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15 mai 2005 7 15 /05 /mai /2005 00:00
Le service de coordination de la lutte contre la criminalité sur Internet (SCOCI) vient de rendre public son rapport d'activité pour 2004, sa deuxième année de fonctionnement.

En effet, le SCOCI a été mis en place au sein de l'Office fédéral de police (Fedpol) suite à la décision conjointe, du département fédéral de justice et police (DFJP) et de la Conférence des chefs des départements cantonaux de justice et police (CCDJP), de lutter contre la cybercriminalité. Les internautes suisses, constatant des infractions pénales, sont invités à faire part au SCOCI de leurs informations en transmettant notamment les pages web pouvant être incriminés.

Tout au long de sa deuxième année de service, l'organisme helvête a reçu de la population une moyenne mensuelle de 508 communications de soupçons, soit un total de 6097 communications.

A l'instar de 2003, le rapport souligne que les «spams» (autrement dit les e-mails non sollicités) sont le premier thème des communications des Suisses reçues au SCOCI en 2004. Avec une proportion de 30%, ils se placent devant la « pornographie dure » (21,5%). En revanche, la pornographie en général est net en recul (14% contre 20% en 2003).

Par ailleurs, le service de coordination a constaté une hausse des communications liées à des délits économiques, et notamment au «phishing» (accés aux données personnelles d’utilisateurs crédules par le biais de courriers électroniques ou de faux sites internet).

De nouvelles rubriques sont apparues dans les statistiques du rapport : "teen-modelling", infractions à la loi sur les armes, infractions à la loi sur les loteries, le trafic d'organes, le trafic de drogue et de médicaments. Cela démontre bien tout le potentiel criminogène d'Internet !

Le SCOCI ne se contente pas de traiter les courriers des internautes. Le service de coordination est aussi chargé de rechercher des contenus illicites sur le web et de procéder à des analyses dans le domaine de la criminalité sur Internet.

Les élements constitutifs des contenus Internet illicites ayant une importance pénale sont la « pornographie dure » (selon le SCOCI : actes d'ordre sexuel avec des enfants, des animaux, des excréments humains ou actes de violence), la représentations de la violence à caractère non sexuel, l'extrémisme, le racisme, mais aussi les indices d'accès indu à des systèmes informatiques, la propagation de virus informatiques, la détérioration de données, l'abus de cartes de crédit, les violations des droits d'auteur et le trafic d'armes.

Dans le cadre de ce "monitoring", le service de coordination a travaillé uniquement sur les cas ayant un lien avec la Suisse et la pornographie enfantine.

Il en a résulté, selon le rapport d'activité, 438 cas suspects (contre 100 cas en 2003) ont été transmis aux autorités cantonales judiciaires et 171 dossiers (pornographie enfantine et actes de violence à caractère sexuel), via Interpol, à une vingtaine d'autorités pénales étrangères : aux Etats-Unis (76), en Russie (34), Corée (26), Espagne (15), Chine (8), Australie (6) et Bélize (4), notamment.

 

:: Pour plus d'informations ::

>> A lire
- Le rapport d'activité 2004 du SCOCI (format pdf)
- Site de l'Office fédéral de police suisse (fedpol)
- Site du Département fédéral de justice et police suisse (DFJP)

 

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Published by Cyberpolice - dans Cybercriminalité
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commentaires

enqueteurcsi 17/08/2017 17:03

Des escroqueries ont lieu sur le net, dont la provenance est difficile à déterminer, mais qui mettent notamment en cause des jeunes filles présumées russes. Le plus souvent, ces jeunes filles n’existent que dans l’imagerie que les escrocs mettent en ligne à partir de serveurs disséminés dans plusieurs pays. Pour répondre à deux questions récurrentes, sachez notamment qu’aucune réglementation n’exige la production par l’invitée à la frontière d’une somme d’argent pour un montant quotidien calculé en fonction du nombre de jours de voyage. Une escroquerie largement répandue consiste également pour l’invitée à faire croire qu’elle encourt une forte amende de la douane pour avoir tenté d’emporter avec elle une œuvre d’art destinée à être offerte en cadeau à son invitant. Si vous avez été contacté, et subi de préjudice, vous pouvez signaler auprès de l’Office Régionale de Répression Contre la Cybercriminalité. Pour tous types d’arnaque portez plainte uniquement si vous avez perdu de l’argent. Rien ne sert de porter plainte pour un simple courriel frauduleux auquel vous n’avez pas donné suite : vous ne feriez qu’embouteiller les services de police judiciaire. Notez cependant que les chances de récupérer la somme qu’on vous a volée sont très fortes si vous fournissez toutes les preuves fiables pour le bon déroulement de l’enquête et la constitution du dossier d’arnaque. Auprès de qui porter plainte ? En France, vous devez obligatoirement porter plainte auprès de l’Office Régionale de Répression Contre la Cybercriminalité (ORRCC). Demandez à parler à un Enquêteur Spécialisé Criminalité Informatique (ESCI), par e-mail à l’adresse suivante :

orrcc@outlook.fr / orrcc@net-c.fr

Attention : l’ORRCC traite tous les affaires courantes d’escroqueries par Internet. Aussi nos services sont entièrement gratuits.

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