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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 14:25

Le Journal du Net publie un reportage photo qui vous plonge dans la cellule de lutte menée par la gendarmerie contre la cybercriminalité.

La galerie débute par une vue aérienne du Fort de Rosny-sous-Bois, en région parisienne. C'est en effet dans cette enceinte militaire de la gendarmerie que se trouve le centre technique de la gendarmerie nationale dont dépend le département de lutte contre la cybercriminalité créé en 1998 au sein du Service Technique de Recherches Judiciaires et de Documentation (STRJD).

La galerie de photos présente la surveillance des réseaux peer-to-peer, le département surveillance Internet, la traque aléatoire et la rationnalisation de la lutte.

Un reportage original et pédagogique à découvrir.

>> Pour en savoir plus :

- Site de la gendarmerie nationale
- Le service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRJD)
- L'institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN)
- La cybercriminalité à la Une de GEND'info

 

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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 13:50
Les autorités autrichiennes viennent de démanteler un très vaste réseau de pédophilie, selon une dépêche de l'Associated Press. Il s'agirait du « plus grand coup porté à la pédophilie dans l'histoire criminelle de l'Autriche »

Les photos téléchargées sur Internet par les suspects seraient parmi « les pires dans le domaine des abus sexuels sur enfants » a souligné le ministre de l'Intérieur autrichien Günther Platter. Le directeur d'enquête a affirmé qu'« on pouvait voir des filles se faire violer, et entendre des cris ». Les enfants avaient moins de 14 ans.

Les vidéos étaient diffusées sur un site Internet russe qui ne fonctionne plus. Les suspects autrichiens sont âgés entre 17 et 69 ans et déboursaient près de 69 euros pour accéder aux fichiers pendant trois mois. Près de 8000 connexions ont été recensés en 24 heures à partir de 2361 adresses IP dans 77 pays dont l'Algérie, la Belgique, la France, l'Allemagne, le Japon, les Etats-Unis, l'Uruguay ou encore la Suisse.
 
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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 18:35

A l'occasion de la réunion de Paris sur les enfants disparus et sexuellement exploités qui s’est tenue à l’Élysée à l’initiative de Bernadette Chirac, le 17 janvier dernier, Ronald Noble, secrétaire général d’Interpol, a annoncé la création d’une cellule spéciale chargée de lutter contre les abus commis contre les enfants sur Internet.

InterpolUne nouvelle tendance apparaît sur des sites. Ces derniers ne contiennent pas d’images sexuellement explicites, mais servent de façade pour permettre aux pédophiles de contacter leurs propriétaires afin de rencontrer physiquement les jeunes modèles et d’acheter des images d’abus.

Selon le patron de l'organisation internationale de police criminelle, « s’il est urgent que les services chargés de l’application de la loi se penchent sur ce problème, la plupart des forces de police nationales ne disposent tout simplement pas des importants moyens d’enquête nécessaires, et c’est pourquoi Interpol lance le projet Guardian ». « Les policiers affectés à cette cellule spéciale enquêteront également sur les éléments nouveaux tendant à prouver que le crime organisé se trouve derrière nombre de ces sites et se livre ainsi quotidiennement à l’exploitation sexuelle d’enfants. »

Dans son discours, Ronald Noble a rappelé que « Interpol et ses 186 pays membres ont identifié trois secteurs : Internet présente un danger pour les enfants via les salons de discussion; le web permet aux prédateurs d'enfants et pédophiles de voir, d'acquérir, de vendre ou d'échanger des images, des films présentant l'abus sexuel de manière explicite; un tendance naissante où des sites déguisés montrent de jeunes modèles, de jeunes filles vêtues mais dont vous pouvez obtenir des images explicites de maltraitance sexuelle, prendre vos propres photos ou abuser physiquement d'elles. »

Sur ce dernier secteur, l'organisation internationale a reconnu qu'elle rencontrait de grandes difficultés même en utilisant la version la plus sophistiquée de son « Child Abuse Image Database ». Le projet Guardian devra donc aider les enquêteurs.

Le montant du financement nécessaire pour démarrer ce projet a été évalué à un million d'euros. Cet investissement couvrira le recrutement de deux policiers spécialisés pendant deux ans et l'organisation de six réunions opérationnelles internationales visant à coordonner les différentes actions des pays membres.

 

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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 17:51

Le quotidien La Presse publie un article relatant l’arrestation par la Sûreté du Québec d’un jeune québécois qui se présentait sur Internet avec des armes et qui aurait tenu des propos violents et racistes sur des forums de discussion.

