écho de rapports relatifs aux nombreux visages et modes de fonctionnement des cyberdélinquants. Beaucoup de parents ne prennent malheureusement pas la mesure des dangers encourus… d'autant que seulement 24 % des adolescents hésitent à communiquer des renseignements personnels, selon un sondage réalisé par l'organisme canadien Réseau Education-Médias.

Selon François Bisson, policier au service "Relations communautaires et affaires publiques" à la Police de Lévis, « les ados sont naïfs et innocents, ils ignorent trop souvent les répercussions de leurs gestes. Nous voulons leur parler des conséquences légales à faire de l’intimidation sur le Net. Nous voulons également leur donner de l’information sur les prédateurs qui se cachent derrière de simples pseudonymes. Ils doivent savoir qu’ils peuvent porter plainte si quelqu’un leur cause du tort sur le Web, si un prédateur tente de leur soutirer de l’information ».

Une première réunion s’est déjà tenue le 8 février dernier. La pluridisciplinarité est de rigueur à cette occasion : intervenants scolaires, sexologues, informaticiens et policiers viennent à la rencontre des parents et répondent à leurs interrogations.

Une initiative pertinente et bienvenue qu’il serait souhaitable d’organiser en France.

 

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