Selon le porte-parole de la Sûreté du Québec, «une vingtaine d'armes de poing, de fusils de chasse et d'armes prohibées ont été saisis chez les parents du jeune homme, où il habitait. Nous avons jugé que Renaud Émard pourrait présenter un risque pour la société».

L'ordinateur du jeune internaute a été saisi de même qu'un nombre importants de documents. Parmi ceux-ci pourrait se trouver une liste de gens directement menacés par Renaud Émard.

C'est une enquête du service de lutte contre le terrorisme de la SQ qui a mené à l'arrestation du jeune homme. Il a comparu au palais de justice de Valleyfield, hier matin. Sept chefs d'accusation ont été retenus contre lui, dont ceux de possession d'armes prohibées et d'entreposage d'armes à feu.

Le voisinage tranquille de la 2e Avenue à L'Île Perrot, où se trouve le domicile de la famille Émard, a été ébranlé d'apprendre l'arrestation de l'adolescent. «C'était un garçon solitaire. Il avait obtenu son permis de maniement d'armes il y a environ deux ans. Il disait que c'était pour chasser avec son père», raconte une voisine.

Selon elle, les Émard demeurent depuis très longtemps dans cette rue. «Ça fait au moins plus de sept ans», assure-t-elle. La dizaine d'autres voisins interrogés par La Presse disent ne pas connaître cette famille qualifiée de «plutôt isolée».

Cette affaire est à mettre en parallèle avec le drame qui s’est déroulé dans le Collège Dawson (cégep anglophone) à Montréal le 13 septembre dernier. Un Québécois de 25 ans, renfermé sur lui-même, utilisait son blog personnel pour faire part de son mal être. Armé d'une arme de poing et de deux fusils d'assaut, il ouvre le feu dans l'établissement scolaire. Bilan : 2 morts (dont l'auteur de la fusillade) et 19 bléssés. A cette occasion, les journalistes ont immédiatement posé la question de la nécessité de la surveillance des blogs par les services de police pour déceler les situations à risque et éviter que des individus commettent de tels actes.

Ce contrôle serait humainement impossible à gérer vu le succès et le nombre de blogs sur la toile. Les internautes seraient-ils alors prêts à voir des bataillons de cyberpoliciers investir la toile pour trouver qui s'avére être un risque pour la société ?

 

 

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4 avril 2006 2 04 /04 /avril /2006 01:28

Selon une dépêche de l'Agence Télégraphique Suisse (ATS), le conseiller helvétique aux Etats, Rolf Schweiger, vient de demander un durcissement du code pénal concernant la lecture d'images pédophiles sur Internet, au même titre que le téléchargement illégal.

La pédopornographie touche toutes les catégories sociales et ne se préoccupe pas des frontières physiques des Etats. Les mineurs sont des cibles « faciles » pour les adeptes des abus sexuels.

Or, la législation suisse ne condamne actuellement que l'internaute qui télécharge de la « pornographie dure », autrement dit des actes d'ordre sexuel avec des enfants, des animaux, des excréments humains ou actes de violence selon le service de coordination de la lutte contre la criminalité sur Internet (SCOCI). Aussi, Rolf Schweiger veut élargir la sanction à tout visionnage volontaire de pédopornographie.

Par ailleurs, il souhaite que des mesures obligent les fournisseurs d'accès internet (FAI) à conserver les fichiers de leurs clients douze mois et non plus six (300 cas n'auraient pas abouti à cause du délai trop court de conservation des données) et à proposer gratuitement à leurs clients des logiciels de contrôle parental.

Pour en savoir plus :

>> La cybercriminalité en Suisse vue par le SCOCI  (15 mai 2005)

 

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14 mars 2006 2 14 /03 /mars /2006 18:43

Voici une idée particulièrement intéressante mise en place au Québec sous le slogan « Vous NET pas seul pour lutter contre la cybercriminalité ».

Pour combattre la délinquance sur Internet, les services de police de la Sûreté du Québec, de la Ville de Québec, de la Ville de Lévis, de la Ville de Saint-Georges et de Thetford Mines ont monté et diffusent actuellement un programme de prévention régional. La répression est nécessaire contre la criminalité lato sensu, mais un travail de prévention en parallèle est fondamental. La cybercriminalité ne peut pas et ne doit pas être écartée du champ préventif.

« Vous NET pas seul » s'adresse aux parents et aux adolescents. Une éducation à l’usage des outils cybernétiques est nécessaire. Les risques sont multiples notamment pour les jeunes (échanges de photos, webcam, etc). Cyberpolice se fait régulièrement l’écho de rapports relatifs aux nombreux visages et modes de fonctionnement des cyberdélinquants. Beaucoup de parents ne prennent malheureusement pas la mesure des dangers encourus… d'autant que seulement 24 % des adolescents hésitent à communiquer des renseignements personnels, selon un sondage réalisé par l'organisme canadien Réseau Education-Médias.

Selon François Bisson, policier au service "Relations communautaires et affaires publiques" à la Police de Lévis, « les ados sont naïfs et innocents, ils ignorent trop souvent les répercussions de leurs gestes. Nous voulons leur parler des conséquences légales à faire de l’intimidation sur le Net. Nous voulons également leur donner de l’information sur les prédateurs qui se cachent derrière de simples pseudonymes. Ils doivent savoir qu’ils peuvent porter plainte si quelqu’un leur cause du tort sur le Web, si un prédateur tente de leur soutirer de l’information ».

Une première réunion s’est déjà tenue le 8 février dernier. La pluridisciplinarité est de rigueur à cette occasion : intervenants scolaires, sexologues, informaticiens et policiers viennent à la rencontre des parents et répondent à leurs interrogations.

Une initiative pertinente et bienvenue qu’il serait souhaitable d’organiser en France.

 

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21 novembre 2005 1 21 /11 /novembre /2005 22:07

La deuxième phase du sommet mondial sur la société de l'information se tenait en Tunisie du 16 au 18 novembre dernier, en présence de 176 délégations. Elle fait suite à la réunion intergouvernementale à Genève les 10-12 décembre 2003. 
Au programme du rendez-vous de 2005 : gouvernance et contrôle de l'internet, droits de l'homme et cybercriminalité, réduction de la fracture numérique dans les relations « Nord-Sud ».

Dès le premier jour, l'organisation des nations unies (ONU) annonce, sans complexe, qu'« un consensus sur une approche internationale concertée de la gouvernance écrit une nouvelle page de l'histoire de l'Internet ». Cette affirmation tonitruante contredit pourtant l'impression des délégations... non nord-américaines.

Avant le début officiel de la deuxième phase du sommet mondial sur la société de l'information, la lutte entre les Etats-Unis d'Amérique et le reste du monde pour le contrôle d'Internet s'accentuait de plus en plus à l'approche du rendez-vous intergouvernemental. Les parlementaires démocrates et républicains étaient unis pour soutenir l'administration Bush dans son but de sauvegarder la prépondérance états-unienne sur la gouvernance du web.

Alors que la Chine, le Brésil ou l'Union européenne proposent que l'Union internationale des télécommunications (UIT), organisme des Nations unies, gère les noms de domaine et les éléments se rapportant à Internet, les Etats-Unis prônent au contraire le statu quo. Autrement dit, l'Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), association à but non lucratif californienne sous tutelle du ministère américain du Commerce, doit continuer à attribuer les « .com », « .fr », « .eu », etc. Le prétexte donné pour maintenir le contrôle actuel consiste à faire planer sur l'avenir du web la menace qui pourrait provenir des nations non démocratiques (Chine, Iran,...).

Après d'âpres négociations diplomatiques, les tenants du statu quo ont remporté la victoire. Et ce même si la création d'un forum international a été adopté. L'ONU présente cette future instance de la façon suivante :

« Le Forum aidera également à trouver des solutions aux questions liées à l'utilisation et de la mauvaise utilisation de l'Internet qui préoccupent les usagers ordinaires, à cerner de nouveaux problèmes et à les porter à l'attention des organes de décision et à faire des recommandations. » Mais l'organisation des nations unies précise qu'il « n'aura certes pas de fonction de contrôle, ne remplacera pas les mécanismes, institutions ou organisations existants et n'interviendra pas non plus dans la gestion courante et le fonctionnement technique de l'Internet ». Et de conclure : « mais l'accord que prévoyait une plus grande internationalisation de la gouvernance de l'Internet marque bel et bien l'apparition d'une nouvelle ère. »

Le forum est donc une coquille vide. Mais pour l'ONU, il faut se réjouir que la coquille existe même si elle ne sert à rien !

Avec cette nouvelle entité intergouvernementale, la question de la cybercriminalité était donc réglée : le forum sera le lieu de débat. Une première réunion devrait se tenir au premier trimestre 2006.

Enfin, concernant la réduction de la fracture numérique, le bilan est là aussi pauvre malgré les espoirs de l'Union internationale des télécommunications : permettre l'accès au web à la moitié des six milliards d'habitants de la planète en 2015 ! 

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1 novembre 2005 2 01 /11 /novembre /2005 00:00

Afin de lutter contre le piratage d'oeuvres musicales, quatre sociétés d'auteurs et de producteurs de musique (la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique, SACEM ; la Société pour l’administration du Droit de Reproduction Mécanique, SDRM ; la Société Civile des Producteurs Phonographiques, SCPP ; la Société civile des Producteurs de Phonogrammes en France, SPPF) ont voulu mettre en place des dispositifs permettant la détection automatisée des infractions au code de la propriété intellectuelle et l’envoi de messages de sensibilisation aux internautes adeptes du « peer-to-peer ».

L'encyclopédie libre Wikipédia présente les réseaux peer-to-peer ou « P2P » comme les réseaux permettant « de communiquer et de partager facilement de l'information - des fichiers le plus souvent, mais également des calculs, du contenu multimédia en continu (streaming), etc. sur Internet. Les technologies P2P se sont d'ailleurs montrées si efficaces que le P2P est considéré par certains comme l'étape ultime « de la liberté et de la démocratie » sur Internet. Sans aller jusque là, on considère souvent que le P2P porte (et est porté par) une philosophie de partage et un profond esprit communautaireL'accès à un réseau P2P nécessite l'utilisation d'un logiciel particulier. Ce logiciel, qui remplit alors à la fois les fonctions de client et de serveur, est parfois appelé servent (de la contraction de « server » et de « client »), ou plus communément, mais de façon sémantiquement erronée, « client ». »

Les sociétés d'auteurs et de producteurs de musique se sont basées sur les dispositions prévues par l'article 9-4 de la loi du 6 janvier 1978 modifié par la loi du 6 août 2004 selon lesquelles « les traitements de données à caractère personnel relatives aux infractions, condamnations et mesures de sûreté ne peuvent être mis en oeuvre que par les personnes morales mentionnées aux articles L. 321-1 et L. 331-1 du code de la propriété intellectuelle, agissant au titre des droits dont elles assurent la gestion ou pour le compte des victimes d’atteintes aux droits prévus aux livres Ier, II et III du même code aux fins d’assurer la défense de ces droits ».

Les sociétés de musique souhaitaient développer deux aspects :

- tout d'abord, envoyer via le fournisseur d'accès à Internet (FAI) de l'abonné et grâce à un système électronique de répérage, des messages de prévention aux internautes mettant à disposition des œuvres musicales sur les réseaux dits « peer to peer ».
Sur ce point la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a considéré que l'utilisation des FAI n'était pas possible et a rappelé que « dans sa décision du 29 juillet 2004 le Conseil constitutionnel pose le principe que les données collectées à l’occasion des traitements portant sur des infractions aux droits d’auteur ne pourront acquérir un caractère nominatif que sous le contrôle de l’autorité judiciaire ».

- ensuite, rechercher et constater la mise à disposition illégale d’œuvres musicales sur les réseaux d’échanges de fichiers «peer to peer».
Pour la CNIL, « les dispositifs présentés n’étaient pas proportionnés à la finalité poursuivie ».

Autrement dit, lors de sa séance du 18 octobre dernier, la CNIL a rejeté, purement et simplement, le dispositif proposé par les sociétés de musique, notamment sur la base de la jurisprudence du gardien du bloc de consitutionnalité (Constitution de la Ve République de 1958, le préambule de la Constitution de la IVe République de 1946, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789) qu'est le Conseil constitutionnel.

 

>> Pour en savoir plus :

Site de la Commission nationale de l'informatique et des libertés

 

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17 octobre 2005 1 17 /10 /octobre /2005 00:00

France 5 a diffusé, dimanche 16 octobre en première partie de soirée, l'émission mensuelle « La planète des autres » (dont la production avait contacté la rédaction de Cyberpolice) animée par Yves Calvi.

Autour de nombreux invités, le thème développé portait sur Internet vu comme un réseau virtuellement dangereux. La cybercriminalité en général et la pornographie infantile sur le web en particulier y ont été abordées sans a priori.

Aux côtés du sociologue des médias, Dominique Wolton, du rédacteur en chef de Pointblog, Cyril Fievet, d'un psychiatre, Marc Valleur, et d'un docteur, Jean-Claude Matysiack, deux autres invités, Alain Boulay, Président de l'association d'aide aux parents d'enfants victimes (APEV) et le capitaine Nicolas Duvinage de l'institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), ont été particulièrement sollicités à la suite du reportage présentant la lutte contre la pédophilie sur Internet en France et dans les pays d'Europe centrale, orientale et balkanique comme la Pologne.

Le capitaine Duvinage a fait état des moyens  matériels et humains dont disposait la gendarmerie. Le reportage a présenté les « N-Tech », ces gendarmes formés à la lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication, qui étudiaient la moindre parcelle du disque dur d'un ordinateur saisi chez un « bon » père de famille. La découverte de centaines d'images pédophiles téléchargées sur le web a été suivie d'une liste de fichiers au nom très explicite obtenue en utilisant un logiciel particulier « made in gendarmerie ».

Le militaire de la gendarmerie a reconnu qu'au-delà des patrouilles sur Internet, les enquêteurs partaient souvent du signalement émis par un internaute de la découverte d'un site ou d'un forum pédophile.

Pour en savoir plus sur le rôle de la gendarmerie dans la lutte contre la cybercriminalité, Cyberpolice vous invite à (re)lire l'article « La cybercriminalité à la Une de GEND'info » dans lequel vous retrouvez l'intégralité d'« Images pédopornographiques : une question de détails », pages du magazine publiées avec l'autorisation de la gendarmerie nationale.

L'officier a également insisté sur la nécessité de la prévention. En effet, la préservation des enfants contre les actes malveillants sur Internet n'est pas uniquement du ressort de la police et de la gendarmerie. Il a été ainsi rappelé que le rôle des parents est très important. L'enfant ne doit pas donner ni son nom, ni son adresse à des individus sur le Net. Il doit se comporter dans le virtuel comme il le fait dans le réel. Une webcam peut être un danger et les parents doivent sensibiliser les enfants à ne pas se photographier et faire circuler les images sur le réseau.

Alain Boulay, Président de l'association d'aide aux parents d'enfants victimes, a plaidé aussi en faveur de la généralisation de logiciels de contrôle parental d'autant qu'il est très facile  avec les moteurs de recherche traditionnels d'avoir accès à des sites contraires aux bonnes moeurs et pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes. Il a ainsi regretté que les vendeurs incitent souvent les acheteurs à acquérir une solution antivirale, mais jamais un système de contrôle parental. Rappelons qu'à l'occasion de la conférence sur la famille en septembre dernier, le Premier ministre, Dominique de Villepin avait mis en avant la nécessité de faciliter la mise en place de logiciels de protection des mineurs sur les ordinateurs. Cet aspect avait été abordé par le rapport du groupe d'étude « Protection des mineurs et les usages de l'internet » (Lire l'article « La protection des mineurs sur Internet à l'ordre du jour de la conférence de la famille »).

 

>> Pour en savoir plus :

- Lire l'article La protection des mineurs sur Internet à l'ordre du jour de la conférence de la famille
- Lire l'article La cybercriminalité à la Une de GEND'info
- Le site de la gendarmerie nationale
- L'institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale
- Le site de l'APEV

 

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6 octobre 2005 4 06 /10 /octobre /2005 00:00

La Russian news & information agency Novosti relate les propos tenus par le secrétaire général d'Interpol lors de la conférence des représentants des organes judiciaires russes et de la Communauté des Etats indépendants (CEI) à Ekaterinbourg (Oural). Selon Ronald Noble, la coopération Interpol-Russie revêt une grande importance dans le cadre de la lutte notamment contre le terrorisme international.

Les participants à la conférence débataient de la coopération policière internationale dans le domaine de la lutte contre la criminalité organisée, le trafic de drogue et de voitures volées, les crimes financiers et économiques, ainsi que la cybercriminalité.

Dans le cadre du dernier point, il convient d'atténuer les propos de Ronald Noble, invité à l'occasion du 15e anniversaire de l'adhésion de la Russie à Interpol et de la création du Bureau central national d'Interpol en Russie. En effet, au-delà de l'approche non polémique et consensuelle adoptée par le représentant de l'organisation internationale, l'article Trafic d'enfants et pédo-pornographie sur internet : impunité en Russie ? publié par Cyberpolice le 28 septembre dernier, entaille cette belle image d'une coopération efficiente.

Par ailleurs, la rédaction de Cyberpolice rappelle que selon le rapport de l'institut Indem (institut russe de recherche en sciences sociales) publié en juillet 2005, la corruption en Russie est près de dix fois plus élevée qu'en 2001 (information diffusée par l'antenne moscovite de l'Associated Press). Ainsi, les Russes auraient "lâché" en 2004 des pots-de-vin d'environ 259 milliards d'euros à des policiers et à des inspecteurs de l'Etat.

La lutte contre la criminalité en général et la cybercriminalité en particulier est donc loin d'être aussi efficace que veulent bien le dire les autorités, et ce malgré l'aide des membres du bureau d'Interpol en Russie.

 

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